« Comment peut-on encore dire ça au XXIe siècle ? »
La phrase la plus stupide qu’on ne cesse de répéter. Il me semblait, en effet, qu’avec la Grande Guerre suivie des totalitarismes communiste et national-socialiste, la vieille croyance hégélienne en un Progès linéaire fondé sur la Raison avait définitivement été rendue inopérante.
Mais, non. Les mass-médias, les âmes citoyennes, les collèges de bureau, à court d’arguments, nous ressortent inlassablement cette antienne du Progrès-qui-est-forcément-meilleur pour bien nous faire comprendre que la discussion est terminée. Pas de débat avec les dinosaures, les réactionnaires, les fascistes. On ne pactise pas avec le diable.
Pourtant, dans mon esprit vicié, la philosophie béhachélienne n’égale pas les écrits des penseurs pré-socratiques, d’Aristote ou de Nietzsche. La prose de Marc Lévy ne me paraît pas être à la hauteur de la littérature barrésienne. Les tableaux de Poussin, de Monet, les fresques de Raphaël, me sont infiniment plus chers que les productions des « arts contemporains*. »
*formule oxymorique.
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vendredi 26 février 2010
mardi 26 janvier 2010
Dissection de l'opposition politique en France
Le mongoloïde des steppes à face de citron, dans la douceur émolliente de son palais élyséen, prépare tranquillement sa réélection à la présidentielle de 2012. Revue de la concurrence :
Dominique (faussement) de Villepin est en procès. Procès contrôlé par Talonnette Ier, malgré les philippiques lyriques de l’ancien Premier ministre, devant les mass-médias et des magistrats stipendiés. « J’ai en moi une impossibilité d’obéir » (dixit Chateaubriand) semblait-t-il lancer, devant une assemblée d’héxagonoïdes aux anges, pour son retour devant la scène politique.
Martine Aubry, fille du réformiste Jacques Delors, femme de l’« avocat des islamistes », Première secrétaire du Parti socialiste suite à une élection à l’africaine. Libérale, européiste, à l’avant-garde de l’arrière-garde, elle est le pendant féminin de Sarkozy (excepté le diagnostic psychiatrique, le goût pour le luxe et le talent médiatique). Elle sera victime d’un torpillage en règle de la part de ses amis.
Alain Juppé est un esprit brillant, éternel second, éternel cocu. Il prépare sa place au sein du Califat universel à la Alain Soral, la subtilité et la finesse en plus contrairement à son collègue national-révolutionnaire. Lui a bien compris le principe de la longue durée braudélienne. Au mépris de la laïcité qu’il affectionne tant, il finance ainsi avec prodigalité les Mosquées. Bref : un esprit supérieur à babouches (sauf si la roue de l'Histoire tourne... hihi).
Marie-George Buffet a renoncé au marxisme. Changeons les mœurs à défaut de l’économie est sa nouvelle devise. Pensée claudicante : allié au néocapitalisme, le PCF participe au dumping social par son approbation du tsunami démographique. La sociologie montre que les électeurs communistes sont passés au FN. Message personnel à Duclos, Thorez et Marchais : « Revenez ! »
Marine Le Pen n’a pas compris le succès du Front national. Elle cherche à normaliser le parti de feu Jean-Marie, sauf qu’intégrer le Système est une erreur stratégique. Le vote FN est un défouloir, un vote sanction ; s’il perd sa force de répulsion (à l’égard des médias), l’aventure électorale prendra fin. Anciennement fédérateur, ce parti est en pleine déliquescence (dissidence, aplaventrisme, perte du chef) : son succès annoncé aux régionales n’est qu’un leurre.
Les souverainistes sont de gentils inconnus. Jugés archaïques par les élites, boudés par les médias, confrontés à la fragmentation, ils sont de magnifiques perdants à la manière de leur maîtres, Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement. Qui connaît Paul-Marie Coûteaux ? Autrement dit, les convictions ne payent pas en politique. Eh oui ! hélas…
Dominique (faussement) de Villepin est en procès. Procès contrôlé par Talonnette Ier, malgré les philippiques lyriques de l’ancien Premier ministre, devant les mass-médias et des magistrats stipendiés. « J’ai en moi une impossibilité d’obéir » (dixit Chateaubriand) semblait-t-il lancer, devant une assemblée d’héxagonoïdes aux anges, pour son retour devant la scène politique.
Martine Aubry, fille du réformiste Jacques Delors, femme de l’« avocat des islamistes », Première secrétaire du Parti socialiste suite à une élection à l’africaine. Libérale, européiste, à l’avant-garde de l’arrière-garde, elle est le pendant féminin de Sarkozy (excepté le diagnostic psychiatrique, le goût pour le luxe et le talent médiatique). Elle sera victime d’un torpillage en règle de la part de ses amis.
Alain Juppé est un esprit brillant, éternel second, éternel cocu. Il prépare sa place au sein du Califat universel à la Alain Soral, la subtilité et la finesse en plus contrairement à son collègue national-révolutionnaire. Lui a bien compris le principe de la longue durée braudélienne. Au mépris de la laïcité qu’il affectionne tant, il finance ainsi avec prodigalité les Mosquées. Bref : un esprit supérieur à babouches (sauf si la roue de l'Histoire tourne... hihi).
Marie-George Buffet a renoncé au marxisme. Changeons les mœurs à défaut de l’économie est sa nouvelle devise. Pensée claudicante : allié au néocapitalisme, le PCF participe au dumping social par son approbation du tsunami démographique. La sociologie montre que les électeurs communistes sont passés au FN. Message personnel à Duclos, Thorez et Marchais : « Revenez ! »
Marine Le Pen n’a pas compris le succès du Front national. Elle cherche à normaliser le parti de feu Jean-Marie, sauf qu’intégrer le Système est une erreur stratégique. Le vote FN est un défouloir, un vote sanction ; s’il perd sa force de répulsion (à l’égard des médias), l’aventure électorale prendra fin. Anciennement fédérateur, ce parti est en pleine déliquescence (dissidence, aplaventrisme, perte du chef) : son succès annoncé aux régionales n’est qu’un leurre.
Les souverainistes sont de gentils inconnus. Jugés archaïques par les élites, boudés par les médias, confrontés à la fragmentation, ils sont de magnifiques perdants à la manière de leur maîtres, Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement. Qui connaît Paul-Marie Coûteaux ? Autrement dit, les convictions ne payent pas en politique. Eh oui ! hélas…
mardi 12 janvier 2010
Ordo ad chaos
La superclasse, définie par Huntington, cherche à saper les valeurs traditionnelles pour sarcler les sociétés. Autrement dit, le néocapitalisme oligopolistique mondialisé coupe les individus de leur sol, de leur identité devenue un syncrétisme de la médiocrité, de leur culture, par une philistinisation des esprits, pour réduire les masses à la sujétion. Briser la famille et les fondements des populations revient à développer le néolibéralisme par la création de nouveaux marchés.
Ainsi, la subculture américanomorphe, pousse-t-elle à la consommation : les individus deviennent des unités, de simples numéros dans un conglomérat Mondial (lire la définition de l’identité française selon Eric Besson). D’où la réalisation du cauchemar orwellien par la novlangue psittaciste : la subversion sémantique, rendue possible par la déculturation galopante, détruit la pensée. Les individus deviennent la chaire à canon de l’élite cosmocratique, une pâte modelable, un collectif qui n’a pas de conscience en-soi ni pour-soi. Collectif d’autant plus malléable qu’il ne dispose plus des outils conceptuels pour penser.
Dans cet univers, les néoélites ont un rôle clé : elles soutiennent la stratégie du tittytainment selon Brzeziński, la distraction au sens pascalien (distraire pour détourner de l’essentiel). Politique qui cherche à détruire la décence commune chère à Orwell pour étendre le marché-roi. Loin des aristocrates d’antan et de leurs valeurs d’airain, la superclasse contemporaine ne tend pas au bien commun, mais à son confort personnel. La réalisation de son rêve babylonien (déconnecté de la triviale réalité) reviendrait à conforter sa place de choix au sein du Système. Annihiler l’esprit critique par la consommation, soit la modernisation de la formule romaine : « du pain et des jeux », cela revient à favoriser la libéralisation des mœurs pour détourner de l’exploitation néolibérale.
Les néointellectuels ne peuvent donc pas comprendre l’amour de la terre. Leur domaine, c’est l’abstraction : sans attache, ni lignage, les apologètes du Marché souffrent d’hallucination. Hallucination qu’ils cherchent à étendre au collectif. Incapable de comprendre l’attachement à la terre, son génie consubstantiel, son caractère structurant, ils tentent d’édifier leur monde parfait (encore cette volonté de « régénérer la société »).
Ce monde serait l’étape ultime du néolibéralisme, sa finitude. Il faudrait alors boucler la boucle par la transformation de l’homme en un vulgaire humanoïde, un être décharné, sans identité ni valeur, bref un esclave du Capital sans frein. La collusion du progressisme et du capitalisme participe ainsi de leur commune volonté de créer le Festivus Festivus, ce bipède éternel consommateur, exploité et sans capacité intellectuelle.
