La superclasse, définie par Huntington, cherche à saper les valeurs traditionnelles pour sarcler les sociétés. Autrement dit, le néocapitalisme oligopolistique mondialisé coupe les individus de leur sol, de leur identité devenue un syncrétisme de la médiocrité, de leur culture, par une philistinisation des esprits, pour réduire les masses à la sujétion. Briser la famille et les fondements des populations revient à développer le néolibéralisme par la création de nouveaux marchés.
Ainsi, la subculture américanomorphe, pousse-t-elle à la consommation : les individus deviennent des unités, de simples numéros dans un conglomérat Mondial (lire la définition de l’identité française selon Eric Besson). D’où la réalisation du cauchemar orwellien par la novlangue psittaciste : la subversion sémantique, rendue possible par la déculturation galopante, détruit la pensée. Les individus deviennent la chaire à canon de l’élite cosmocratique, une pâte modelable, un collectif qui n’a pas de conscience en-soi ni pour-soi. Collectif d’autant plus malléable qu’il ne dispose plus des outils conceptuels pour penser.
Dans cet univers, les néoélites ont un rôle clé : elles soutiennent la stratégie du tittytainment selon Brzeziński, la distraction au sens pascalien (distraire pour détourner de l’essentiel). Politique qui cherche à détruire la décence commune chère à Orwell pour étendre le marché-roi. Loin des aristocrates d’antan et de leurs valeurs d’airain, la superclasse contemporaine ne tend pas au bien commun, mais à son confort personnel. La réalisation de son rêve babylonien (déconnecté de la triviale réalité) reviendrait à conforter sa place de choix au sein du Système. Annihiler l’esprit critique par la consommation, soit la modernisation de la formule romaine : « du pain et des jeux », cela revient à favoriser la libéralisation des mœurs pour détourner de l’exploitation néolibérale.
Les néointellectuels ne peuvent donc pas comprendre l’amour de la terre. Leur domaine, c’est l’abstraction : sans attache, ni lignage, les apologètes du Marché souffrent d’hallucination. Hallucination qu’ils cherchent à étendre au collectif. Incapable de comprendre l’attachement à la terre, son génie consubstantiel, son caractère structurant, ils tentent d’édifier leur monde parfait (encore cette volonté de « régénérer la société »).
Ce monde serait l’étape ultime du néolibéralisme, sa finitude. Il faudrait alors boucler la boucle par la transformation de l’homme en un vulgaire humanoïde, un être décharné, sans identité ni valeur, bref un esclave du Capital sans frein. La collusion du progressisme et du capitalisme participe ainsi de leur commune volonté de créer le Festivus Festivus, ce bipède éternel consommateur, exploité et sans capacité intellectuelle.
Néanmoins, soyons optimiste !
L’hubris des néoélites causera leur perte. Tel les Romains du Haut-Empire occupés à partouzer plutôt qu’à se prémunir contre l’extérieur (édit de Caracalla), ce retour de l’infâme réalité, ce rêve faustien de nos ploutocrates ne se réalisera pas. Ils n’arriveront pas à s’emparer définitivement de la vie des gens. Ils n’arriveront pas à transformer l’enracinement en une vague culture cosmopolite. Leur monde anhistorique sera balayer par le souffle éternel des temps, par l’appel de la vie, le retour du réel, parce que leur finalité, c’est le néant. Un néant sans fin. Les Hommes se réveilleront : Ordo ad chaos.
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mardi 12 janvier 2010
vendredi 8 janvier 2010
La République, voilà l'ennemi !
Avez-vous remarqué comment les termes « France » et « République » sont, en ces temps de misère intellectuelle, amalgamés ? Journalistes, politiques, citoyens engagés… Juste un rappel : la République n’est qu’un système politique. Elle est née avec le génocide vendéen. Elle a 200 ans. La France, c’est 1500 ans au minimum. Quelques belles et/ou éclairantes citations :
« Allons chercher l'ennemi : si je recule, tuez-moi ; si j'avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi. » Henri de La Rochejaquelein (1772-1794), 20 ans, aux paysans vendéens qui vinrent le supplier de se mettre à leur tête pour combattre l'hydre révolutionnaire.
Le ligueur d'Action Française devait prêter serment, il s'agissait d'un engagement contraignant qui le distinguait du simple « allié » ou sympathisant :
« Français de naissance et de cœur, de raison et de volonté, je remplirai tous les devoirs d'un patriote conscient. Je m'engage à combattre tout régime républicain. La République en France est le règne de l'Étranger*… »
L'abbé Guillaume de Tanoüarn, maurassien revendiqué et ancien de la FSSPX : « L'Action française n'est pas un parti. (...) Être d'Action française, c'est être français de toute sa conscience, c'est réaliser de toutes les consciences un héritage mental, moral et spirituel que nous n'avons pas choisi. »
* Le terme Étranger ne renvoie pas ici à une conception raciste. Explication de Jean Madiran qui fut le secrétaire particulier de Charles Maurras : « Selon un adage qui fut célèbre mais qui est bien oublié, un adage de Maurras, « la République en France est le règne de l’Etranger ». Il n’a pas dit : « des étrangers ». Son Étranger majusculaire n’est pas forcément ethnique, c’est une notion globale, désignant ce qui est étranger à l’identité française, ce sont des idées, des mœurs, des coutumes, des arts : ils peuvent être le fait d’individus et de groupes tous français. On peut commencer alors à comprendre, ou du moins à entrevoir, que la République recouvre l’identité française par des philosophies, des mœurs, des lois qui sont hétérogènes à cette identité. Elles lui sont étrangères, avec une plus ou moins grande incompatibilité selon les cas. »
« Allons chercher l'ennemi : si je recule, tuez-moi ; si j'avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi. » Henri de La Rochejaquelein (1772-1794), 20 ans, aux paysans vendéens qui vinrent le supplier de se mettre à leur tête pour combattre l'hydre révolutionnaire.
Le ligueur d'Action Française devait prêter serment, il s'agissait d'un engagement contraignant qui le distinguait du simple « allié » ou sympathisant :
« Français de naissance et de cœur, de raison et de volonté, je remplirai tous les devoirs d'un patriote conscient. Je m'engage à combattre tout régime républicain. La République en France est le règne de l'Étranger*… »
L'abbé Guillaume de Tanoüarn, maurassien revendiqué et ancien de la FSSPX : « L'Action française n'est pas un parti. (...) Être d'Action française, c'est être français de toute sa conscience, c'est réaliser de toutes les consciences un héritage mental, moral et spirituel que nous n'avons pas choisi. »
* Le terme Étranger ne renvoie pas ici à une conception raciste. Explication de Jean Madiran qui fut le secrétaire particulier de Charles Maurras : « Selon un adage qui fut célèbre mais qui est bien oublié, un adage de Maurras, « la République en France est le règne de l’Etranger ». Il n’a pas dit : « des étrangers ». Son Étranger majusculaire n’est pas forcément ethnique, c’est une notion globale, désignant ce qui est étranger à l’identité française, ce sont des idées, des mœurs, des coutumes, des arts : ils peuvent être le fait d’individus et de groupes tous français. On peut commencer alors à comprendre, ou du moins à entrevoir, que la République recouvre l’identité française par des philosophies, des mœurs, des lois qui sont hétérogènes à cette identité. Elles lui sont étrangères, avec une plus ou moins grande incompatibilité selon les cas. »
vendredi 1 janvier 2010
Les dangers de l'islam
« …cette "sous-culture américaine", pour la première fois dénoncée par les néo-marxistes de l’école de Francfort dans les années 50, est beaucoup moins dangereuse que l’islamisme mental qui s’installe en Europe et, d’une manière générale, que la vision-du-monde musulmane.
La première raison est que cette vision-du-monde musulmane est au sens propre (et non péjoratif) "totalitaire", car elle s’adresse à toute la société, des élites aux classes populaires, des cultivés aux incultes, sans distinction. En revanche, la "sous-culture de masse" américaine ne touche que ceux qui veulent y succomber. Elle est puissante, certes, mais purement distractive.
La seconde raison découle de la première : la vision-du-monde musulmane englobe tous les aspects de la vie, spirituels, intellectuels, matériels. Elle a réponse à tout. Elle forme autour d’un individu un carcan d’où le libre-arbitre est exclu. Elle est donc profonde puisqu’elle enracine ses dogmes au plus profond de l’âme, à la manière du marxisme mais en beaucoup plus lourd et prégnant puisque la dimension divine est omniprésente.
Au contraire, l’américanisation mentale n’entame pas les ressorts profonds de l’individu, ne formule pas de prescriptions sociales et philosophiques. Elle est désordonnée et pelliculaire. Elle ressemble à une crasse qui se dépose et qu’on peut nettoyer, tandis que l’imprégnation par l’islam ressemble davantage à ces taches d’encre ou de sang indélébiles qui traversent le tissu de part en part.
Le caractère "non létal" de la sous-culture américanomorphe, en dépit de son déploiement planétaire, tient à sa superficialité, à sa bêtise même, à son désordre intrinsèque. Elle rend les imbéciles plus imbéciles encore sans atteindre, ou très peu, les élites vives. Elle ne porte pas de message, de vision-du-monde cohérente, elle se limite aux flashes de l’audiovisuel.
