« Comment peut-on encore dire ça au XXIe siècle ? »
La phrase la plus stupide qu’on ne cesse de répéter. Il me semblait, en effet, qu’avec la Grande Guerre suivie des totalitarismes communiste et national-socialiste, la vieille croyance hégélienne en un Progès linéaire fondé sur la Raison avait définitivement été rendue inopérante.
Mais, non. Les mass-médias, les âmes citoyennes, les collèges de bureau, à court d’arguments, nous ressortent inlassablement cette antienne du Progrès-qui-est-forcément-meilleur pour bien nous faire comprendre que la discussion est terminée. Pas de débat avec les dinosaures, les réactionnaires, les fascistes. On ne pactise pas avec le diable.
Pourtant, dans mon esprit vicié, la philosophie béhachélienne n’égale pas les écrits des penseurs pré-socratiques, d’Aristote ou de Nietzsche. La prose de Marc Lévy ne me paraît pas être à la hauteur de la littérature barrésienne. Les tableaux de Poussin, de Monet, les fresques de Raphaël, me sont infiniment plus chers que les productions des « arts contemporains*. »
*formule oxymorique.
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vendredi 26 février 2010
mardi 9 février 2010
Le destin de l'homme
Le philosophe, poète et écrivain espagnol George Santayana a écrit : « Tout ici-bas est lyrique dans sa représentation idéale, tragique dans sa réalité, et comique dans son déroulement. » Il faut s’y arrêter : la phrase précité est immensément riche, terriblement lucide et véritablement profonde.
mercredi 27 janvier 2010
Considérations sur la nation
« Nous sommes Français de France nés d'un même ventre. » Cette phrase de l'abbé Suger montre la longue durée du sentiment national en France. L'illustre conseiller de Louis VI et Louis VII avait bien identifié ce qu'on nomme aujourd'hui par le mot nation. L'identité française, loin d'être une fondation innée, un dessein divin, un « machin » tombé du ciel, est comme l'a très expliqué Colette Beaune dans son livre Histoire de la nation France, une lente, longue et difficile construction.
Une construction tant spirituelle, on connaît à ce sujet la phrase de Joseph de Maistre : « Les évêques ont fait la France comme les abeilles font la ruche », qu'intellectuelle (c'est Jean Bodin qui jette les bases l'indépendance nationale à travers son livre De la Souveraineté), sans oublier, ce que beaucoup de politiques laissent de côté, que la nation est une réalité physique (géographie, relief, urbanisme et ruralité). Ce qu'occulte aussi les membres de l'intelligentsia, c'est que la France, comme toute nation, s'est construite par le sang, la souffrance et les larmes. Nul pays ne s'est constitué par la paix, mais par la guerre, c'est-à-dire par une commune volonté de puissance d'un même peuple à vivre-ensemble, sur un territoire donné, selon une Tradition définie.
L'Histoire en tant que discipline est, par la suite, l'instrument structurant du roman national pour paraphraser Michelet. Elle sert à l'unité du pays, à l'édification d'un sentiment d'appartenance, soit à faire de bons petits soldats de la nation. Ce sont des évènements paradigmatiques tels le dimanche de Bouvines qui forment les lignes-forces de ce roman national. Cette stratégie fut reprise par l'école de la République. Or, la République jacobine a entraîné la virtualisation de la vieille maison France. C'est ce qu'on peut désigner par la formule « nation-contrat. » D'où une perversion de l'ancien modèle fondé sur le concret et des valeurs d'airain.
Ainsi avant que la nation-contrat, issue de l'idéologie des Lumières, ne domine le monde et les imaginaires, la nation avait indéniablement un ancrage au réel. Dans un article de l'Action Française, un docteur en Sciences politiques parle alors de nation-héritage. C'était une conception barrésienne avant l'heure, la Terre et les Morts. La première conception est apparue avec la Révolution sans plus céder sa place depuis tandis que la seconde est morte, sauf dans l'esprit de quelques irréductibles, présent dans le cœur des vivants comme disait Malraux. La nation devenue une entité, une abstraction, un être désincarné, avait ainsi besoin de fanatiser ses citoyens par l'idéologie pour remplacer l'ancienne patrie charnelle dont l'amour qu'on lui portait était évident, instinctif, innéique.
Une construction tant spirituelle, on connaît à ce sujet la phrase de Joseph de Maistre : « Les évêques ont fait la France comme les abeilles font la ruche », qu'intellectuelle (c'est Jean Bodin qui jette les bases l'indépendance nationale à travers son livre De la Souveraineté), sans oublier, ce que beaucoup de politiques laissent de côté, que la nation est une réalité physique (géographie, relief, urbanisme et ruralité). Ce qu'occulte aussi les membres de l'intelligentsia, c'est que la France, comme toute nation, s'est construite par le sang, la souffrance et les larmes. Nul pays ne s'est constitué par la paix, mais par la guerre, c'est-à-dire par une commune volonté de puissance d'un même peuple à vivre-ensemble, sur un territoire donné, selon une Tradition définie.