Néanmoins, soyons optimiste !
L’hubris des néoélites causera leur perte. Tel les Romains du Haut-Empire occupés à partouzer plutôt qu’à se prémunir contre l’extérieur (édit de Caracalla), ce retour de l’infâme réalité, ce rêve faustien de nos ploutocrates ne se réalisera pas. Ils n’arriveront pas à s’emparer définitivement de la vie des gens. Ils n’arriveront pas à transformer l’enracinement en une vague culture cosmopolite. Leur monde anhistorique sera balayer par le souffle éternel des temps, par l’appel de la vie, le retour du réel, parce que leur finalité, c’est le néant. Un néant sans fin. Les Hommes se réveilleront : Ordo ad chaos.
Ainsi, la subculture américanomorphe, pousse-t-elle à la consommation : les individus deviennent des unités, de simples numéros dans un conglomérat Mondial (lire la définition de l’identité française selon Eric Besson). D’où la réalisation du cauchemar orwellien par la novlangue psittaciste : la subversion sémantique, rendue possible par la déculturation galopante, détruit la pensée. Les individus deviennent la chaire à canon de l’élite cosmocratique, une pâte modelable, un collectif qui n’a pas de conscience en-soi ni pour-soi. Collectif d’autant plus malléable qu’il ne dispose plus des outils conceptuels pour penser.
Dans cet univers, les néoélites ont un rôle clé : elles soutiennent la stratégie du tittytainment selon Brzeziński, la distraction au sens pascalien (distraire pour détourner de l’essentiel). Politique qui cherche à détruire la décence commune chère à Orwell pour étendre le marché-roi. Loin des aristocrates d’antan et de leurs valeurs d’airain, la superclasse contemporaine ne tend pas au bien commun, mais à son confort personnel. La réalisation de son rêve babylonien (déconnecté de la triviale réalité) reviendrait à conforter sa place de choix au sein du Système. Annihiler l’esprit critique par la consommation, soit la modernisation de la formule romaine : « du pain et des jeux », cela revient à favoriser la libéralisation des mœurs pour détourner de l’exploitation néolibérale.
Les néointellectuels ne peuvent donc pas comprendre l’amour de la terre. Leur domaine, c’est l’abstraction : sans attache, ni lignage, les apologètes du Marché souffrent d’hallucination. Hallucination qu’ils cherchent à étendre au collectif. Incapable de comprendre l’attachement à la terre, son génie consubstantiel, son caractère structurant, ils tentent d’édifier leur monde parfait (encore cette volonté de « régénérer la société »).
Ce monde serait l’étape ultime du néolibéralisme, sa finitude. Il faudrait alors boucler la boucle par la transformation de l’homme en un vulgaire humanoïde, un être décharné, sans identité ni valeur, bref un esclave du Capital sans frein. La collusion du progressisme et du capitalisme participe ainsi de leur commune volonté de créer le Festivus Festivus, ce bipède éternel consommateur, exploité et sans capacité intellectuelle.
Néanmoins, soyons optimiste !
L’hubris des néoélites causera leur perte. Tel les Romains du Haut-Empire occupés à partouzer plutôt qu’à se prémunir contre l’extérieur (édit de Caracalla), ce retour de l’infâme réalité, ce rêve faustien de nos ploutocrates ne se réalisera pas. Ils n’arriveront pas à s’emparer définitivement de la vie des gens. Ils n’arriveront pas à transformer l’enracinement en une vague culture cosmopolite. Leur monde anhistorique sera balayer par le souffle éternel des temps, par l’appel de la vie, le retour du réel, parce que leur finalité, c’est le néant. Un néant sans fin. Les Hommes se réveilleront : Ordo ad chaos.
lundi 28 décembre 2009
Aphorismes
Le métissage, c'est le retour de la collaboration horizontale.
L'hypersexualisation du langage (dialogue, corporel, etc.) entraîne une désérotisation du sexe, d'où sa banalisation. La pornographie enlève du mystère à la femme. Elle la désacralise.
La tragédie de l’Amérique réside dans la victoire des Yankees.
Un homme qui apprécie Maurice Barrès ne peut être médiocre.
La messalinisation des femmes occidentales révèle la décadence des sociétés libérales.
L'historien est un exégète du temps passé.
La néofemme est une schizophrène : elle vit en salope et veut qu'on la traite en princesse.
Le néohomme, enlevé le charme et l’érudition, ressemble aux femmes de la société victorienne.
Qui y a-t-il de plus méprisable qu’une femme moderne ? Peut être un homme moderne ?
L'Européen défait par le principe d'hétérotélie : il prônait la paix, il aura la guerre.
L’amour est une construction. Le reste n’est que littérature…
Seul le –isme de royalisme est viable. Tandis que les autres – isme (nationalisme, communisme ou libéralisme) abaissent et réduisent, lui seul élève et englobe de par son caractère sacré. Défaite de la sagesse contre victoire du fanatisme, voilà les maux de notre société.
L'hypersexualisation du langage (dialogue, corporel, etc.) entraîne une désérotisation du sexe, d'où sa banalisation. La pornographie enlève du mystère à la femme. Elle la désacralise.
La tragédie de l’Amérique réside dans la victoire des Yankees.
Un homme qui apprécie Maurice Barrès ne peut être médiocre.
La messalinisation des femmes occidentales révèle la décadence des sociétés libérales.
L'historien est un exégète du temps passé.
La néofemme est une schizophrène : elle vit en salope et veut qu'on la traite en princesse.
Le néohomme, enlevé le charme et l’érudition, ressemble aux femmes de la société victorienne.
Qui y a-t-il de plus méprisable qu’une femme moderne ? Peut être un homme moderne ?
L'Européen défait par le principe d'hétérotélie : il prônait la paix, il aura la guerre.
L’amour est une construction. Le reste n’est que littérature…
Seul le –isme de royalisme est viable. Tandis que les autres – isme (nationalisme, communisme ou libéralisme) abaissent et réduisent, lui seul élève et englobe de par son caractère sacré. Défaite de la sagesse contre victoire du fanatisme, voilà les maux de notre société.
De la virginité
Bilan de la libéralisation des mœurs issue de Mai 68 :
1) La famille est devenue ringarde par l’alliance objective du libéralisme avec les libertaires. Le philosophe marxiste Michel Clouscard avait bien compris la manœuvre : le capitalisme avait besoin de détruire la famille pour prospérer. Divorcer = achats multipliés par deux.
2) Les enfants furent ballotés de familles monoparentales en familles décomposées. D’où une non acquisition des repères fondamentaux (sphères psychologico-affective et économico-sociale) et ces petits monstres illettrés sacralisés par la société de consommation.
3) Des parents aux abonnés absents : néomère narcissique prête à séduire les camarades de sa fille de 16 ans (chirurgie esthétique, achat de vêtements plutôt que de cahiers scolaires, etc.) et père attardé (jeux vidéos), d’une indicible lâcheté (abandon de sa femme enceinte) ou vieux rogatons libertins.
4) Devenus une norme l’infidélité, le divorce (désacralisation du mariage) et les avortements de masse renforcèrent l’hyperindividualisme de masse. Les solidarités ancestrales n’y résistèrent pas.
5) La promotion de la déviance (pédérastie, zoophilie, etc.) favorisa le processus commercial (un marché pour les gays, les adulescents, etc.).
Autant dire qu’une femme subversive, en 2009, garde sa virginité, élève ses enfants et reste fidèle à son mari. Parce que du temps de nos glorieux anciens, une femme dont l’homme avait pris la virginité sans mariage à la clé avait droit à des réparations financières.
C’était ce qu’on appelait le Kranzgeld. La morale commune selon la formule d’Orwell était primordiale : l’homme avait une responsabilité au-delà de faire jouir son ex-future-ex-compagne. Bref. Il faut donc en revenir aux fondamentaux.
1) La famille est devenue ringarde par l’alliance objective du libéralisme avec les libertaires. Le philosophe marxiste Michel Clouscard avait bien compris la manœuvre : le capitalisme avait besoin de détruire la famille pour prospérer. Divorcer = achats multipliés par deux.
2) Les enfants furent ballotés de familles monoparentales en familles décomposées. D’où une non acquisition des repères fondamentaux (sphères psychologico-affective et économico-sociale) et ces petits monstres illettrés sacralisés par la société de consommation.
3) Des parents aux abonnés absents : néomère narcissique prête à séduire les camarades de sa fille de 16 ans (chirurgie esthétique, achat de vêtements plutôt que de cahiers scolaires, etc.) et père attardé (jeux vidéos), d’une indicible lâcheté (abandon de sa femme enceinte) ou vieux rogatons libertins.
4) Devenus une norme l’infidélité, le divorce (désacralisation du mariage) et les avortements de masse renforcèrent l’hyperindividualisme de masse. Les solidarités ancestrales n’y résistèrent pas.