En revanche, l’épandage de la vision-du-monde islamique a des conséquences beaucoup plus graves. Elle n’est ni bête, ni superficielle, mais simpliste. Manichéenne et binaire (le Bien et le Mal en tout), elle enferme la pensée dans une sorte de camisole de force d’où tout doute, toute expérience, toute liberté de jugement, toute curiosité sont confortablement exclus.
Le raisonnement est proscrit au profit du dogme et de la gnose. D’où l’impossibilité de véritables créations de l’esprit, remplacées par la satellisation mentale autour du Coran et des Hadiths, les fameux textes sacrés, longs matraquages d’affirmations et d’imprécations sans discussion possible ; ce qui fait que les esprits pris dans ce piège se retrouvent comme des ânes tournant autour du piquet auquel ils sont attachés.
Rien de tel avec l’américanisation mentale, qui reste au niveau de la mode. Or, tout ce qui est mode se démode. L’américanisation culturelle est du chiendent, facilement arrachable, qui n’altère pas la fertilité de la terre ; l’islamisation, de la pollution qui s’infiltre et qui transforme le sol fertile en stérile désert. »
Guillaume Faye, Le coup d’État mondial, AE L’Aencre, 2004, p.123-124.
La première raison est que cette vision-du-monde musulmane est au sens propre (et non péjoratif) "totalitaire", car elle s’adresse à toute la société, des élites aux classes populaires, des cultivés aux incultes, sans distinction. En revanche, la "sous-culture de masse" américaine ne touche que ceux qui veulent y succomber. Elle est puissante, certes, mais purement distractive.
La seconde raison découle de la première : la vision-du-monde musulmane englobe tous les aspects de la vie, spirituels, intellectuels, matériels. Elle a réponse à tout. Elle forme autour d’un individu un carcan d’où le libre-arbitre est exclu. Elle est donc profonde puisqu’elle enracine ses dogmes au plus profond de l’âme, à la manière du marxisme mais en beaucoup plus lourd et prégnant puisque la dimension divine est omniprésente.
Au contraire, l’américanisation mentale n’entame pas les ressorts profonds de l’individu, ne formule pas de prescriptions sociales et philosophiques. Elle est désordonnée et pelliculaire. Elle ressemble à une crasse qui se dépose et qu’on peut nettoyer, tandis que l’imprégnation par l’islam ressemble davantage à ces taches d’encre ou de sang indélébiles qui traversent le tissu de part en part.
Le caractère "non létal" de la sous-culture américanomorphe, en dépit de son déploiement planétaire, tient à sa superficialité, à sa bêtise même, à son désordre intrinsèque. Elle rend les imbéciles plus imbéciles encore sans atteindre, ou très peu, les élites vives. Elle ne porte pas de message, de vision-du-monde cohérente, elle se limite aux flashes de l’audiovisuel.
En revanche, l’épandage de la vision-du-monde islamique a des conséquences beaucoup plus graves. Elle n’est ni bête, ni superficielle, mais simpliste. Manichéenne et binaire (le Bien et le Mal en tout), elle enferme la pensée dans une sorte de camisole de force d’où tout doute, toute expérience, toute liberté de jugement, toute curiosité sont confortablement exclus.
Le raisonnement est proscrit au profit du dogme et de la gnose. D’où l’impossibilité de véritables créations de l’esprit, remplacées par la satellisation mentale autour du Coran et des Hadiths, les fameux textes sacrés, longs matraquages d’affirmations et d’imprécations sans discussion possible ; ce qui fait que les esprits pris dans ce piège se retrouvent comme des ânes tournant autour du piquet auquel ils sont attachés.
Rien de tel avec l’américanisation mentale, qui reste au niveau de la mode. Or, tout ce qui est mode se démode. L’américanisation culturelle est du chiendent, facilement arrachable, qui n’altère pas la fertilité de la terre ; l’islamisation, de la pollution qui s’infiltre et qui transforme le sol fertile en stérile désert. »
Guillaume Faye, Le coup d’État mondial, AE L’Aencre, 2004, p.123-124.
lundi 28 décembre 2009
De la virginité
Bilan de la libéralisation des mœurs issue de Mai 68 :
1) La famille est devenue ringarde par l’alliance objective du libéralisme avec les libertaires. Le philosophe marxiste Michel Clouscard avait bien compris la manœuvre : le capitalisme avait besoin de détruire la famille pour prospérer. Divorcer = achats multipliés par deux.
2) Les enfants furent ballotés de familles monoparentales en familles décomposées. D’où une non acquisition des repères fondamentaux (sphères psychologico-affective et économico-sociale) et ces petits monstres illettrés sacralisés par la société de consommation.
3) Des parents aux abonnés absents : néomère narcissique prête à séduire les camarades de sa fille de 16 ans (chirurgie esthétique, achat de vêtements plutôt que de cahiers scolaires, etc.) et père attardé (jeux vidéos), d’une indicible lâcheté (abandon de sa femme enceinte) ou vieux rogatons libertins.
4) Devenus une norme l’infidélité, le divorce (désacralisation du mariage) et les avortements de masse renforcèrent l’hyperindividualisme de masse. Les solidarités ancestrales n’y résistèrent pas.
5) La promotion de la déviance (pédérastie, zoophilie, etc.) favorisa le processus commercial (un marché pour les gays, les adulescents, etc.).
Autant dire qu’une femme subversive, en 2009, garde sa virginité, élève ses enfants et reste fidèle à son mari. Parce que du temps de nos glorieux anciens, une femme dont l’homme avait pris la virginité sans mariage à la clé avait droit à des réparations financières.
C’était ce qu’on appelait le Kranzgeld. La morale commune selon la formule d’Orwell était primordiale : l’homme avait une responsabilité au-delà de faire jouir son ex-future-ex-compagne. Bref. Il faut donc en revenir aux fondamentaux.
1) La famille est devenue ringarde par l’alliance objective du libéralisme avec les libertaires. Le philosophe marxiste Michel Clouscard avait bien compris la manœuvre : le capitalisme avait besoin de détruire la famille pour prospérer. Divorcer = achats multipliés par deux.
2) Les enfants furent ballotés de familles monoparentales en familles décomposées. D’où une non acquisition des repères fondamentaux (sphères psychologico-affective et économico-sociale) et ces petits monstres illettrés sacralisés par la société de consommation.
3) Des parents aux abonnés absents : néomère narcissique prête à séduire les camarades de sa fille de 16 ans (chirurgie esthétique, achat de vêtements plutôt que de cahiers scolaires, etc.) et père attardé (jeux vidéos), d’une indicible lâcheté (abandon de sa femme enceinte) ou vieux rogatons libertins.
4) Devenus une norme l’infidélité, le divorce (désacralisation du mariage) et les avortements de masse renforcèrent l’hyperindividualisme de masse. Les solidarités ancestrales n’y résistèrent pas.
5) La promotion de la déviance (pédérastie, zoophilie, etc.) favorisa le processus commercial (un marché pour les gays, les adulescents, etc.).
Autant dire qu’une femme subversive, en 2009, garde sa virginité, élève ses enfants et reste fidèle à son mari. Parce que du temps de nos glorieux anciens, une femme dont l’homme avait pris la virginité sans mariage à la clé avait droit à des réparations financières.
C’était ce qu’on appelait le Kranzgeld. La morale commune selon la formule d’Orwell était primordiale : l’homme avait une responsabilité au-delà de faire jouir son ex-future-ex-compagne. Bref. Il faut donc en revenir aux fondamentaux.
Décryptage de l'islamophobie
« Les islamistes ont inventé et réussi à imposer à l'échelle internationale un délit d'islamophobie, destiné en principe à protéger les musulmans, en réalité à criminaliser toute critique de cette religion et, en sacralisant l'islam, à faire de tous les pays où elle est religion officielle des lieux où la charia peut être légitimement opposée à l'universalisme des droits de l'homme. Pis que cela, on se prévaut de l'antiracisme, devenu la vache sacrée du monde contemporain, pour constituer un délit de « diffamation des religions », qui est l'un des monuments les plus stupéfiants que la tartuferie moderne ait élevé à l'esprit d'oppression. »
Jacques Julliard
Jacques Julliard
vendredi 25 décembre 2009
Méditations du haut des cimes*
Renaud Camus a écrit Du sens pour réintroduire de la logique dans notre monde sans logique. Il a voulu retrouver le sens. Le sens des mots principalement, mais pas seulement. Sa réflexion portait sur un vaste champ d’étude. Loin de posséder une érudition qui permettrait d’entreprendre une telle démarche, l’auteur de ce modeste bleaugue à décider d’écrire sur le sens de la Tradition, avec comme base de départ une critique de l’utilitarisme occidental dont l’Union Européenne est le plus funeste symbole. Voici ce que cela donne :
L’Union Européenne est une Tour de Babel, un Léviathan technocratique, une machine à broyer les peuples, à dissoudre les identités. Elle est la négation de l’Europe, au sens spirituel et atavique du terme. Car loin d’être née en 1957 avec le Traité de Rome, loin d’être la réalisation du rêve de Coudenhove-Kalergi, l’Europe est une très ancienne communauté. Le terme « Europe » est ainsi apparu dès l’Antiquité avec Hésiode, puis il se retrouve chez Hippocrate ou Hérodote.
