mercredi 23 décembre 2009

Libelle : Doc Gynéco

Doc Gynéco est un de ces chanteurs à la mode ayant une gueule de péruvien cannabinique et un comportement d'adolescent priapique. Tel l'immense néant musical Grand Corps Malade (l'handicapé sérial-rimeur aux vers de mirliton), Doc Gynéco a choisi un pseudonyme (oserais-je parler de nom de plume ?) qui reflète son extrême médiocrité : franchement, sortiriez-vous avec une Madame Prostate ou une Mlle Doigtdanslecul ? Et ce même si la fille est pineauculmettable...

Néochanteur estampillé rebellocrate, Doc Gynéco vit dans un monde où SAS signifie Son Altesse Salpingite, un monde où un millionnaire a un comportement de dégénéré des bas quartiers, un monde où un attardé à la physionomie simiesque réussi davantage qu'un honnête travailleur. Quel mauvais goût ! Une allégorie du monde moderne à tête de cacahuète.

Passons à l'« œuvre » du colonel Gonorrhée maintenant. Voici une phrase d'Henry de Monterhlant qui en résume bien l'essence : « Roule, torrent de l'inutilité ! » Des textes minables, une écriture de collégien, un QI de pétoncle et un statut de… poète. Doc Gynéco exploite ainsi son banal talent pour les allitérations ayant suscité l’admiration d’un public constitué de lyophilisés du bulbe. Autant dire qu’il est devenu un Rimbaud moderne selon le vocabulaire doxal contemporain.

Le style du chanteur est désespérément monolinéaire. Le parti pris de vrai-faux crétinisme mis en écho avec de la fausse-vraie connerie entre la dictée d’éducation spécialisée et la lecture à voix haute d’une ordonnance de sanatorium n’est pas là pour remonter le niveau. Aussi le contenu des chansons oscille-t-il entre le nombrilisme (égomania abyssale), l’ignorance crasse (indignations politiques surjouées) et les confessions ravageusement impudiques et d’un ridicule désolant.

Sachant que la mode est à la métissolâtrie, Doc Gynéco a également du succès avec les néofemmes. Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour le comprendre. Pourtant, ce malade mental vaguement tubard et aussi dynamique qu’un patient à l’électroencéphalogramme plat, n’a qu’un physique de robot Moulinex. Vive le monde moderne !