5) La promotion de la déviance (pédérastie, zoophilie, etc.) favorisa le processus commercial (un marché pour les gays, les adulescents, etc.).
Autant dire qu’une femme subversive, en 2009, garde sa virginité, élève ses enfants et reste fidèle à son mari. Parce que du temps de nos glorieux anciens, une femme dont l’homme avait pris la virginité sans mariage à la clé avait droit à des réparations financières.
C’était ce qu’on appelait le Kranzgeld. La morale commune selon la formule d’Orwell était primordiale : l’homme avait une responsabilité au-delà de faire jouir son ex-future-ex-compagne. Bref. Il faut donc en revenir aux fondamentaux.
jeudi 24 décembre 2009
Analysons une chanson (I)
« Je suis
Une femme d'aujourd'hui
Je suis
Je suis d'ailleurs ici
Une femme qui se dévoile
Et qui suit ses envies
Je suis
Une femme aujourd'hui
Je vis
Sans faire de compromis
Mon cœur est tout à moi
Mon corps n'est pas soumis »
Femme d'aujourd'hui, Sofia Essaïdi.
Une chanson dont les paroles du refrain commencent par « Une femme d'aujourd'hui » me laisse à penser qu'il s'agit d'une énième daube de propagande pro-mai 68. La suite ne fait ainsi que confirmer mes premières impressions. Parce qu'une femme d'aujourd'hui, c'est une femme qui délaisse ses enfants, une adulescente débile en admiration devant la sous-culture rap, une pute à frange sous influence télévisuelle. Bref, la femme d'aujourd'hui est à la femme, ce que Joey Starr est à la musique : une dérive que la bêtise collective porte au pinacle.
Poursuivons notre passionnante lecture de cette très moderne chanson. Le vers suivant « Une femme qui se dévoile » est aussi édifiant : sa double interprétation (dévoiler par la nudité ou via un psychologisme très à la mode) donne à réfléchir sur l'état de déliquescence de notre pauvre civilisation. Diagnostic confirmé par la phrase « Et qui suit ses envies », c'est-à-dire qu'on a ici une apologie de la gourgandine ou de la pétasse pour employer un vocabulaire plus actuel. Une femme qui « suit ses envies », c'est une femme seule à 30 ans, dépressive et accro. aux séances de psychanalyse parce qu'elle a été sensible à l'hystérie (pour utiliser la nosologie freudienne) des féministes.
Le « Sans faire de compromis » se passe de commentaires. Être en couple nécessite, en effet, de faire des compromis : l'égotisme/l'hyperindividualisme actuel explique la massification du divorce. Propos corroborés ensuite par la formule « Mon cœur est tout à moi. » Ne pas confondre aussi amour et passion. La passion est un sentiment éphémère tandis que l'amour résulte d'une commune volonté de deux êtres de vivre ensemble. L'amour est une construction.
La dernière phrase du refrain « Mon corps n'est pas soumis » est d'une bêtise confondante. Le corps de la femme moderne est soumis au modèle véhiculé par les mass-médias occidentaux, c'est-à-dire à l'extrême maigreur des mannequins des magazines féminins. N'oublions pas que la pseudo révolution induite par la dynamique hippie a entraîné une réification du corps de la femme. L'alliance objective de la libération des mœurs et du néocapitalisme a donné la pornographie de masse, avilissement de l'érotisme d'antan.
Une femme d'aujourd'hui
Je suis
Je suis d'ailleurs ici
Une femme qui se dévoile
Et qui suit ses envies
Je suis
Une femme aujourd'hui
Je vis
Sans faire de compromis
Mon cœur est tout à moi
Mon corps n'est pas soumis »
Femme d'aujourd'hui, Sofia Essaïdi.
Une chanson dont les paroles du refrain commencent par « Une femme d'aujourd'hui » me laisse à penser qu'il s'agit d'une énième daube de propagande pro-mai 68. La suite ne fait ainsi que confirmer mes premières impressions. Parce qu'une femme d'aujourd'hui, c'est une femme qui délaisse ses enfants, une adulescente débile en admiration devant la sous-culture rap, une pute à frange sous influence télévisuelle. Bref, la femme d'aujourd'hui est à la femme, ce que Joey Starr est à la musique : une dérive que la bêtise collective porte au pinacle.
Poursuivons notre passionnante lecture de cette très moderne chanson. Le vers suivant « Une femme qui se dévoile » est aussi édifiant : sa double interprétation (dévoiler par la nudité ou via un psychologisme très à la mode) donne à réfléchir sur l'état de déliquescence de notre pauvre civilisation. Diagnostic confirmé par la phrase « Et qui suit ses envies », c'est-à-dire qu'on a ici une apologie de la gourgandine ou de la pétasse pour employer un vocabulaire plus actuel. Une femme qui « suit ses envies », c'est une femme seule à 30 ans, dépressive et accro. aux séances de psychanalyse parce qu'elle a été sensible à l'hystérie (pour utiliser la nosologie freudienne) des féministes.
Le « Sans faire de compromis » se passe de commentaires. Être en couple nécessite, en effet, de faire des compromis : l'égotisme/l'hyperindividualisme actuel explique la massification du divorce. Propos corroborés ensuite par la formule « Mon cœur est tout à moi. » Ne pas confondre aussi amour et passion. La passion est un sentiment éphémère tandis que l'amour résulte d'une commune volonté de deux êtres de vivre ensemble. L'amour est une construction.
La dernière phrase du refrain « Mon corps n'est pas soumis » est d'une bêtise confondante. Le corps de la femme moderne est soumis au modèle véhiculé par les mass-médias occidentaux, c'est-à-dire à l'extrême maigreur des mannequins des magazines féminins. N'oublions pas que la pseudo révolution induite par la dynamique hippie a entraîné une réification du corps de la femme. L'alliance objective de la libération des mœurs et du néocapitalisme a donné la pornographie de masse, avilissement de l'érotisme d'antan.
mercredi 23 décembre 2009
Libelle : Doc Gynéco
Doc Gynéco est un de ces chanteurs à la mode ayant une gueule de péruvien cannabinique et un comportement d'adolescent priapique. Tel l'immense néant musical Grand Corps Malade (l'handicapé sérial-rimeur aux vers de mirliton), Doc Gynéco a choisi un pseudonyme (oserais-je parler de nom de plume ?) qui reflète son extrême médiocrité : franchement, sortiriez-vous avec une Madame Prostate ou une Mlle Doigtdanslecul ? Et ce même si la fille est pineauculmettable...
Néochanteur estampillé rebellocrate, Doc Gynéco vit dans un monde où SAS signifie Son Altesse Salpingite, un monde où un millionnaire a un comportement de dégénéré des bas quartiers, un monde où un attardé à la physionomie simiesque réussi davantage qu'un honnête travailleur. Quel mauvais goût ! Une allégorie du monde moderne à tête de cacahuète.
Passons à l'« œuvre » du colonel Gonorrhée maintenant. Voici une phrase d'Henry de Monterhlant qui en résume bien l'essence : « Roule, torrent de l'inutilité ! » Des textes minables, une écriture de collégien, un QI de pétoncle et un statut de… poète. Doc Gynéco exploite ainsi son banal talent pour les allitérations ayant suscité l’admiration d’un public constitué de lyophilisés du bulbe. Autant dire qu’il est devenu un Rimbaud moderne selon le vocabulaire doxal contemporain.
Le style du chanteur est désespérément monolinéaire. Le parti pris de vrai-faux crétinisme mis en écho avec de la fausse-vraie connerie entre la dictée d’éducation spécialisée et la lecture à voix haute d’une ordonnance de sanatorium n’est pas là pour remonter le niveau. Aussi le contenu des chansons oscille-t-il entre le nombrilisme (égomania abyssale), l’ignorance crasse (indignations politiques surjouées) et les confessions ravageusement impudiques et d’un ridicule désolant.
Sachant que la mode est à la métissolâtrie, Doc Gynéco a également du succès avec les néofemmes. Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour le comprendre. Pourtant, ce malade mental vaguement tubard et aussi dynamique qu’un patient à l’électroencéphalogramme plat, n’a qu’un physique de robot Moulinex. Vive le monde moderne !
Néochanteur estampillé rebellocrate, Doc Gynéco vit dans un monde où SAS signifie Son Altesse Salpingite, un monde où un millionnaire a un comportement de dégénéré des bas quartiers, un monde où un attardé à la physionomie simiesque réussi davantage qu'un honnête travailleur. Quel mauvais goût ! Une allégorie du monde moderne à tête de cacahuète.
Passons à l'« œuvre » du colonel Gonorrhée maintenant. Voici une phrase d'Henry de Monterhlant qui en résume bien l'essence : « Roule, torrent de l'inutilité ! » Des textes minables, une écriture de collégien, un QI de pétoncle et un statut de… poète. Doc Gynéco exploite ainsi son banal talent pour les allitérations ayant suscité l’admiration d’un public constitué de lyophilisés du bulbe. Autant dire qu’il est devenu un Rimbaud moderne selon le vocabulaire doxal contemporain.