Le système technicien, identifié par Ellul et Heidegger, prend donc ici, par substitution à l'Europe véritable, le masque du totalitarisme orwellien. La novlangue psittaciste stérilise alors l’esprit critique par l’intermédiaire des mass-médias aux ordres des puissants. Tel le roman dystopique d’Aldous Huxley, le monde meilleur des caciques de Bruxelles se transforme peu à peu en Meilleur des mondes. Les individus deviennent des déracinés, des êtres unidimensionnels, sans lignage ni attache. Le divin Marché les aveugle. Ils sont pliés à l’idéologie du désir. D’où le règne des illuminés qui nous gouvernent, de ces fous et de leur téléologie hégélienne.
Car alors que le monde est confronté à une crise systémique : faillite du néocapitalisme oligopolistique mondialisé, réveil identitaire et crispations ethniques, déséducation alarmante et nature à l’agonie face aux désirs faustiens, un vent de révolte devrait souffler sur ce vieux monde pour balayer la pourriture mondialiste, empêché, dans un ultime élan, l’eschatologie progressiste. Les hommes libres, ayant réunis leurs dernières forces vitales, devraient se révolter et terrasser le plus froid des monstres froids, détruire le Système, matrice du IVe Reich libéral-libertaire.
Or, les Occidentaux, dévirilisés, métissés et repentants, loin de nourrir des rêves de liberté se complaisent dans leur bonheur virtuel, cette fange rose, et dans leur vie sans goût ni saveur, laissant ainsi le champ libre aux thuriféraires de la Cosmocratie qui réussissent à maintenir leurs positions et à composer avec les évènements. Les zombies sans âme, sans espoir, démunie et anesthésié ne peuvent rien, ne veulent rien savoir.
La réalité, la tragique réalité, si elle ne sonne par l’heure de la reconquête, ne peut que leur être fatale en ces temps noirs dont se dégagent déjà les lignes de fractures. Espérons néanmoins que la collision de tous ces désordres amènera à ce que Carl Schmitt appelait l’Ernstfall, le point de basculement, où les peuples reprennent la parole… Autant dire que je suis très pessimiste quand à cette éventuelle réaction. De ce tableau, nous pouvons tirer une leçon : une révolution mentale doit précéder la révolution physique. La pensée est le nerf de la guerre.
Nous sommes donc dans une phase de décadence, une phase triste et sombre, une phase que les Hindous appelaient le Kali-Yuga, c’est-à-dire l’âge de fer, mais Guillaume d’Orange ne nous a-t-il pas enseigné que : « là où il y a une volonté, il y a un chemin » ? Ainsi, face à cette montée des périls, face à cette convergence des catastrophes, à ce nouvel Apocalypse, la meilleure réponse à opposer est à chercher dans notre glorieux héritage, dans la redécouverte de notre Tradition.
Elle est notre boussole, notre « épée magique » dont parlait Jünger, celle qui fait pâlir les tyrans. Car, et ce sera le mot de la fin, pour sortir du nihilisme, de cet utilitarisme américanomorphe, nous devons, à l’instar de tous autres peuples, Chinois, Turcs, Africains, (re)prendre conscience de notre tradition avant de pouvoir la défendre. Nous devons en être fier et la célébrer. Après seulement nous pourrons penser sur la longue durée braudélienne, ce temps où rien n’est définit, ni définitif, ce temps qui activera sans doute un processus positif dont les hommes qui y participeront n’oublierons par le grandiose murmure qui leur vient du fond des âges et qui les accompagnera dans cette tentative de reconquête. Retrouver la Tradition et sortir du nihilisme, c’est le sens de cette note.
*Référence au livre de Julius Evola.
L’Union Européenne est une Tour de Babel, un Léviathan technocratique, une machine à broyer les peuples, à dissoudre les identités. Elle est la négation de l’Europe, au sens spirituel et atavique du terme. Car loin d’être née en 1957 avec le Traité de Rome, loin d’être la réalisation du rêve de Coudenhove-Kalergi, l’Europe est une très ancienne communauté. Le terme « Europe » est ainsi apparu dès l’Antiquité avec Hésiode, puis il se retrouve chez Hippocrate ou Hérodote.
Le système technicien, identifié par Ellul et Heidegger, prend donc ici, par substitution à l'Europe véritable, le masque du totalitarisme orwellien. La novlangue psittaciste stérilise alors l’esprit critique par l’intermédiaire des mass-médias aux ordres des puissants. Tel le roman dystopique d’Aldous Huxley, le monde meilleur des caciques de Bruxelles se transforme peu à peu en Meilleur des mondes. Les individus deviennent des déracinés, des êtres unidimensionnels, sans lignage ni attache. Le divin Marché les aveugle. Ils sont pliés à l’idéologie du désir. D’où le règne des illuminés qui nous gouvernent, de ces fous et de leur téléologie hégélienne.
Car alors que le monde est confronté à une crise systémique : faillite du néocapitalisme oligopolistique mondialisé, réveil identitaire et crispations ethniques, déséducation alarmante et nature à l’agonie face aux désirs faustiens, un vent de révolte devrait souffler sur ce vieux monde pour balayer la pourriture mondialiste, empêché, dans un ultime élan, l’eschatologie progressiste. Les hommes libres, ayant réunis leurs dernières forces vitales, devraient se révolter et terrasser le plus froid des monstres froids, détruire le Système, matrice du IVe Reich libéral-libertaire.
Or, les Occidentaux, dévirilisés, métissés et repentants, loin de nourrir des rêves de liberté se complaisent dans leur bonheur virtuel, cette fange rose, et dans leur vie sans goût ni saveur, laissant ainsi le champ libre aux thuriféraires de la Cosmocratie qui réussissent à maintenir leurs positions et à composer avec les évènements. Les zombies sans âme, sans espoir, démunie et anesthésié ne peuvent rien, ne veulent rien savoir.
La réalité, la tragique réalité, si elle ne sonne par l’heure de la reconquête, ne peut que leur être fatale en ces temps noirs dont se dégagent déjà les lignes de fractures. Espérons néanmoins que la collision de tous ces désordres amènera à ce que Carl Schmitt appelait l’Ernstfall, le point de basculement, où les peuples reprennent la parole… Autant dire que je suis très pessimiste quand à cette éventuelle réaction. De ce tableau, nous pouvons tirer une leçon : une révolution mentale doit précéder la révolution physique. La pensée est le nerf de la guerre.
Nous sommes donc dans une phase de décadence, une phase triste et sombre, une phase que les Hindous appelaient le Kali-Yuga, c’est-à-dire l’âge de fer, mais Guillaume d’Orange ne nous a-t-il pas enseigné que : « là où il y a une volonté, il y a un chemin » ? Ainsi, face à cette montée des périls, face à cette convergence des catastrophes, à ce nouvel Apocalypse, la meilleure réponse à opposer est à chercher dans notre glorieux héritage, dans la redécouverte de notre Tradition.
Elle est notre boussole, notre « épée magique » dont parlait Jünger, celle qui fait pâlir les tyrans. Car, et ce sera le mot de la fin, pour sortir du nihilisme, de cet utilitarisme américanomorphe, nous devons, à l’instar de tous autres peuples, Chinois, Turcs, Africains, (re)prendre conscience de notre tradition avant de pouvoir la défendre. Nous devons en être fier et la célébrer. Après seulement nous pourrons penser sur la longue durée braudélienne, ce temps où rien n’est définit, ni définitif, ce temps qui activera sans doute un processus positif dont les hommes qui y participeront n’oublierons par le grandiose murmure qui leur vient du fond des âges et qui les accompagnera dans cette tentative de reconquête. Retrouver la Tradition et sortir du nihilisme, c’est le sens de cette note.
*Référence au livre de Julius Evola.
jeudi 24 décembre 2009
Les néo-nazis, ces tarés !
Un charmant lecteur me demande mon opinion sur un sujet glissant et difficile : les groupuscules néo-nazis. Ne voulant pas le décevoir et échappant au mot de Roland Barthes (« Permettez-moi de ne pas avoir d’avis. »), j'ai esquissé cette brève réponse :
Quand je vois les néo-nazis, avec leurs vêtements à la gloire du Führer et leurs tatouages estampillés IIIe Reich, je ne peux m’empêcher de penser qu’au temps du national-socialisme allemand, ils auraient été les premiers à être forcés de participer aux grandes constructions telles Germania ou simplement à remplir les camps de concentration.
Car, il faut bien comprendre qu’un skinhead, gavé de rock débile et persuadé de sauver la race blanche pour être prêt à tabasser un métèque sans défense, est très différent d’un officier prussien ayant le sens de l’honneur ou d’un chef d’un einsatzgruppen bourré de diplômes. Tout aussi néfaste que soit l’idéologie national-socialiste**, les hommes qui la défendaient avaient un minimum de sérieux à chercher dans leur habitus.
Autant dire que les crânes rasés, les santiags et les déguisements paramilitaires des tristes clowns marginalisés, alcoolisés pour retrouver, par une volonté involutive, le national-socialisme primitif (i.e. les discours d’Hitler dans les brasseries), sont en décalage total avec avec l’apparence impeccable et la discipline de fer des soldats allemands.
Au final, ils sont bien minables ces petits guerriers aryens, ces anti-régimistes de bas étage, ces épigones de G.L. Rockwell, coincés dans leurs présupposés judéo-complotistes et dont les propos limités à Mein Kampf et au dernier jeu vidéo à la mode révèlent leur médiocrité.
* La photo introductive représente les Prussian Blue, un groupe de musique qui revendique son suprématisme blanc. J'ai préféré les mettre en illustration plutôt qu'un percingé-drogué, elles sont tellement plus belles!
** Ayant lu Mein Kampf, je le définirais comme suit : style illisible et fond d’une rare connerie. Il reste néanmoins un précieux document pour comprendre la logique du IIIe Reich.
mercredi 23 décembre 2009
Unité 731
Quand j’entends dire que la police française est inhumaine, criminelle voire d’obédience national-socialiste, je ne peux m’empêcher de rectifier le tir. Voici ma conception de l’horreur*, à des années lumières de la vision des bobos germanopratins :

*Il faudrait vraiment être d’une bêtise indicible pour comparer Eric Besson – et Dieu sait que je ne le porte pas dans mon cœur ! – au démon de Mandchourie et à son unité.

*Il faudrait vraiment être d’une bêtise indicible pour comparer Eric Besson – et Dieu sait que je ne le porte pas dans mon cœur ! – au démon de Mandchourie et à son unité.
mardi 22 décembre 2009
La Révolution et l'Ancien Régime
« La révolution française a opéré, par rapport à ce monde [chrétien], précisément de la même manière que les révolutions religieuses agissent en vue de l'autre ; elle a considéré le citoyen d'une façon abstraite, en dehors de toutes les sociétés particulières, de même que les religions considèrent l'homme en général, indépendamment du pays et du temps. Elle n'a pas recherché seulement quel était le droit particulier du citoyen français, mais quels étaient les devoirs et les droits généraux des hommes en matière politique.
C'est en remontant toujours ainsi à ce qu'il y avait de moins particulier, et pour ainsi dire de plus naturel en fait d'état social et de gouvernement, qu'elle a pu se rendre compréhensible pour tous et imitable en cent endroits à la fois.
Comme elle avait l'air de tendre à la régénération du genre humain plus encore qu'à la réforme de la France, elle a allumé une passion que, jusque-là, les révolutions politiques les plus violentes n'avaient jamais pu produire. Elle a inspiré le prosélytisme et fait naître la propagande. Par là, enfin, elle a pu prendre cet air de révolution religieuse qui a tant épouvanté les contemporains ; ou plutôt elle est devenue elle-même une sorte de religion nouvelle, religion imparfaite, il est vrai, sans Dieu, sans culte et sans autre vie. »
Tocqueville, La Révolution et l'Ancien Régime, Chapitre III, p.14-15.
C'est en remontant toujours ainsi à ce qu'il y avait de moins particulier, et pour ainsi dire de plus naturel en fait d'état social et de gouvernement, qu'elle a pu se rendre compréhensible pour tous et imitable en cent endroits à la fois.
Comme elle avait l'air de tendre à la régénération du genre humain plus encore qu'à la réforme de la France, elle a allumé une passion que, jusque-là, les révolutions politiques les plus violentes n'avaient jamais pu produire. Elle a inspiré le prosélytisme et fait naître la propagande. Par là, enfin, elle a pu prendre cet air de révolution religieuse qui a tant épouvanté les contemporains ; ou plutôt elle est devenue elle-même une sorte de religion nouvelle, religion imparfaite, il est vrai, sans Dieu, sans culte et sans autre vie. »
Tocqueville, La Révolution et l'Ancien Régime, Chapitre III, p.14-15.
mardi 15 décembre 2009
Niquez les racistes, Mouloud Aounit !
Lettre grandiose de feu Serge de Beketch au président du MRAP :
« Monsieur,
Vous avez organisé récemment, en tant que président du MRAP, un colloque à l’Assemblée nationale intitulé “Du racisme anti-arabe à l’islamophobie.”
Vous y avez dénoncé, en France, « les mosquées souillées, les discriminations à l’emploi et au logement, les appels au meurtre, les violences et agressions à l’endroit des populations et des lieux de culte musulmans. »
Vous avez montré du doigt l’impunité dont bénéficient les auteurs de ces délits, appelant à « un réveil de l’opinion publique, un sursaut des institutions (Police, Justice, Education nationale, etc.), une mobilisation des grandes consciences intellectuelles. »
Vous avez raison ! De plus en plus de Français sont racistes. De plus en plus en ont par-dessus la tête de ce qu’il appellent (à tort) “l’invasion islamo-maghrébine.” De cet afflux de populations inassimilables qu’ils croient (à tort) être le ressort principal de la délinquance et de la criminalité. De plus en plus sont épouvantés (à tort) par l’afflux de populations qui, ayant chassé l’occupant raciste des territoires qu’il exploitait, ont rendu ces terres à l’heureux état de nature mais sont contraintes de chercher, auprès de l’ancien colonisateur raciste, les remèdes à la misère provoquée par la décolonisation.
De plus en plus de racistes ont (à tort) des idées de violence en entendant sur les radios les poésies du groupe afro-maghrébin “Sniper” qui chante, par exemple : « La France nous ronge (…) le seul moyen de s’faire entendre est de brûler des voitures (…) La France est une garce (…) On nique la France. »
Oui, Monsieur Aounit, la triste vérité est là : les racistes n’entendent rien à la rude poésie des cités et ils en ont par-dessus la tête d’entendre des hexagonoïdes chanter qu’ils “niquent la France”, et qu’ils “baisent leurs mères.”
C’est sûr qu’il y a quelque racisme à ne pas accepter ces coutumes de “baiser notre mère” et de “niquer notre pays”, mais c’est ainsi, Monsieur Aounit : les racistes ne sont pas tolérants.
Et ils ont tort. Vous avez raison !
Mais comment ces petits blancs arriérés seraient-ils assez évolués, ouverts, libéraux et modernes pour accepter que des populations qu’ils ont accueillies, nourries, soignées et enseignées leur crachent leur haine et leur mépris à la figure ?
Vous faites bien de dénoncer ce racisme-là en France dans la Chambre des députés de cette République qui vous a fait tant de mal. La dignité de l’endroit ajoute à la force de votre réquisitoire.
Mais vous feriez mieux encore en allant le prononcer là-bas, au bled. C’est sur place, chez eux, alors qu’ils sont encore libres, qu’il faut alerter les milliers d’Afro-musulmans et d’islamo-maghébrins qui s’apprêtent à céder au mirage du RMI, de la Sécu, des allocs, et à basculer dans le piège affreux que leur tendent les racistes français.
Monsieur Aounit, dites-le à vos frères, à vos cousins, à vos femmes, à vos enfants, à vos voisins, à tous ceux du bled et de la brousse : la France raciste ne veut pas d’eux parce que dans son aveuglement raciste, elle les regarde (à tort) comme des envahisseurs et des prédateurs.
Dites simplement cette sinistre vérité aux vôtres Monsieur Aounit. Ne les laissez pas se jeter dans la gueule du loup. Il est de votre devoir de protéger ces malheureux contre cette effrayante menace. Les laisser venir, serait se rendre coupable de non-assistance à personnes en danger.
D’ailleurs vous-même, Monsieur Aounit, vous et tous ceux qui comme vous, êtes condamnés à vivre dans cet abominable pays raciste, n’hésitez pas : brisez vos chaînes, secouez la poussière de vos sandales et quittez cet enfer.
Ne faites pas plus longtemps aux racistes le cadeau de votre enrichissante présence.
Ne soyez plus le gibier de ces chasseurs impitoyables qui attaquent vos mères dans le métro, violent vos filles dans les caves, pillent vos supermarchés, brûlent vos voitures dans vos cités, vendent de la drogue à vos enfants.
Ne leur laissez aucun homme à discriminer, aucune femme à insulter, aucun enfant à battre, aucune mosquée à souiller.
N’hésitez pas : vengez toutes ces années de terreur, de souffrance, d’humiliation, d’exploitation qu’ils vous ont infligées : privez-les de la chance que vous représentez.
Et puis, pourquoi vous gêner ? En partant, emmenez vos amis. Les grandes consciences intellectuelles, les militants immigrationnistes, les journalistes amis, les dirigeants socialistes, communistes, trotskistes et autres.
D’abord cela leur épargnera l’insupportable peine de vivre sans vous, ensuite cela privera la France raciste de la formidable force intellectuelle qui fait son rayonnement dans le monde entier.
Ils seront bien punis, les racistes !
Songez-y, Monsieur Aounit : ils auront l’air de quoi les Le Pen, les Gollnisch, les militants du FN et les électeurs de tout ce monde quand, le dernier bateau ayant franchi la ligne d’horizon, l’ultime avion s’étant évanoui dans l’azur, la dernière camionnette étant passée de l’autre côté de la frontière, ils découvriront qu’ils sont désormais entre eux ?
Entre racistes.
Tout seuls.
Ah, on voudrait voir ça ! Rien que pour le plaisir. »
« Monsieur,
Vous avez organisé récemment, en tant que président du MRAP, un colloque à l’Assemblée nationale intitulé “Du racisme anti-arabe à l’islamophobie.”
Vous y avez dénoncé, en France, « les mosquées souillées, les discriminations à l’emploi et au logement, les appels au meurtre, les violences et agressions à l’endroit des populations et des lieux de culte musulmans. »
Vous avez montré du doigt l’impunité dont bénéficient les auteurs de ces délits, appelant à « un réveil de l’opinion publique, un sursaut des institutions (Police, Justice, Education nationale, etc.), une mobilisation des grandes consciences intellectuelles. »
Vous avez raison ! De plus en plus de Français sont racistes. De plus en plus en ont par-dessus la tête de ce qu’il appellent (à tort) “l’invasion islamo-maghrébine.” De cet afflux de populations inassimilables qu’ils croient (à tort) être le ressort principal de la délinquance et de la criminalité. De plus en plus sont épouvantés (à tort) par l’afflux de populations qui, ayant chassé l’occupant raciste des territoires qu’il exploitait, ont rendu ces terres à l’heureux état de nature mais sont contraintes de chercher, auprès de l’ancien colonisateur raciste, les remèdes à la misère provoquée par la décolonisation.