Le style du chanteur est désespérément monolinéaire. Le parti pris de vrai-faux crétinisme mis en écho avec de la fausse-vraie connerie entre la dictée d’éducation spécialisée et la lecture à voix haute d’une ordonnance de sanatorium n’est pas là pour remonter le niveau. Aussi le contenu des chansons oscille-t-il entre le nombrilisme (égomania abyssale), l’ignorance crasse (indignations politiques surjouées) et les confessions ravageusement impudiques et d’un ridicule désolant.
Sachant que la mode est à la métissolâtrie, Doc Gynéco a également du succès avec les néofemmes. Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour le comprendre. Pourtant, ce malade mental vaguement tubard et aussi dynamique qu’un patient à l’électroencéphalogramme plat, n’a qu’un physique de robot Moulinex. Vive le monde moderne !
mardi 22 décembre 2009
Lettre au médiateur de France Télévision
Objet : L'affaire Salengro*
Monsieur,
Je vous écris suite à la diffusion du téléfilm du mardi 14 avril, L'affaire Salengro. Ayant fait des études d'histoire, je tenais tout d’abord à féliciter et à remercier France 2 qui, depuis quelques temps déjà, diffuse des téléfilms historiques de qualité à une heure de grande écoute.
L'affaire Salengro n'échappa pas à la règle. La reconstitution du climat politique, le souci d’objectivé ainsi que le choix des acteurs – à l’exception notable de l’interprète de Léon Daudet, fort peu ressemblant - étaient particulièrement réussis.
Je vous signalerais toutefois une inexactitude ou plutôt un manque d’objectivité perceptible dans les dernières secondes de L’affaire Salengro. En effet, à la fin du téléfilm, une voix off déclare que Charles Maurras fut, après la guerre, reconnu coupable de haute trahison et d’intelligence avec l’ennemi, suggérant ainsi que M. Maurras aurait été un fervent collaborationniste.
Or, les historiens savent bien qu’il n’en est rien. Charles Maurras, bien que sympathisant du maréchal Pétain, a toujours été un germanophobe convaincu, très critique à l’égard du national-socialisme.
C’est pourquoi, j’ai été surpris que le téléfilm d’Yves Boisset, dans son souci d’objectivité historique, ne fasse pas mention de ces informations ô combien importantes pour comprendre la complexité de l’Histoire.
Ainsi me demandais-je s’il s’agissait d’un simple oubli ou s’il y avait là une volonté délibérer de la part des auteurs du téléfilm de réduire l’histoire à un manichéisme des plus sommaire, avec d’un côté des résistants appartenant à la gauche et de l’autre des collaborationnistes de droite (cf. Simon Epstein) ?
Bien cordialement,
Flamininus
* Je n'ai pas reçu de réponse à ce courriel pourtant très modéré.
Monsieur,
Je vous écris suite à la diffusion du téléfilm du mardi 14 avril, L'affaire Salengro. Ayant fait des études d'histoire, je tenais tout d’abord à féliciter et à remercier France 2 qui, depuis quelques temps déjà, diffuse des téléfilms historiques de qualité à une heure de grande écoute.
L'affaire Salengro n'échappa pas à la règle. La reconstitution du climat politique, le souci d’objectivé ainsi que le choix des acteurs – à l’exception notable de l’interprète de Léon Daudet, fort peu ressemblant - étaient particulièrement réussis.
Je vous signalerais toutefois une inexactitude ou plutôt un manque d’objectivité perceptible dans les dernières secondes de L’affaire Salengro. En effet, à la fin du téléfilm, une voix off déclare que Charles Maurras fut, après la guerre, reconnu coupable de haute trahison et d’intelligence avec l’ennemi, suggérant ainsi que M. Maurras aurait été un fervent collaborationniste.
Or, les historiens savent bien qu’il n’en est rien. Charles Maurras, bien que sympathisant du maréchal Pétain, a toujours été un germanophobe convaincu, très critique à l’égard du national-socialisme.
C’est pourquoi, j’ai été surpris que le téléfilm d’Yves Boisset, dans son souci d’objectivité historique, ne fasse pas mention de ces informations ô combien importantes pour comprendre la complexité de l’Histoire.
Ainsi me demandais-je s’il s’agissait d’un simple oubli ou s’il y avait là une volonté délibérer de la part des auteurs du téléfilm de réduire l’histoire à un manichéisme des plus sommaire, avec d’un côté des résistants appartenant à la gauche et de l’autre des collaborationnistes de droite (cf. Simon Epstein) ?
Bien cordialement,
Flamininus
* Je n'ai pas reçu de réponse à ce courriel pourtant très modéré.
Ripoublique maçonnique
Synthèse magistrale, par un commentateur du site fdesouche :
« La République aura réussi l’exploit de tuer la monarchie, de détruire la noblesse, d'anéantir les coutumes, de désacraliser l’Eglise, d'efféminer les hommes, de masculiniser les femmes, de détourner les jeunes de l’hétérosexualité, de dénataliser la population française, de remplacer les Blancs par des Noirs, des Arabes, des Chinois, des Turcs… Tout cela pour arriver à ce mélange immonde de peuples inassimilables, à cette bouillie de négritude et de versets mahométans, de youyous et de boubous, de jérémiades sans-papelardières, au milieu d’un déficit économique abyssal et d’une ruine industrielle. La France est devenue un mouroir : la République métissée, c’est le mourir-ensemble. »
« La République aura réussi l’exploit de tuer la monarchie, de détruire la noblesse, d'anéantir les coutumes, de désacraliser l’Eglise, d'efféminer les hommes, de masculiniser les femmes, de détourner les jeunes de l’hétérosexualité, de dénataliser la population française, de remplacer les Blancs par des Noirs, des Arabes, des Chinois, des Turcs… Tout cela pour arriver à ce mélange immonde de peuples inassimilables, à cette bouillie de négritude et de versets mahométans, de youyous et de boubous, de jérémiades sans-papelardières, au milieu d’un déficit économique abyssal et d’une ruine industrielle. La France est devenue un mouroir : la République métissée, c’est le mourir-ensemble. »
« Il te sera beaucoup pardonné ! »
« Élevé dans un lupanar, entremetteur dès l’adolescence, outrage public à la pudeur vers l’âge adulte, renégat tout le reste du temps, Aristide Briand a une tendance naturelle, innée en quelque sorte, à ne connaître que le droit commun. » Léon Daudet.
Remplaçons Briand par Con-Bandit et la phrase précédente gardera toute sa force évocatrice. Vieux rogaton libéral-libertaire, caution morale du néolibéralisme, ce falso-rebelle de Daniel Con-Bandit, dont l’œuvre relève de la tératologie, est le parangon de vertu d’une société où la vertu est devenue le vice et la beauté un blasphème.
Cette bordille soixante-huitarde ne respecte rien : ni les ouvriers, ni la liberté d’expression (« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! »), ni même les enfants (ses discours laudatifs sur la pédomanie). Tartufferie à son acmé, ce crypto-terroriste qui insultait un ministre et mettait le feu à un pays à 20 ans, cet apatride ou citoyen du monde pour employer une terminologie plus à la mode, est devenu un honnête parlementaire de la machine européiste, fonctionnaire surpayé et propagandiste zélé du mondialisme dont l’écologie n'est que le cache-sexe.
Loin des évêques humanistes (Le Capital de Marx est leur nouveau missel) ou des incultes gauchistes sans-papiéristes (« idiots utiles du Système »), ce bon petit soldat à l’indignation calculée connaît son rôle : il s’en accommode à merveille au nom de l’idéologie du désir, ce néo-fascisme identifié par le philosophe marxiste Michel Clouscard. Pourquoi ? Parce que de condition bourgeoise, il peut jouir sans entraves, profité du sacro-saint Marché et vivre dans l’oisiveté tandis que les exploités du prolétariat s’aliènent au travail pour produire ses objets transitionnels de plaisir.
Dégueulasse finitude de l’idéologie libérale-libertaire dont les naïfs mutins de Panurge (i.e. les folliculaires appointés à Libé, les sociologues d’Etat ou les rebellocrates) pensent encore qu’elle est subversive. Être non-conformiste dans nos sociétés modernes revient à être fidèle à sa femme et à s’occuper de ses enfants (contrairement aux tapettes socio-démocrates à tendance libertaire dont la misère affective équivaut à leur vacuité intellectuelle).
Remplaçons Briand par Con-Bandit et la phrase précédente gardera toute sa force évocatrice. Vieux rogaton libéral-libertaire, caution morale du néolibéralisme, ce falso-rebelle de Daniel Con-Bandit, dont l’œuvre relève de la tératologie, est le parangon de vertu d’une société où la vertu est devenue le vice et la beauté un blasphème.