De plus en plus de racistes ont (à tort) des idées de violence en entendant sur les radios les poésies du groupe afro-maghrébin “Sniper” qui chante, par exemple : « La France nous ronge (…) le seul moyen de s’faire entendre est de brûler des voitures (…) La France est une garce (…) On nique la France. »
Oui, Monsieur Aounit, la triste vérité est là : les racistes n’entendent rien à la rude poésie des cités et ils en ont par-dessus la tête d’entendre des hexagonoïdes chanter qu’ils “niquent la France”, et qu’ils “baisent leurs mères.”
C’est sûr qu’il y a quelque racisme à ne pas accepter ces coutumes de “baiser notre mère” et de “niquer notre pays”, mais c’est ainsi, Monsieur Aounit : les racistes ne sont pas tolérants.
Et ils ont tort. Vous avez raison !
Mais comment ces petits blancs arriérés seraient-ils assez évolués, ouverts, libéraux et modernes pour accepter que des populations qu’ils ont accueillies, nourries, soignées et enseignées leur crachent leur haine et leur mépris à la figure ?
Vous faites bien de dénoncer ce racisme-là en France dans la Chambre des députés de cette République qui vous a fait tant de mal. La dignité de l’endroit ajoute à la force de votre réquisitoire.
Mais vous feriez mieux encore en allant le prononcer là-bas, au bled. C’est sur place, chez eux, alors qu’ils sont encore libres, qu’il faut alerter les milliers d’Afro-musulmans et d’islamo-maghébrins qui s’apprêtent à céder au mirage du RMI, de la Sécu, des allocs, et à basculer dans le piège affreux que leur tendent les racistes français.
Monsieur Aounit, dites-le à vos frères, à vos cousins, à vos femmes, à vos enfants, à vos voisins, à tous ceux du bled et de la brousse : la France raciste ne veut pas d’eux parce que dans son aveuglement raciste, elle les regarde (à tort) comme des envahisseurs et des prédateurs.
Dites simplement cette sinistre vérité aux vôtres Monsieur Aounit. Ne les laissez pas se jeter dans la gueule du loup. Il est de votre devoir de protéger ces malheureux contre cette effrayante menace. Les laisser venir, serait se rendre coupable de non-assistance à personnes en danger.
D’ailleurs vous-même, Monsieur Aounit, vous et tous ceux qui comme vous, êtes condamnés à vivre dans cet abominable pays raciste, n’hésitez pas : brisez vos chaînes, secouez la poussière de vos sandales et quittez cet enfer.
Ne faites pas plus longtemps aux racistes le cadeau de votre enrichissante présence.
Ne soyez plus le gibier de ces chasseurs impitoyables qui attaquent vos mères dans le métro, violent vos filles dans les caves, pillent vos supermarchés, brûlent vos voitures dans vos cités, vendent de la drogue à vos enfants.
Ne leur laissez aucun homme à discriminer, aucune femme à insulter, aucun enfant à battre, aucune mosquée à souiller.
N’hésitez pas : vengez toutes ces années de terreur, de souffrance, d’humiliation, d’exploitation qu’ils vous ont infligées : privez-les de la chance que vous représentez.
Et puis, pourquoi vous gêner ? En partant, emmenez vos amis. Les grandes consciences intellectuelles, les militants immigrationnistes, les journalistes amis, les dirigeants socialistes, communistes, trotskistes et autres.
D’abord cela leur épargnera l’insupportable peine de vivre sans vous, ensuite cela privera la France raciste de la formidable force intellectuelle qui fait son rayonnement dans le monde entier.
Ils seront bien punis, les racistes !
Songez-y, Monsieur Aounit : ils auront l’air de quoi les Le Pen, les Gollnisch, les militants du FN et les électeurs de tout ce monde quand, le dernier bateau ayant franchi la ligne d’horizon, l’ultime avion s’étant évanoui dans l’azur, la dernière camionnette étant passée de l’autre côté de la frontière, ils découvriront qu’ils sont désormais entre eux ?
Entre racistes.
Tout seuls.
Ah, on voudrait voir ça ! Rien que pour le plaisir. »
Esquisse de la stratégie sarkozienne
Texte écrit avant le ralliement de Philippe de Villiers :
1) Discours patriote (+ la Sainte Trinité : immigration, sécurité, questions sociales) - pour séduire l'électeur de droite nationale et le prolétaire dégoûté par les positions libérales du Parti socialiste ainsi que par la vision allogènophile de la gauche révolutionnaire (relire les écrits de Guaino) - tout en ayant un programme libéral destiné aux bourgeois et à la sphère financière. D'où un dynamitage en règle du Front national et des satellites souverainistes et conservateurs, en particulier De Villiers et Boutin.
2) Ouverture à la gauche social-démocrate sous couvert d'unité nationale/d'union des talents. Ce passage d'hommes du PS au gouvernement UMP étant aisément réalisable puisqu'au fond leurs positions sont identiques : pseudo gauche et falso droite appliquent le social libéralisme ou le libéralisme social, étant détaillants du même grossiste, l'Union Européenne pour paraphraser Philippe Séguin. D'autant que le progressisme est devenu la règle pour tous et qu'UMP et PS adoptent des positions communes sur les grands thèmes : les questions de société, l'international, l'Union Européenne, etc.
3) Faire monter la gauche révolutionnaire, c'est-à-dire recourir à la stratégie que Mitterand avait employé face à la droite (i.e. attirer un maximum d'électeurs RPR vers le Front national pour couler Chirac et sa clique). Ici, c'est le très médiatique Olivier Besancenot l'idiot utile qui aspire la réserve de voix des socialistes. D'où une explosion du Parti socialiste devenu une SFIO bis avec en parallèle une extrême-gauche à 10%.
4) Détourner les électeurs des graves difficultés économiques et sociales, en France, par l'adoption de mesurettes sociétales (rivalité entre les minorités : immigrés, invertis, etc.) et couper ainsi l'herbe sous le pied au MoDem, tout en faisant monter Cohn-Bendit pour concurrencer Bayrou sur les thèmes porteurs (écologie, eurobéatitude, humanisme en carton-pâte). D'où une neutralisation des Verts et du Centre (le centre-droit et les radicaux de droite étant déjà intégrés à l'UMP).
5) Absorber définitivement les conservateurs dissidents en faisant rentrer dans le rang leur leader le plus connu et le plus dangereux, Philippe De Villiers, par un chantage au découpage électoral (charcutage éventuelle de la Vendrée, fief du vicomte) ou par une promesse de postes au gouvernement. Ajoutons à ce tableau la marginalisation des réfractaires, privés d'espace médiatique (Coûteaux, Adeline et cie).
Conlusion : Ne reste plus qu'un PS exsangue dont la mort clinique est imminente, un quatuor (PS, Centre, Verts, Radicaux) neutralisé, des conservateurs bien anémiés (souverainistes et catholiques), un FN en perte de vitesse (malgré un retour en force plausible) et une gauche radicale maintenue à 10-15%.
Edit : Précisons que l'idéologie dominante (libéralisme-libertaire) est soutenue par le formidable travail d'une presse aux ordres du Système. Les divisions sur le fond devenues obsolètes, il ne reste plus aux quatre principaux partis qu'à mettre en débat leurs convergences pour citer Muray, c'est-à-dire à faire du théâtre et à se chipoter sur des détails pour la forme.
1) Discours patriote (+ la Sainte Trinité : immigration, sécurité, questions sociales) - pour séduire l'électeur de droite nationale et le prolétaire dégoûté par les positions libérales du Parti socialiste ainsi que par la vision allogènophile de la gauche révolutionnaire (relire les écrits de Guaino) - tout en ayant un programme libéral destiné aux bourgeois et à la sphère financière. D'où un dynamitage en règle du Front national et des satellites souverainistes et conservateurs, en particulier De Villiers et Boutin.
2) Ouverture à la gauche social-démocrate sous couvert d'unité nationale/d'union des talents. Ce passage d'hommes du PS au gouvernement UMP étant aisément réalisable puisqu'au fond leurs positions sont identiques : pseudo gauche et falso droite appliquent le social libéralisme ou le libéralisme social, étant détaillants du même grossiste, l'Union Européenne pour paraphraser Philippe Séguin. D'autant que le progressisme est devenu la règle pour tous et qu'UMP et PS adoptent des positions communes sur les grands thèmes : les questions de société, l'international, l'Union Européenne, etc.
3) Faire monter la gauche révolutionnaire, c'est-à-dire recourir à la stratégie que Mitterand avait employé face à la droite (i.e. attirer un maximum d'électeurs RPR vers le Front national pour couler Chirac et sa clique). Ici, c'est le très médiatique Olivier Besancenot l'idiot utile qui aspire la réserve de voix des socialistes. D'où une explosion du Parti socialiste devenu une SFIO bis avec en parallèle une extrême-gauche à 10%.
4) Détourner les électeurs des graves difficultés économiques et sociales, en France, par l'adoption de mesurettes sociétales (rivalité entre les minorités : immigrés, invertis, etc.) et couper ainsi l'herbe sous le pied au MoDem, tout en faisant monter Cohn-Bendit pour concurrencer Bayrou sur les thèmes porteurs (écologie, eurobéatitude, humanisme en carton-pâte). D'où une neutralisation des Verts et du Centre (le centre-droit et les radicaux de droite étant déjà intégrés à l'UMP).
5) Absorber définitivement les conservateurs dissidents en faisant rentrer dans le rang leur leader le plus connu et le plus dangereux, Philippe De Villiers, par un chantage au découpage électoral (charcutage éventuelle de la Vendrée, fief du vicomte) ou par une promesse de postes au gouvernement. Ajoutons à ce tableau la marginalisation des réfractaires, privés d'espace médiatique (Coûteaux, Adeline et cie).
Conlusion : Ne reste plus qu'un PS exsangue dont la mort clinique est imminente, un quatuor (PS, Centre, Verts, Radicaux) neutralisé, des conservateurs bien anémiés (souverainistes et catholiques), un FN en perte de vitesse (malgré un retour en force plausible) et une gauche radicale maintenue à 10-15%.
Edit : Précisons que l'idéologie dominante (libéralisme-libertaire) est soutenue par le formidable travail d'une presse aux ordres du Système. Les divisions sur le fond devenues obsolètes, il ne reste plus aux quatre principaux partis qu'à mettre en débat leurs convergences pour citer Muray, c'est-à-dire à faire du théâtre et à se chipoter sur des détails pour la forme.
Propagande nord-coréenne

Toute ressemblance avec le Parti socialiste français serait fortuite :
« Lorsque l’opposition entre la révolution et la contre-révolution s’était ainsi aiguisée, les éléments fractionnels, au lieu de tirer des leçons sérieuses de la dissolution du Parti communiste de Corée, s’appliquaient toujours à des querelles fractionnelles et la plupart d’entre eux fléchirent le genou et capitulèrent devant l’offensive réactionnaire de l’impérialisme japonais et devinrent des renégats ou dégénérèrent en philistins en vue d’une vie indolente. »
Histoire abrégée de l’activité révolutionnaire du camarade Kim Il Sung. Institut de recherche sur l’histoire du parti du C.C. du parti du travail de Corée. Editions en langues étrangères. Pyongyang. Corée. 1969.
La dynamique révolutionnaire
Des origines de la Révolution et de son influence sur le monde moderne
La téléologie des Lumières, pour laquelle l’Europe est le phare de l’humanité, fût le terreau des révolutionnaires de 1789 qui balayèrent les identités régionales, par la création des départements. D'où un affaiblissement de l'identité française par un refus de la diversité du substrat national, malgré une administration plus fonctionnelle (règles communes à l'ensemble du territoire). Conséquemment, le sacrifice des régions favorisa le centralisme jacobin, c'est-à-dire l'universalisme contre les particularismes. Parce que l'internationalisme fût un des fondements du programme de l’homo-jacobinus et, fatalement, une invariance de ce qu'on appellera la gauche.
Ainsi les révolutionnaires pensèrent à étendre leur paradigme sur l'ensemble de la planète. Le monde devenait leur terrain de chasse : le déclin était perceptible. Preuve de leur idéologie mortifère, l'internationalisme devînt un impérialisme. Partant de là, le rayonnement culturel français disparu au profit d'une volonté d'extension de la Révolution. Telle une tragédie récursive, la Révolution devait s'imposer au monde parce qu’une révolution tend à l'universel. Marx écrira plus tard que (cf. Révolution de Juillet) : « La nouvelle révolution française sera obligée de quitter aussitôt le terrain national et de conquérir le terrain européen. » Parce que l'influence positive de la France sur l'Europe par les arts se transforma en une domination négative (rejet des idées révolutionnaires), la guerre était inévitable.
La théorie révolutionnaire était donc, par essence, intolérante puisqu'elle excluait l'altérité (ici le droit des nations étrangères à choisir leur régime politique) sous couvert d'émancipation des peuples opprimés par l'aristocratie. Illustration de la perversité de ce système vicié dès l'origine, le génocide vendéen avec ses multiples horreurs. 200 ans plus tard, la même logique est à l'œuvre avec les fameux droits de l'homme, cheval de Troie de l'ingérence des forts sur les faibles au nom du Bien (cf. bombardements humanitaires en Serbie).
L'homo-jacobinus est, par ailleurs, ontologiquement machiavélien. Il détruirait l'humanité pour faire triompher sa croyance. Parce que son système est devenu sa religion : la gauche a remplacé Dieu pour redonner un caractère holistique à la société. Mais Dieu était l'explication de l'inexplicable et sa « mort » produisit, auprès du peuple, ce désenchantement du monde si bien décrit par Marcel Gauchet. En faisant table rase du passé, la Révolution détruisit les valeurs naturelles, ces ombres sacrées chères à Dávila. S'installa alors un clivage droite/gauche totalement absurde entre réactionnaires et révolutionnaires. En effet, la France est une construction sur 1500 ans régit par des lois immanentes, non par une coterie ou une idéologie aussi « belle » soit-elle.
Ainsi le révolutionnaire inventa la Nation (i.e. une-entité-simulacre-de-la-patrie construite contre les lois naturelles) pour souder le peuple français contre l'étranger, c'est-à-dire contre la Sainte-Alliance, ces pays de la vieille Europe qui ne voulait pas mourir. Le nationalisme de détestation est donc de gauche parce que l'attachement à la nation (idée abstraite) se substitua à l'amour charnel de la patrie (autour de la figure du roi). Devenue concept, l'appartenance à la nation perdît son caractère innéique, évident, instinctif. La nation devenait alors un plébiscite de tous les jours, un objet conceptuel dont la critique était désormais possible.
Dans la vision spenglerienne, la Révolution marqua le passage de la culture à la civilisation. Le spirituel fût ainsi annihilé par la toute puissante Raison. D'où le triomphe du matérialisme plus tard pleinement validé par la société de consommation américanomorphe. Le souffle vital de la France, c'est-à-dire sa force créatrice fût brisée par un utilitarisme forcené. C'est en ce sens qu'il faut comprendre le déclin de l'Occident. Parce que le révolutionnaire méprise l'art. Il est une machine incapable de sentir, d'admirer les créations du temps passé, aveuglé par sa pensée mécanique dont l'objectif n'est pas le « Bonheur universel », mais bien de changer l'Homme en profondeur.
La transformation de l’Homme sera ainsi une des constantes de la politique de gauche : de la Révolution française, matrice de la Révolution bolchevique avec ses millions de morts, à l’utopie mondialiste née de la métamorphose de l’internationalisme d’anciens trotskystes (cf. William Kristol, Robert Kagan, etc.) devenus les théoriciens du néoconservatisme états-unien. L’idéologie mondialiste prît donc ses racines dans la pensée de gauche, malgré la profonde influence de l’éthique protestante. D’où l’élimination systématique des opposants, des mal-pensants et des réfractaires au « Monde meilleur » – prémices au Meilleur des mondes. Cette volonté d’un Homme unique ou unidimensionnel pour employer la terminologie marcusienne trouva sa traduction politique dans la promotion de l’égalitarisme, cette perversion du noble concept d’égalité. Alors les identités nationales cédèrent peu à peu leur place à la bouillie amorphe du Village planétaire rêvé par le révolutionnaire.
Néanmoins, la foi inébranlable de ce dernier en un Progrès illimité fût elle-même détruite par les totalitarismes du XXe siècle, ces résurgences du césarisme prophétisé par Spengler. Loin d’être un Sonderweg, une bulle historique, le régime nazi ne fût que l’étape ultime du rationalisme hérité des philosophes du XVIIIe. Il est un aperçu de la finitude de la modernité marchande : les dirigeants nazis, alliés aux ploutocrates, bâtirent une société où le capitalisme atteint sa complétude (cf. le Juif devînt un esclave, cet objet doté de parole pour paraphraser Aristote). La modernité révéla donc ici sa face sombre, destructrice voire démoniaque qu’on n’étudie pas – et pour cause ! – à l’école républicaine.
Au-delà de ce lien entre l’idéologie des Lumières et la politique du IIIe Reich, il existe bien plus encore une filiation entre la Révolution et tous les totalitarismes du XXe siècle. En effet, le désir révolutionnaire de « régénérer la société » est commun à tous ces phénomènes. Telle la novlangue orwelienne, le passage de la théorie à la pratique se révéla funeste : balayer les rêves cosmopolites pour un nationalisme exacerbé, détruit l’idéal humaniste d’une paix entre les Nations au profit d’une animalisation de l’ennemi. Le Bien devenait le Mal et la tolérance laissait la place à un fanatisme dévastateur parce qu’il fallait forger l’« Homme nouveau » à grands coups de marteau. D’où un contrôle de la pensée, une négation de l’homme en tant qu’individu, un endoctrinement systématique et des moyens coercitifs pour ramener à la Raison les récalcitrants. Des méthodes hétérodoxes constitutives de la geste révolutionnaire qui débouchèrent sur la Terreur, c’est-à-dire sur les massacres de masse.