Cette bordille soixante-huitarde ne respecte rien : ni les ouvriers, ni la liberté d’expression (« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! »), ni même les enfants (ses discours laudatifs sur la pédomanie). Tartufferie à son acmé, ce crypto-terroriste qui insultait un ministre et mettait le feu à un pays à 20 ans, cet apatride ou citoyen du monde pour employer une terminologie plus à la mode, est devenu un honnête parlementaire de la machine européiste, fonctionnaire surpayé et propagandiste zélé du mondialisme dont l’écologie n'est que le cache-sexe.
Loin des évêques humanistes (Le Capital de Marx est leur nouveau missel) ou des incultes gauchistes sans-papiéristes (« idiots utiles du Système »), ce bon petit soldat à l’indignation calculée connaît son rôle : il s’en accommode à merveille au nom de l’idéologie du désir, ce néo-fascisme identifié par le philosophe marxiste Michel Clouscard. Pourquoi ? Parce que de condition bourgeoise, il peut jouir sans entraves, profité du sacro-saint Marché et vivre dans l’oisiveté tandis que les exploités du prolétariat s’aliènent au travail pour produire ses objets transitionnels de plaisir.
Dégueulasse finitude de l’idéologie libérale-libertaire dont les naïfs mutins de Panurge (i.e. les folliculaires appointés à Libé, les sociologues d’Etat ou les rebellocrates) pensent encore qu’elle est subversive. Être non-conformiste dans nos sociétés modernes revient à être fidèle à sa femme et à s’occuper de ses enfants (contrairement aux tapettes socio-démocrates à tendance libertaire dont la misère affective équivaut à leur vacuité intellectuelle).
mardi 15 décembre 2009
Obama : un Sarkozy noir ? Un messie ?
Réédition d'un texte publié fin 2008 après l'élection états-unienne.
La victoire d’Obama, c’est le triomphe d’un libéral-progressiste pragmatique.
Le candidat Obama suscite de l’espoir (temps de la campagne). Trop d’espoir. Il décevra très vite (temps de la présidence). Le passage du discours à la pratique du pouvoir est très risqué. Les grandes utopies n’ont guère réussi l’épreuve du réel. Ex. communisme (théorie)/stalinisme (pratique). Le retour du messie peut rapidement virer à la catastrophe.
Obama et Sarkozy ont chacun repris la « vieille antienne » du changement. Le thème du changement est devenu un argument en soi. Un programme. C’est ridicule. Changer quoi ? Comment ? La rupture, est-ce être néolibéral/ploutocrate (soutenu par Wall Street) et pro-guerre en Afghanistan ? Bof. La rhétorique d’Obama ressemble trait pour trait au blabla de Sarkozy.
Alors, la grande nouvelle est qu’Obama est noir. Ce serait un progrès. Une nouvelle historique. Ces racistes d’Américains sont ainsi devenus (en l’espace de 24 heures) des modèles de vertus selon les progressistes. Villepin parlait d’un temps « post-racial. » Waoauh. Le racisme défait en une seule petite journée, la classe ! L’Amérique serait donc en avance sur la France. Mouais.
Comparons (bien que le discours avance/retard n’ait pas de sens) : En France, Gaston Monnerville était président du Sénat en 1959 tandis qu'aux USA les lois Jim Crow ne furent abolies qu'en 1964.
Bref, l’hystérie obamanesque a pris la France en otage. Du Figaro à Libé. De l’UMP au PS. Le phénomène de zombification des esprits ne sera pourtant pas éternel. Deux raisons : La pression de l’apôtre du Bien pour des troupes supplémentaires en Afghanistan et le protectionnisme US contre Airbus and co.
Ce n’est pas tant le discours d’Obama qui me déplait (rappelons qu’il est pro-peine-de-mort, contre le mariage gay et favorable à une couverture santé universelle) que la propagande médiatique autour de lui. On sentait les journalistes prêt à sabrer le champagne. De plus, leur schéma simpliste et trivial : républicains = racistes / 90% noirs pro-Obama ≠vote ethnique était particulièrement déplaisant et malhonnête.
C’est du terrorisme intellectuel.
À écouter TF1 ou France Télévision, la victoire d’Obama aurait été « triomphale. » Lorsqu’on regarde le pourcentage de voix (52%), ce n’est pas si évident… Rappelons que McCain devait subir la conjoncture économique défavorable, l’héritage – ô combien préjudiciable – de Bush et que son trésor de guerre était six fois inférieur à celui du candidat démocrate.
Obama est une illusion. L’illusion d’un monde meilleur, d’une Amérique bisounoursesque. Les noirs et les Africains voient, en effet, leur avenir radieux. Ils sont très optimistes. Trop. Obama est le président de l’ensemble des citoyens US, pas d’une minorité. Ce n’est pas non plus le protecteur de l’Afrique. Il s’en tape de l’Afrique ; et il a raison. Ce n’est pas son rôle.
Pour résumer : Obama a été très bon sur la problématique raciale (cf. De la race en Amérique). Dommage que ses partisans/les journalistes n’aient pas bien entendu son discours. Le titre du New-York Times : la fin des « barrières raciales » était ridicule.
Pour reprendre ma comparaison à Sarkozy, Obama va tenter l’ouverture : Colin Powell sera, par exemple, un de ses conseillers. Ce sont également deux esprits modernes. La politique est ici un show : la vie privée est au premier plan. C’est très agaçant. Ce n’est pas sérieux. Appelons cela la néo-politique ou la post-démocratie. L’image et le blabla ont définitivement remplacé le programme. Triste époque.
Comme je le lisais sur un bleaugue, le métis sera l’aryen du XXIe siècle. Cela m’agace profondément. Tout comme les commentaires sur la couleur de peau d’Obama. Personnellement, je m’en tape (royalement) qu’il soit noir, bien que cela soit symptomatique d'une époque. Je veux juste qu’il soit bon. Point. Je suis là plutôt sceptique. D'autant que la politique états-unienne n'a pas à intégrer les désirs d'Européens béats.
La victoire d’Obama, c’est le triomphe d’un libéral-progressiste pragmatique.
Le candidat Obama suscite de l’espoir (temps de la campagne). Trop d’espoir. Il décevra très vite (temps de la présidence). Le passage du discours à la pratique du pouvoir est très risqué. Les grandes utopies n’ont guère réussi l’épreuve du réel. Ex. communisme (théorie)/stalinisme (pratique). Le retour du messie peut rapidement virer à la catastrophe.
Obama et Sarkozy ont chacun repris la « vieille antienne » du changement. Le thème du changement est devenu un argument en soi. Un programme. C’est ridicule. Changer quoi ? Comment ? La rupture, est-ce être néolibéral/ploutocrate (soutenu par Wall Street) et pro-guerre en Afghanistan ? Bof. La rhétorique d’Obama ressemble trait pour trait au blabla de Sarkozy.
Alors, la grande nouvelle est qu’Obama est noir. Ce serait un progrès. Une nouvelle historique. Ces racistes d’Américains sont ainsi devenus (en l’espace de 24 heures) des modèles de vertus selon les progressistes. Villepin parlait d’un temps « post-racial. » Waoauh. Le racisme défait en une seule petite journée, la classe ! L’Amérique serait donc en avance sur la France. Mouais.
Comparons (bien que le discours avance/retard n’ait pas de sens) : En France, Gaston Monnerville était président du Sénat en 1959 tandis qu'aux USA les lois Jim Crow ne furent abolies qu'en 1964.
Bref, l’hystérie obamanesque a pris la France en otage. Du Figaro à Libé. De l’UMP au PS. Le phénomène de zombification des esprits ne sera pourtant pas éternel. Deux raisons : La pression de l’apôtre du Bien pour des troupes supplémentaires en Afghanistan et le protectionnisme US contre Airbus and co.
Ce n’est pas tant le discours d’Obama qui me déplait (rappelons qu’il est pro-peine-de-mort, contre le mariage gay et favorable à une couverture santé universelle) que la propagande médiatique autour de lui. On sentait les journalistes prêt à sabrer le champagne. De plus, leur schéma simpliste et trivial : républicains = racistes / 90% noirs pro-Obama ≠vote ethnique était particulièrement déplaisant et malhonnête.
C’est du terrorisme intellectuel.
À écouter TF1 ou France Télévision, la victoire d’Obama aurait été « triomphale. » Lorsqu’on regarde le pourcentage de voix (52%), ce n’est pas si évident… Rappelons que McCain devait subir la conjoncture économique défavorable, l’héritage – ô combien préjudiciable – de Bush et que son trésor de guerre était six fois inférieur à celui du candidat démocrate.
Obama est une illusion. L’illusion d’un monde meilleur, d’une Amérique bisounoursesque. Les noirs et les Africains voient, en effet, leur avenir radieux. Ils sont très optimistes. Trop. Obama est le président de l’ensemble des citoyens US, pas d’une minorité. Ce n’est pas non plus le protecteur de l’Afrique. Il s’en tape de l’Afrique ; et il a raison. Ce n’est pas son rôle.
Pour résumer : Obama a été très bon sur la problématique raciale (cf. De la race en Amérique). Dommage que ses partisans/les journalistes n’aient pas bien entendu son discours. Le titre du New-York Times : la fin des « barrières raciales » était ridicule.
Pour reprendre ma comparaison à Sarkozy, Obama va tenter l’ouverture : Colin Powell sera, par exemple, un de ses conseillers. Ce sont également deux esprits modernes. La politique est ici un show : la vie privée est au premier plan. C’est très agaçant. Ce n’est pas sérieux. Appelons cela la néo-politique ou la post-démocratie. L’image et le blabla ont définitivement remplacé le programme. Triste époque.
Comme je le lisais sur un bleaugue, le métis sera l’aryen du XXIe siècle. Cela m’agace profondément. Tout comme les commentaires sur la couleur de peau d’Obama. Personnellement, je m’en tape (royalement) qu’il soit noir, bien que cela soit symptomatique d'une époque. Je veux juste qu’il soit bon. Point. Je suis là plutôt sceptique. D'autant que la politique états-unienne n'a pas à intégrer les désirs d'Européens béats.
Hommage à Soljénitsyne
Fidèle à ses principes (« Si la plume n’est pas un poignard, elle ne vaut rien »), Soljénitsyne parle de l'Occident dans son célèbre discours prononcé à Harvard :
« Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière.
Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un Etat sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place.
Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup.
Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ? »
« Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière.
Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un Etat sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place.
Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup.
Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ? »
Esquisse de la stratégie sarkozienne
Texte écrit avant le ralliement de Philippe de Villiers :
1) Discours patriote (+ la Sainte Trinité : immigration, sécurité, questions sociales) - pour séduire l'électeur de droite nationale et le prolétaire dégoûté par les positions libérales du Parti socialiste ainsi que par la vision allogènophile de la gauche révolutionnaire (relire les écrits de Guaino) - tout en ayant un programme libéral destiné aux bourgeois et à la sphère financière. D'où un dynamitage en règle du Front national et des satellites souverainistes et conservateurs, en particulier De Villiers et Boutin.
2) Ouverture à la gauche social-démocrate sous couvert d'unité nationale/d'union des talents. Ce passage d'hommes du PS au gouvernement UMP étant aisément réalisable puisqu'au fond leurs positions sont identiques : pseudo gauche et falso droite appliquent le social libéralisme ou le libéralisme social, étant détaillants du même grossiste, l'Union Européenne pour paraphraser Philippe Séguin. D'autant que le progressisme est devenu la règle pour tous et qu'UMP et PS adoptent des positions communes sur les grands thèmes : les questions de société, l'international, l'Union Européenne, etc.
3) Faire monter la gauche révolutionnaire, c'est-à-dire recourir à la stratégie que Mitterand avait employé face à la droite (i.e. attirer un maximum d'électeurs RPR vers le Front national pour couler Chirac et sa clique). Ici, c'est le très médiatique Olivier Besancenot l'idiot utile qui aspire la réserve de voix des socialistes. D'où une explosion du Parti socialiste devenu une SFIO bis avec en parallèle une extrême-gauche à 10%.
4) Détourner les électeurs des graves difficultés économiques et sociales, en France, par l'adoption de mesurettes sociétales (rivalité entre les minorités : immigrés, invertis, etc.) et couper ainsi l'herbe sous le pied au MoDem, tout en faisant monter Cohn-Bendit pour concurrencer Bayrou sur les thèmes porteurs (écologie, eurobéatitude, humanisme en carton-pâte). D'où une neutralisation des Verts et du Centre (le centre-droit et les radicaux de droite étant déjà intégrés à l'UMP).
5) Absorber définitivement les conservateurs dissidents en faisant rentrer dans le rang leur leader le plus connu et le plus dangereux, Philippe De Villiers, par un chantage au découpage électoral (charcutage éventuelle de la Vendrée, fief du vicomte) ou par une promesse de postes au gouvernement. Ajoutons à ce tableau la marginalisation des réfractaires, privés d'espace médiatique (Coûteaux, Adeline et cie).
Conlusion : Ne reste plus qu'un PS exsangue dont la mort clinique est imminente, un quatuor (PS, Centre, Verts, Radicaux) neutralisé, des conservateurs bien anémiés (souverainistes et catholiques), un FN en perte de vitesse (malgré un retour en force plausible) et une gauche radicale maintenue à 10-15%.
Edit : Précisons que l'idéologie dominante (libéralisme-libertaire) est soutenue par le formidable travail d'une presse aux ordres du Système. Les divisions sur le fond devenues obsolètes, il ne reste plus aux quatre principaux partis qu'à mettre en débat leurs convergences pour citer Muray, c'est-à-dire à faire du théâtre et à se chipoter sur des détails pour la forme.
1) Discours patriote (+ la Sainte Trinité : immigration, sécurité, questions sociales) - pour séduire l'électeur de droite nationale et le prolétaire dégoûté par les positions libérales du Parti socialiste ainsi que par la vision allogènophile de la gauche révolutionnaire (relire les écrits de Guaino) - tout en ayant un programme libéral destiné aux bourgeois et à la sphère financière. D'où un dynamitage en règle du Front national et des satellites souverainistes et conservateurs, en particulier De Villiers et Boutin.
2) Ouverture à la gauche social-démocrate sous couvert d'unité nationale/d'union des talents. Ce passage d'hommes du PS au gouvernement UMP étant aisément réalisable puisqu'au fond leurs positions sont identiques : pseudo gauche et falso droite appliquent le social libéralisme ou le libéralisme social, étant détaillants du même grossiste, l'Union Européenne pour paraphraser Philippe Séguin. D'autant que le progressisme est devenu la règle pour tous et qu'UMP et PS adoptent des positions communes sur les grands thèmes : les questions de société, l'international, l'Union Européenne, etc.
3) Faire monter la gauche révolutionnaire, c'est-à-dire recourir à la stratégie que Mitterand avait employé face à la droite (i.e. attirer un maximum d'électeurs RPR vers le Front national pour couler Chirac et sa clique). Ici, c'est le très médiatique Olivier Besancenot l'idiot utile qui aspire la réserve de voix des socialistes. D'où une explosion du Parti socialiste devenu une SFIO bis avec en parallèle une extrême-gauche à 10%.
4) Détourner les électeurs des graves difficultés économiques et sociales, en France, par l'adoption de mesurettes sociétales (rivalité entre les minorités : immigrés, invertis, etc.) et couper ainsi l'herbe sous le pied au MoDem, tout en faisant monter Cohn-Bendit pour concurrencer Bayrou sur les thèmes porteurs (écologie, eurobéatitude, humanisme en carton-pâte). D'où une neutralisation des Verts et du Centre (le centre-droit et les radicaux de droite étant déjà intégrés à l'UMP).
5) Absorber définitivement les conservateurs dissidents en faisant rentrer dans le rang leur leader le plus connu et le plus dangereux, Philippe De Villiers, par un chantage au découpage électoral (charcutage éventuelle de la Vendrée, fief du vicomte) ou par une promesse de postes au gouvernement. Ajoutons à ce tableau la marginalisation des réfractaires, privés d'espace médiatique (Coûteaux, Adeline et cie).
Conlusion : Ne reste plus qu'un PS exsangue dont la mort clinique est imminente, un quatuor (PS, Centre, Verts, Radicaux) neutralisé, des conservateurs bien anémiés (souverainistes et catholiques), un FN en perte de vitesse (malgré un retour en force plausible) et une gauche radicale maintenue à 10-15%.
Edit : Précisons que l'idéologie dominante (libéralisme-libertaire) est soutenue par le formidable travail d'une presse aux ordres du Système. Les divisions sur le fond devenues obsolètes, il ne reste plus aux quatre principaux partis qu'à mettre en débat leurs convergences pour citer Muray, c'est-à-dire à faire du théâtre et à se chipoter sur des détails pour la forme.
Décryptage du féminisme
« [Les clés de compréhension du féminisme viennent des] représentations dysfonctionnelles des aspirations du corps dues à une pathologie oedipienne, renforcées par une position sociale privilégiée ; réduction psychologiste du monde économique à la dissymétrie de l'oedipe, d'où possible inconscience de cette position sociale privilégiée. Alain Soral, Vers la féminisation ? »
Décortiquons cette citation plutôt ardue à la première lecture. L'auteur désigne ici par représentations dysfonctionnelles les accidents de l'oedipe, à savoir un père absent ou une mère abusive. A l'inverse des représentations fonctionnelles où la jeune fille répond positivement aux aspirations de son corps, c'est-à-dire à la vocation de celui-ci d'enfanter. Ou pour le dire avec Soral l'accomplissement par la femme de son destin biologico-organique de géniteur direct.