Le livre d’Ernst Nolte, La guerre civile européenne, complémentaire des travaux de l’historien François Furet, montra aussi très bien la réciprocité entre le totalitarisme national-socialiste et son pendant communiste. Le nazisme est lié à la progression du communisme en Europe. Il en est le contre-feu : le lien causal (ou nexus causal) dévoila la parenté évidente entre ces deux phénomènes, visages différents d’un même totalitarisme. Le nazisme copia les méthodes du communisme pour le combattre. D’où la volonté d’instaurer un état omnipotent incarné par un chef unique et sacralisé, la répression policière et culturelle et la logique exterminatrice. Le communisme était ainsi la cible à détruire et le modèle à imiter pour les nazis. « La relation dialectique entre communisme et fascisme est au centre des tragédies du siècle » pour reprendre la phrase de François Furet, ce qui explique les relations ambiguës des deux systèmes : hostilité mutuelle, mais pacte Germano-Soviétique. Le programme des deux totalitarismes se rapprochait dans une commune volonté d’anéantir la liberté au nom de la construction d’un Homme nouveau. D’où le crime de masse comme acte fondateur, comme code génétique, bien qu’il y ait accomplissement du programme d’un côté (nazisme et élimination des ennemis désignés) et trahison des promesses de l’autre (utopie communiste contre praxis bolchevique avec la violence au nom du Bien).
Au-delà de ces « considérations réactionnaires », la Révolution - et son avatar la République - imposa son universalisme impérialiste à travers les droits-de-l’hommisme. Cet idéal conduisit plus tard les thuriféraires des « valeurs républicaines », accompagnés d’un ethnomasochisme induit par l’aventure coloniale (elle-même réalisation de la République), à prôner l’accueil à l’Autre. D’où un éloge forcené de la diversité, puis du métissage - deux notions antagonistes. La diversité consiste à respecter les particularismes tandis que le métissage en est la négation. Le concept très en vogue du métissage s’oppose, par conséquent, à ce que le philosophe romantique Herder appelait le volkgeist, c’est-à-dire la génie national. Il conduirait logiquement à un monde indifférencié où les individus seraient interchangeables. L’humanité perdrait donc toute sa saveur, sa richesse, puisque les particularismes inhérents à tous les peuples seraient dilués dans une cosmocratie où l’Autre deviendrait un autre soi-même.
Ainsi la xénophilie hystérique (« amour de l’Autre »), produit d’une efficace et intense auto-culpabilisation (cf. La Tyrannie de la pénitence, Pascal Bruckner), fût-elle l’indice originel du mal profond de la civilisation européenne. En effet, un peuple dont la prégnance nécessaire de la chaleur maternelle du préjugé (sa force en lui-même, sa fierté atavique) a disparu, un peuple dont l'instinct vital fut anémié, anesthésié, vidé de sa substance est un peuple faible sur le chemin de la perdition, un peuple en pleine décadence. D’autant que la contre-colonisation de l’Europe par une immigration afro-musulmane (l’armée de réserve du capital selon Marx et le nouvel électeur de la gauche révolutionnaire) menace : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »
De cette déclaration d'Houari Boumédiène, l'ex-président algérien de 1965 à 1978, transparaît l'ambition schizophrénique des allogènes (aidés par les ploutocrates mondialisés devant faire pression sur les salaires), c'est-à-dire leur volonté d'échapper à la misère, tout en faisant payer à la France, et plus globalement à l'Europe, la colonisation de l'Afrique. Le droit du sol, défini dans L’Esprit des Lois comme une « aberration qui consiste à croire qu’un cheval qui naît dans une étable est une vache » ainsi que le regroupement familial made in Giscard d’Estaing et l’intégration à la française (dérèglement de l’assimilation) accélèrent considérablement le processus si bien qu'en ce début de XXI siècle, la France subit une crise systémique.
D'où une augmentation spectaculaire de l'insécurité, un réveil des crispations identitaires, une déséducation alarmante chez les jeunes et un colossal effort socioéconomique. Devant cette dépression globale, les humanistes de supermarché, ces rossignols du carnage, tiennent des discours d'un extrême pessimisme sur l’état de la France. Ils sont désespérés, victimes de leur propre idéologie. Aussi devraient-ils méditer cette phrase de Bossuet : « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
La République est, par ailleurs, devenue théocratique puisqu'elle imposa un nouveau et très actif catéchisme avec la sacralisation des droits de l'homme perçus comme l'alpha et l'omega. D'où une impossible critique de cette idéologie. Corollairement à ce catéchisme auquel les évêques se rallièrent à la suite du IIe concile oecuménique du Vatican (1962), l'assistance aux pauvres se sécularisa par l'OPA de la République. Ainsi la Solidarité supplanta l'ancienne Charité, cette vertu théologale. Le lointain (clandestin) remplaça le prochain (natif). D'où une exhortation des clercs à violer la loi : le prétexte humanitaire vînt ici légitimer leur action. Pour un état de droit comme la France doté d'un régime démocratique, cette transgression de la loi dont la normalisation (au sens barthésien) est à la mode, cette attitude de la prêtraille humanitaire, est véritablement scandaleuse et même inacceptable - et les bons sentiments n'y changent rien : la religion n'invite pas à désobéir à la loi. Au contraire.
Aussi l'individu, aliéné par le système médiatique à la solde des puissances de l'argent, et plus simplement du mondialisme, fût-il assuré du bien fondé de son action de désobéissance citoyenne. Il ne put concevoir que le monde était complexe et non-manichéen. Il ne put se défaire de son paradigme bisounoursesque. D'où la collision brutale entre le camp du Bien et les pays dont les dirigeants n'ont pas renoncé à défendre les intérêts de leur nation, et ce même cyniquement. En effet, le politique n'a pas vocation à être moral. C'est la grande leçon de Machiavel dans son maître-ouvrage, Le Prince, destiné à parfaire l'éducation d'un souverain.
Pour bien illustrer la nature pernicieuse des hérauts du républicanisme triomphant, je citerais pour terminer l'un de leurs plus brillants inspirateurs, Jean-Jacques Rousseau, qui dans Emile ou De l'éducation écrivait ceci : « Méfiez-vous de ces cosmopolites qui vont, au loin, chercher des devoirs qu'ils dédaignent chez eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins. »
La téléologie des Lumières, pour laquelle l’Europe est le phare de l’humanité, fût le terreau des révolutionnaires de 1789 qui balayèrent les identités régionales, par la création des départements. D'où un affaiblissement de l'identité française par un refus de la diversité du substrat national, malgré une administration plus fonctionnelle (règles communes à l'ensemble du territoire). Conséquemment, le sacrifice des régions favorisa le centralisme jacobin, c'est-à-dire l'universalisme contre les particularismes. Parce que l'internationalisme fût un des fondements du programme de l’homo-jacobinus et, fatalement, une invariance de ce qu'on appellera la gauche.
Ainsi les révolutionnaires pensèrent à étendre leur paradigme sur l'ensemble de la planète. Le monde devenait leur terrain de chasse : le déclin était perceptible. Preuve de leur idéologie mortifère, l'internationalisme devînt un impérialisme. Partant de là, le rayonnement culturel français disparu au profit d'une volonté d'extension de la Révolution. Telle une tragédie récursive, la Révolution devait s'imposer au monde parce qu’une révolution tend à l'universel. Marx écrira plus tard que (cf. Révolution de Juillet) : « La nouvelle révolution française sera obligée de quitter aussitôt le terrain national et de conquérir le terrain européen. » Parce que l'influence positive de la France sur l'Europe par les arts se transforma en une domination négative (rejet des idées révolutionnaires), la guerre était inévitable.
La théorie révolutionnaire était donc, par essence, intolérante puisqu'elle excluait l'altérité (ici le droit des nations étrangères à choisir leur régime politique) sous couvert d'émancipation des peuples opprimés par l'aristocratie. Illustration de la perversité de ce système vicié dès l'origine, le génocide vendéen avec ses multiples horreurs. 200 ans plus tard, la même logique est à l'œuvre avec les fameux droits de l'homme, cheval de Troie de l'ingérence des forts sur les faibles au nom du Bien (cf. bombardements humanitaires en Serbie).
L'homo-jacobinus est, par ailleurs, ontologiquement machiavélien. Il détruirait l'humanité pour faire triompher sa croyance. Parce que son système est devenu sa religion : la gauche a remplacé Dieu pour redonner un caractère holistique à la société. Mais Dieu était l'explication de l'inexplicable et sa « mort » produisit, auprès du peuple, ce désenchantement du monde si bien décrit par Marcel Gauchet. En faisant table rase du passé, la Révolution détruisit les valeurs naturelles, ces ombres sacrées chères à Dávila. S'installa alors un clivage droite/gauche totalement absurde entre réactionnaires et révolutionnaires. En effet, la France est une construction sur 1500 ans régit par des lois immanentes, non par une coterie ou une idéologie aussi « belle » soit-elle.
Ainsi le révolutionnaire inventa la Nation (i.e. une-entité-simulacre-de-la-patrie construite contre les lois naturelles) pour souder le peuple français contre l'étranger, c'est-à-dire contre la Sainte-Alliance, ces pays de la vieille Europe qui ne voulait pas mourir. Le nationalisme de détestation est donc de gauche parce que l'attachement à la nation (idée abstraite) se substitua à l'amour charnel de la patrie (autour de la figure du roi). Devenue concept, l'appartenance à la nation perdît son caractère innéique, évident, instinctif. La nation devenait alors un plébiscite de tous les jours, un objet conceptuel dont la critique était désormais possible.