Clairement, une féministe est une femme qui refuse les aspirations naturelles de son corps telle Simone de Beauvoir (la flippée chez Soral) pour qui la transformation de son corps (les règles), décrit sur plusieurs dizaines de pages dans Le Deuxième Sexe, est une épreuve apocalyptique. Ce qui relève de la pathologie. Idem pour Isabelle Alonso dont l'un des derniers livres traite des règles en long et en large sur le mode psychologisant des magasines féminins.
Deuxième partie : la féministe dispose généralement d'une position sociale plus avantageuse que les ouvrières ou les employés, ce qui brouille sa perception. Ainsi, elle a les moyens financiers nécessaire pour déléguer l'éducation de ses enfants (bien que la féministe n'en ait souvent pas, car elle refuse tout changement de son corps - ce qui confine à une quasi-anorexie mentale) à une nourrice, une nurse pour consacrer son temps libre à une pseudo-travail en tant qu'artiste ou penseur.
Pseudo-travail qu'elle perçoit être une libération, ce qui n'est absolument pas vrai pour la femme de condition ouvrière qui cumule enfant (car elle considère très justement que la maternité est une grâce, non une aliénation), travail dénué d'intérêt (caissière, balayeuse, etc.) et besoin de séduction. Difficultés d'ailleurs accentuées par le divorce de masse, fruit de l'idéologie hédonisme de mai 68 qui sous-couvert d'émancipation de l'individu sape la famille, une des dernières barrières à la toute puissance du capitalisme marchand.
Suite à pseudo-révolution soixante-huitarde, une nouvelle féministe est apparue : Elisabeth Badinter en est l'incarnation. C'est la pétasse. La femme qui dissimule son arrivisme par un féminisme de façade telle les actrices de X qui nous expliquent qu'elles font « avancer la cause des femmes », qu'elles "concourent à l'émancipation féminine" - justification de leur carriérisme, de leur volonté d'enrichissement économique. Ce qui est faux. Quel individu sensé peut voir en l'actrice porno. une militante féministe qui, de par son « métier », réifie le corps de la femme ?
Ajoutons à ce propos que la femme n'a pas de conscience collective de sa condition. Elle est infiniment moins syndiquée que les hommes, tout ayant moins tendance à remettre en cause l'ordre établi. D'où la volonté des dirigeants de féminiser la société pour préserver leur mainmise sur le pouvoir.
Car contrairement à l'homme qui possède une sphère psychologico-affective (amour de la mère) et une sphère économique-sociale (meurtre symbolique du père), la femme n'a pas une appréhension économico-sociale du monde puisqu'elle ne tue pas le père. Ainsi, sans projet politique (mode infra-œdipien uniquement), elle se cantonne à la gestion du quotidien (famille). Ou à la séduction (cf. Ségolène Royale et la pipolisation). La femme ne voit donc que les évènements d'un point de vue psychologico-affectif. D'où les magasines pipoles achetés quasi-exclusivement par un public féminin.
Conséquemment, le féminisme - dont l'inventeur en France est un homme : Léon Richier, qu'il s'oriente vers un féminisme masculinisant à la manière de Simone de Beauvoir ou qu'il soit féminisant façon Elisabeth Badinter, reste réduit au pur psychologisme. Les féministes ne comprennent pas que leur grille de lecture soit déterminée par leur position sociale. Position sociale très marginale. Elles n'arrivent pas à se défaire de ce conditionnement inconscient. Au-delà de leur simple expérience. De leur vie. Ce qui explique la vacuité intellectuelle du féminisme, c'est bien que son discours élitaire ne reflète pas le vécu des femmes normales, ces ouvrières, ces employés pour qui la maternité est une chance et le travail une obligation.
Décortiquons cette citation plutôt ardue à la première lecture. L'auteur désigne ici par représentations dysfonctionnelles les accidents de l'oedipe, à savoir un père absent ou une mère abusive. A l'inverse des représentations fonctionnelles où la jeune fille répond positivement aux aspirations de son corps, c'est-à-dire à la vocation de celui-ci d'enfanter. Ou pour le dire avec Soral l'accomplissement par la femme de son destin biologico-organique de géniteur direct.
Clairement, une féministe est une femme qui refuse les aspirations naturelles de son corps telle Simone de Beauvoir (la flippée chez Soral) pour qui la transformation de son corps (les règles), décrit sur plusieurs dizaines de pages dans Le Deuxième Sexe, est une épreuve apocalyptique. Ce qui relève de la pathologie. Idem pour Isabelle Alonso dont l'un des derniers livres traite des règles en long et en large sur le mode psychologisant des magasines féminins.
Deuxième partie : la féministe dispose généralement d'une position sociale plus avantageuse que les ouvrières ou les employés, ce qui brouille sa perception. Ainsi, elle a les moyens financiers nécessaire pour déléguer l'éducation de ses enfants (bien que la féministe n'en ait souvent pas, car elle refuse tout changement de son corps - ce qui confine à une quasi-anorexie mentale) à une nourrice, une nurse pour consacrer son temps libre à une pseudo-travail en tant qu'artiste ou penseur.
Pseudo-travail qu'elle perçoit être une libération, ce qui n'est absolument pas vrai pour la femme de condition ouvrière qui cumule enfant (car elle considère très justement que la maternité est une grâce, non une aliénation), travail dénué d'intérêt (caissière, balayeuse, etc.) et besoin de séduction. Difficultés d'ailleurs accentuées par le divorce de masse, fruit de l'idéologie hédonisme de mai 68 qui sous-couvert d'émancipation de l'individu sape la famille, une des dernières barrières à la toute puissance du capitalisme marchand.
Suite à pseudo-révolution soixante-huitarde, une nouvelle féministe est apparue : Elisabeth Badinter en est l'incarnation. C'est la pétasse. La femme qui dissimule son arrivisme par un féminisme de façade telle les actrices de X qui nous expliquent qu'elles font « avancer la cause des femmes », qu'elles "concourent à l'émancipation féminine" - justification de leur carriérisme, de leur volonté d'enrichissement économique. Ce qui est faux. Quel individu sensé peut voir en l'actrice porno. une militante féministe qui, de par son « métier », réifie le corps de la femme ?
Ajoutons à ce propos que la femme n'a pas de conscience collective de sa condition. Elle est infiniment moins syndiquée que les hommes, tout ayant moins tendance à remettre en cause l'ordre établi. D'où la volonté des dirigeants de féminiser la société pour préserver leur mainmise sur le pouvoir.
Car contrairement à l'homme qui possède une sphère psychologico-affective (amour de la mère) et une sphère économique-sociale (meurtre symbolique du père), la femme n'a pas une appréhension économico-sociale du monde puisqu'elle ne tue pas le père. Ainsi, sans projet politique (mode infra-œdipien uniquement), elle se cantonne à la gestion du quotidien (famille). Ou à la séduction (cf. Ségolène Royale et la pipolisation). La femme ne voit donc que les évènements d'un point de vue psychologico-affectif. D'où les magasines pipoles achetés quasi-exclusivement par un public féminin.
Conséquemment, le féminisme - dont l'inventeur en France est un homme : Léon Richier, qu'il s'oriente vers un féminisme masculinisant à la manière de Simone de Beauvoir ou qu'il soit féminisant façon Elisabeth Badinter, reste réduit au pur psychologisme. Les féministes ne comprennent pas que leur grille de lecture soit déterminée par leur position sociale. Position sociale très marginale. Elles n'arrivent pas à se défaire de ce conditionnement inconscient. Au-delà de leur simple expérience. De leur vie. Ce qui explique la vacuité intellectuelle du féminisme, c'est bien que son discours élitaire ne reflète pas le vécu des femmes normales, ces ouvrières, ces employés pour qui la maternité est une chance et le travail une obligation.
mardi 8 décembre 2009
Sociologie de l'anti-monde
Comme t’y es belle ou l’illustration de la crise civilisationnelle.
Cinéphile, je me suis décidé, un dimanche soir, à regarder Comme t’y es belle, le film de Lisa Azuelos. Sachant que j’avais réussi à visionner jusqu’au bout des films tels que Le retour des tomates géantes, je pensais être préparé à tout. D’autant que je ne m’attendais pas à du Fritz Lang ou à un chef-d’œuvre façon Orson Welles, mais bien plutôt à une gentille petite comédie divertissante.
Au final, il m’a fallu bien du courage pour tenir 45 minutes. Cet objet audiovisuel, fabriqué comme un mauvais clip, illustre en fait à merveille le pire du monde moderne*. Les individus y sont égoïstes et superficiels et les dialogues sont d’une niaiserie indicible. Le spectateur plonge en plein dans l’anti-monde, à mi-chemin du microcosme parisien et du magazine féminin. C’est l’univers de la Jet-Set vu à travers les yeux d’une féministe à la mentalité d’acnéique.