Dans la vision spenglerienne, la Révolution marqua le passage de la culture à la civilisation. Le spirituel fût ainsi annihilé par la toute puissante Raison. D'où le triomphe du matérialisme plus tard pleinement validé par la société de consommation américanomorphe. Le souffle vital de la France, c'est-à-dire sa force créatrice fût brisée par un utilitarisme forcené. C'est en ce sens qu'il faut comprendre le déclin de l'Occident. Parce que le révolutionnaire méprise l'art. Il est une machine incapable de sentir, d'admirer les créations du temps passé, aveuglé par sa pensée mécanique dont l'objectif n'est pas le « Bonheur universel », mais bien de changer l'Homme en profondeur.
La transformation de l’Homme sera ainsi une des constantes de la politique de gauche : de la Révolution française, matrice de la Révolution bolchevique avec ses millions de morts, à l’utopie mondialiste née de la métamorphose de l’internationalisme d’anciens trotskystes (cf. William Kristol, Robert Kagan, etc.) devenus les théoriciens du néoconservatisme états-unien. L’idéologie mondialiste prît donc ses racines dans la pensée de gauche, malgré la profonde influence de l’éthique protestante. D’où l’élimination systématique des opposants, des mal-pensants et des réfractaires au « Monde meilleur » – prémices au Meilleur des mondes. Cette volonté d’un Homme unique ou unidimensionnel pour employer la terminologie marcusienne trouva sa traduction politique dans la promotion de l’égalitarisme, cette perversion du noble concept d’égalité. Alors les identités nationales cédèrent peu à peu leur place à la bouillie amorphe du Village planétaire rêvé par le révolutionnaire.
Néanmoins, la foi inébranlable de ce dernier en un Progrès illimité fût elle-même détruite par les totalitarismes du XXe siècle, ces résurgences du césarisme prophétisé par Spengler. Loin d’être un Sonderweg, une bulle historique, le régime nazi ne fût que l’étape ultime du rationalisme hérité des philosophes du XVIIIe. Il est un aperçu de la finitude de la modernité marchande : les dirigeants nazis, alliés aux ploutocrates, bâtirent une société où le capitalisme atteint sa complétude (cf. le Juif devînt un esclave, cet objet doté de parole pour paraphraser Aristote). La modernité révéla donc ici sa face sombre, destructrice voire démoniaque qu’on n’étudie pas – et pour cause ! – à l’école républicaine.
Au-delà de ce lien entre l’idéologie des Lumières et la politique du IIIe Reich, il existe bien plus encore une filiation entre la Révolution et tous les totalitarismes du XXe siècle. En effet, le désir révolutionnaire de « régénérer la société » est commun à tous ces phénomènes. Telle la novlangue orwelienne, le passage de la théorie à la pratique se révéla funeste : balayer les rêves cosmopolites pour un nationalisme exacerbé, détruit l’idéal humaniste d’une paix entre les Nations au profit d’une animalisation de l’ennemi. Le Bien devenait le Mal et la tolérance laissait la place à un fanatisme dévastateur parce qu’il fallait forger l’« Homme nouveau » à grands coups de marteau. D’où un contrôle de la pensée, une négation de l’homme en tant qu’individu, un endoctrinement systématique et des moyens coercitifs pour ramener à la Raison les récalcitrants. Des méthodes hétérodoxes constitutives de la geste révolutionnaire qui débouchèrent sur la Terreur, c’est-à-dire sur les massacres de masse.
Le livre d’Ernst Nolte, La guerre civile européenne, complémentaire des travaux de l’historien François Furet, montra aussi très bien la réciprocité entre le totalitarisme national-socialiste et son pendant communiste. Le nazisme est lié à la progression du communisme en Europe. Il en est le contre-feu : le lien causal (ou nexus causal) dévoila la parenté évidente entre ces deux phénomènes, visages différents d’un même totalitarisme. Le nazisme copia les méthodes du communisme pour le combattre. D’où la volonté d’instaurer un état omnipotent incarné par un chef unique et sacralisé, la répression policière et culturelle et la logique exterminatrice. Le communisme était ainsi la cible à détruire et le modèle à imiter pour les nazis. « La relation dialectique entre communisme et fascisme est au centre des tragédies du siècle » pour reprendre la phrase de François Furet, ce qui explique les relations ambiguës des deux systèmes : hostilité mutuelle, mais pacte Germano-Soviétique. Le programme des deux totalitarismes se rapprochait dans une commune volonté d’anéantir la liberté au nom de la construction d’un Homme nouveau. D’où le crime de masse comme acte fondateur, comme code génétique, bien qu’il y ait accomplissement du programme d’un côté (nazisme et élimination des ennemis désignés) et trahison des promesses de l’autre (utopie communiste contre praxis bolchevique avec la violence au nom du Bien).
Au-delà de ces « considérations réactionnaires », la Révolution - et son avatar la République - imposa son universalisme impérialiste à travers les droits-de-l’hommisme. Cet idéal conduisit plus tard les thuriféraires des « valeurs républicaines », accompagnés d’un ethnomasochisme induit par l’aventure coloniale (elle-même réalisation de la République), à prôner l’accueil à l’Autre. D’où un éloge forcené de la diversité, puis du métissage - deux notions antagonistes. La diversité consiste à respecter les particularismes tandis que le métissage en est la négation. Le concept très en vogue du métissage s’oppose, par conséquent, à ce que le philosophe romantique Herder appelait le volkgeist, c’est-à-dire la génie national. Il conduirait logiquement à un monde indifférencié où les individus seraient interchangeables. L’humanité perdrait donc toute sa saveur, sa richesse, puisque les particularismes inhérents à tous les peuples seraient dilués dans une cosmocratie où l’Autre deviendrait un autre soi-même.
Ainsi la xénophilie hystérique (« amour de l’Autre »), produit d’une efficace et intense auto-culpabilisation (cf. La Tyrannie de la pénitence, Pascal Bruckner), fût-elle l’indice originel du mal profond de la civilisation européenne. En effet, un peuple dont la prégnance nécessaire de la chaleur maternelle du préjugé (sa force en lui-même, sa fierté atavique) a disparu, un peuple dont l'instinct vital fut anémié, anesthésié, vidé de sa substance est un peuple faible sur le chemin de la perdition, un peuple en pleine décadence. D’autant que la contre-colonisation de l’Europe par une immigration afro-musulmane (l’armée de réserve du capital selon Marx et le nouvel électeur de la gauche révolutionnaire) menace : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »
De cette déclaration d'Houari Boumédiène, l'ex-président algérien de 1965 à 1978, transparaît l'ambition schizophrénique des allogènes (aidés par les ploutocrates mondialisés devant faire pression sur les salaires), c'est-à-dire leur volonté d'échapper à la misère, tout en faisant payer à la France, et plus globalement à l'Europe, la colonisation de l'Afrique. Le droit du sol, défini dans L’Esprit des Lois comme une « aberration qui consiste à croire qu’un cheval qui naît dans une étable est une vache » ainsi que le regroupement familial made in Giscard d’Estaing et l’intégration à la française (dérèglement de l’assimilation) accélèrent considérablement le processus si bien qu'en ce début de XXI siècle, la France subit une crise systémique.
D'où une augmentation spectaculaire de l'insécurité, un réveil des crispations identitaires, une déséducation alarmante chez les jeunes et un colossal effort socioéconomique. Devant cette dépression globale, les humanistes de supermarché, ces rossignols du carnage, tiennent des discours d'un extrême pessimisme sur l’état de la France. Ils sont désespérés, victimes de leur propre idéologie. Aussi devraient-ils méditer cette phrase de Bossuet : « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
La République est, par ailleurs, devenue théocratique puisqu'elle imposa un nouveau et très actif catéchisme avec la sacralisation des droits de l'homme perçus comme l'alpha et l'omega. D'où une impossible critique de cette idéologie. Corollairement à ce catéchisme auquel les évêques se rallièrent à la suite du IIe concile oecuménique du Vatican (1962), l'assistance aux pauvres se sécularisa par l'OPA de la République. Ainsi la Solidarité supplanta l'ancienne Charité, cette vertu théologale. Le lointain (clandestin) remplaça le prochain (natif). D'où une exhortation des clercs à violer la loi : le prétexte humanitaire vînt ici légitimer leur action. Pour un état de droit comme la France doté d'un régime démocratique, cette transgression de la loi dont la normalisation (au sens barthésien) est à la mode, cette attitude de la prêtraille humanitaire, est véritablement scandaleuse et même inacceptable - et les bons sentiments n'y changent rien : la religion n'invite pas à désobéir à la loi. Au contraire.
Aussi l'individu, aliéné par le système médiatique à la solde des puissances de l'argent, et plus simplement du mondialisme, fût-il assuré du bien fondé de son action de désobéissance citoyenne. Il ne put concevoir que le monde était complexe et non-manichéen. Il ne put se défaire de son paradigme bisounoursesque. D'où la collision brutale entre le camp du Bien et les pays dont les dirigeants n'ont pas renoncé à défendre les intérêts de leur nation, et ce même cyniquement. En effet, le politique n'a pas vocation à être moral. C'est la grande leçon de Machiavel dans son maître-ouvrage, Le Prince, destiné à parfaire l'éducation d'un souverain.
Pour bien illustrer la nature pernicieuse des hérauts du républicanisme triomphant, je citerais pour terminer l'un de leurs plus brillants inspirateurs, Jean-Jacques Rousseau, qui dans Emile ou De l'éducation écrivait ceci : « Méfiez-vous de ces cosmopolites qui vont, au loin, chercher des devoirs qu'ils dédaignent chez eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins. »
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