Les scènes reflètent le mal être d’une société en manque de repères où Michel Laroque interprète une héroïne à la Carrie Bradshaw de Sex and the city. Elle préfère délaisser ses enfants pour une aventure d’un soir sous le prétexte fallacieux de libération de la femme. Mais le spectateur n’est pas dupe : il voit poindre le vide existentiel du personnage derrière son bonheur affiché. Nous sommes ici en plein dans l’ère de la pétasse revendiquée, du droit à la médiocrité.
Au-delà de la psychologie de l’insignifiance inhérente aux diverses scènes, cette fiction reste une œuvre de propagande pro-mai 68. Elle prône l’égotisme et les mœurs débridées au service de la société de consommation et du jouir sans entrave. Une néomère refuse, par exemple, d’emmener sa fille à l’école parce qu’elle est en train de se faire épiler. Conséquemment, les enfants, privés de l’amour de leurs parents, deviennent des drogués du portable et passent leur soirée sur MSN, ce qui semble laisser de marbre voire amuser la réalisatrice.
La vision qu’à cette dernière de l’amour est toute autant déplorable. Le verbe plus racaillocompatible de kiffer se substitue d’ailleurs à celui sans doute trop réactionnaire d’aimer. Le terme anglais love est aussi employé, dédramatisant ainsi la gravité induite par le mot français. Quand au romantisme, parlons-en. Des tendres paroles des amants d’antan, il ne reste rien. La bêtise des phrases des poètes élégiaques des temps modernes en témoigne. Jugez plutôt : le futur-ex-copain d’une des héroïnes lui envoie le SMS suivant “Ce soir je te dérouille” pour lui signifier son amour. Ou se dialogue entre la même fille et une amie : “Je suis en pleine ovulation, j’ai trop envie de baiser !”. Magnifique, non ?
Passons également sur les incohérences du scénario (juifs et musulmans non-assimilés s’entendent comme larrons en foire) pour nous concentrer sur le racisme anti-français distillé insidieusement par ce film. Exemple (s) : l’une des quatre héroïnes juives avoue envier ses parents qui sont en Israël tandis qu’elle, la pauvre, est obligée de rester à Paris. Ou encore la crise de la mère juive lorsqu’elle croit que l’un de ses enfants vit avec un goy. Que n’entendrions-nous pas si l’inverse avait été filmé !
L’anormalité est a priori devenue la norme pour Lisa Azuelos. L’unique femme qui représente la normalité, c’est-à-dire une femme mariée, fidèle et qui aime ses enfants, est dépeinte de manière peu glorieuse. Le message du film revient à dire que la femme au foyer est l’esclave de son mari (ici ayant les traits d’un gros con de type supporter de football avec une bière à la main), frustrée de ne pas jouir. Fort heureusement, ses copines décomplexées vont lui ouvrir les portes du bonheur éternel : 1) ses adulescentes d’amies la poussent à tromper son mari avec le beau père divorcé qui gardait ses filles 2) elles lui font l’éloge de ses plus bas instincts. Cette scène se déroule bien entendu dans un restaurant où les quatre amies se retrouvent autour d’un menu diététique, symbole de leur aliénation à la modélisation véhiculée par la société de consommation où l’individu n’est qu’un être unidimensionnel pour paraphraser Marcuse.
La superficialité est donc de mise dans cet univers qui frôle l’hystérie collective. Ainsi l’individu, éternel narcissique émerveillé par le sacro-saint Marché, est-il contrôlé par le néolibéralisme qui tente de briser la famille pour faciliter son développement. Pourtant, comme on l’entend avec la chanson de Voulzy dans la bande-son, désir+plaisir = souffrance. Voilà bien ce que devient la pseudo-libération sexuelle de l’idéologie libérale-libertaire, une souffrance. Comme t’y es belle est donc un “film” à éviter, sauf pour le masochiste ou l’étudiant qui prépare une thèse sur la décadence du monde moderne.
* Le personnage interprété par Michel Laroque veut se pacser avec sa femme de ménage, une étrangère en situation irrégulière, pour qu’elle puisse continuer de travailler à son salon de beauté pendant qu’icelle s’occupe de ses enfants.
Cinéphile, je me suis décidé, un dimanche soir, à regarder Comme t’y es belle, le film de Lisa Azuelos. Sachant que j’avais réussi à visionner jusqu’au bout des films tels que Le retour des tomates géantes, je pensais être préparé à tout. D’autant que je ne m’attendais pas à du Fritz Lang ou à un chef-d’œuvre façon Orson Welles, mais bien plutôt à une gentille petite comédie divertissante.
Au final, il m’a fallu bien du courage pour tenir 45 minutes. Cet objet audiovisuel, fabriqué comme un mauvais clip, illustre en fait à merveille le pire du monde moderne*. Les individus y sont égoïstes et superficiels et les dialogues sont d’une niaiserie indicible. Le spectateur plonge en plein dans l’anti-monde, à mi-chemin du microcosme parisien et du magazine féminin. C’est l’univers de la Jet-Set vu à travers les yeux d’une féministe à la mentalité d’acnéique.
Les scènes reflètent le mal être d’une société en manque de repères où Michel Laroque interprète une héroïne à la Carrie Bradshaw de Sex and the city. Elle préfère délaisser ses enfants pour une aventure d’un soir sous le prétexte fallacieux de libération de la femme. Mais le spectateur n’est pas dupe : il voit poindre le vide existentiel du personnage derrière son bonheur affiché. Nous sommes ici en plein dans l’ère de la pétasse revendiquée, du droit à la médiocrité.
Au-delà de la psychologie de l’insignifiance inhérente aux diverses scènes, cette fiction reste une œuvre de propagande pro-mai 68. Elle prône l’égotisme et les mœurs débridées au service de la société de consommation et du jouir sans entrave. Une néomère refuse, par exemple, d’emmener sa fille à l’école parce qu’elle est en train de se faire épiler. Conséquemment, les enfants, privés de l’amour de leurs parents, deviennent des drogués du portable et passent leur soirée sur MSN, ce qui semble laisser de marbre voire amuser la réalisatrice.
La vision qu’à cette dernière de l’amour est toute autant déplorable. Le verbe plus racaillocompatible de kiffer se substitue d’ailleurs à celui sans doute trop réactionnaire d’aimer. Le terme anglais love est aussi employé, dédramatisant ainsi la gravité induite par le mot français. Quand au romantisme, parlons-en. Des tendres paroles des amants d’antan, il ne reste rien. La bêtise des phrases des poètes élégiaques des temps modernes en témoigne. Jugez plutôt : le futur-ex-copain d’une des héroïnes lui envoie le SMS suivant “Ce soir je te dérouille” pour lui signifier son amour. Ou se dialogue entre la même fille et une amie : “Je suis en pleine ovulation, j’ai trop envie de baiser !”. Magnifique, non ?
Passons également sur les incohérences du scénario (juifs et musulmans non-assimilés s’entendent comme larrons en foire) pour nous concentrer sur le racisme anti-français distillé insidieusement par ce film. Exemple (s) : l’une des quatre héroïnes juives avoue envier ses parents qui sont en Israël tandis qu’elle, la pauvre, est obligée de rester à Paris. Ou encore la crise de la mère juive lorsqu’elle croit que l’un de ses enfants vit avec un goy. Que n’entendrions-nous pas si l’inverse avait été filmé !
L’anormalité est a priori devenue la norme pour Lisa Azuelos. L’unique femme qui représente la normalité, c’est-à-dire une femme mariée, fidèle et qui aime ses enfants, est dépeinte de manière peu glorieuse. Le message du film revient à dire que la femme au foyer est l’esclave de son mari (ici ayant les traits d’un gros con de type supporter de football avec une bière à la main), frustrée de ne pas jouir. Fort heureusement, ses copines décomplexées vont lui ouvrir les portes du bonheur éternel : 1) ses adulescentes d’amies la poussent à tromper son mari avec le beau père divorcé qui gardait ses filles 2) elles lui font l’éloge de ses plus bas instincts. Cette scène se déroule bien entendu dans un restaurant où les quatre amies se retrouvent autour d’un menu diététique, symbole de leur aliénation à la modélisation véhiculée par la société de consommation où l’individu n’est qu’un être unidimensionnel pour paraphraser Marcuse.
La superficialité est donc de mise dans cet univers qui frôle l’hystérie collective. Ainsi l’individu, éternel narcissique émerveillé par le sacro-saint Marché, est-il contrôlé par le néolibéralisme qui tente de briser la famille pour faciliter son développement. Pourtant, comme on l’entend avec la chanson de Voulzy dans la bande-son, désir+plaisir = souffrance. Voilà bien ce que devient la pseudo-libération sexuelle de l’idéologie libérale-libertaire, une souffrance. Comme t’y es belle est donc un “film” à éviter, sauf pour le masochiste ou l’étudiant qui prépare une thèse sur la décadence du monde moderne.
* Le personnage interprété par Michel Laroque veut se pacser avec sa femme de ménage, une étrangère en situation irrégulière, pour qu’elle puisse continuer de travailler à son salon de beauté pendant qu’icelle s’occupe de ses enfants.
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