L'Histoire en tant que discipline est, par la suite, l'instrument structurant du roman national pour paraphraser Michelet. Elle sert à l'unité du pays, à l'édification d'un sentiment d'appartenance, soit à faire de bons petits soldats de la nation. Ce sont des évènements paradigmatiques tels le dimanche de Bouvines qui forment les lignes-forces de ce roman national. Cette stratégie fut reprise par l'école de la République. Or, la République jacobine a entraîné la virtualisation de la vieille maison France. C'est ce qu'on peut désigner par la formule « nation-contrat. » D'où une perversion de l'ancien modèle fondé sur le concret et des valeurs d'airain.
Ainsi avant que la nation-contrat, issue de l'idéologie des Lumières, ne domine le monde et les imaginaires, la nation avait indéniablement un ancrage au réel. Dans un article de l'Action Française, un docteur en Sciences politiques parle alors de nation-héritage. C'était une conception barrésienne avant l'heure, la Terre et les Morts. La première conception est apparue avec la Révolution sans plus céder sa place depuis tandis que la seconde est morte, sauf dans l'esprit de quelques irréductibles, présent dans le cœur des vivants comme disait Malraux. La nation devenue une entité, une abstraction, un être désincarné, avait ainsi besoin de fanatiser ses citoyens par l'idéologie pour remplacer l'ancienne patrie charnelle dont l'amour qu'on lui portait était évident, instinctif, innéique.
mardi 26 janvier 2010
Le Système à tuer les peuples
« Le Système occidental, appuyé sur l’espace américano-nippon, entreprend une gigantesque domestication des peuples. Les sociétés deviennent des « machines biologiques » divisées en secteurs, en rouages. Leur fonction : satisfaire des besoins homogènes de consommation et de sécurité artificiellement stimulés. La vie communautaire et les projets de destin des peuples disparaissent. Pour l’Europe, c’est la fin du temps historique, l’enterrement des politiques sous les programmes de survie et de petit bonheur. Le totalitarisme doux des dictateurs de l’organisation, des manipulateurs, des régulateurs, des pouvoirs décentrés et incitatifs fait regretter l’époque des créateurs et des décideurs. Le Système entend inaugurer le matérialisme total, submergeant l’âme des hommes et des peuples sous l’obsession de l’égotisme pragmatique. Plus de traditions, plus de modernité : l’âge des poètes, des conquérants, des stratèges est apparemment mort.
D’ailleurs, le recul démographique des peuples inclus dans l’espace d’influence de la société techno-économique démontre à l’envi que, n’étant plus préoccupé que du présent, de l’actuel, du contemporain, l’homo occidentalis n’aura probablement pas de descendance biologique. Aujourd’hui comme dans l’empire romain finissant, miné par le cosmopolitisme, le monothéisme éthique et le sentiment hédoniste, ceux qui étaient des peuples et qui ne sont plus que des populations ont perdu le besoin vital de se prolonger dans une lignée. Le Système et son individualisme pratique, comme jadis les cultures millénaristes et leurs promesses de salut individuel, démantèlent les sentiments collectifs, démobilisent les énergies et incapacitent les audaces. Un peuple disparaît plus souvent par démission que par destruction. Les facteurs destructeurs sont surmontés par un peuple qui veut, dans la profondeur de son psychisme, se perpétuer biologiquement et culturellement. Or, le Système occidental ne tue pas les peuples en leur assénant d’insurmontables épreuves, guerres, famines ou épidémies, mais en rongeant de l’intérieur leur vouloir-vivre, en les déracinant du terreau organique de leurs traditions, en les décourageant de se vouloir un avenir.
Il faut se débarrasser de cette illusion contemporaine, partie prenante de l’idéologie dominante, que les groupes succombent à des crises, à des évènements matériels, à des chocs mesurables et événementiels. Les crises constituent au contraire la matière de l’histoire. Et lorsqu’une civilisation disparaît, les traumatismes économiques ou militaires qui président à son effondrement n’en forment nullement la cause, mais la conséquence. Rome, à son apogée ou à ses débuts, ne vivait pas moins de « crises » qu’à son effondrement ; l’invasion d’Alaric n’était pas plus grave, par elle-même, que celle de Brennus. Ainsi répand-on aujourd’hui le bruit sournois qu’une crise économique constitue la pire des menaces. Bon moyen de dissuader les velléités des révolutionnaires salonards : bourgeois décadents, ils n’échangeraient pas leur mode de vie contre une page d’Ivan Illich. Bon moyen aussi de décourager les vrais projets politiques de contre-société : remettre fondamentalement en cause le modèle économique et juridique mondial, ce serait affamer le monde, plonger l’homme dans le malheur, parce que son niveau de vie comptable s’effondrerait. Le Système table sur la peur, une peur de petits vieux. »
Guillaume Faye, Le système à tuer les peuples, « La cause des peuples », Éditions Copernic, 1981.
D’ailleurs, le recul démographique des peuples inclus dans l’espace d’influence de la société techno-économique démontre à l’envi que, n’étant plus préoccupé que du présent, de l’actuel, du contemporain, l’homo occidentalis n’aura probablement pas de descendance biologique. Aujourd’hui comme dans l’empire romain finissant, miné par le cosmopolitisme, le monothéisme éthique et le sentiment hédoniste, ceux qui étaient des peuples et qui ne sont plus que des populations ont perdu le besoin vital de se prolonger dans une lignée. Le Système et son individualisme pratique, comme jadis les cultures millénaristes et leurs promesses de salut individuel, démantèlent les sentiments collectifs, démobilisent les énergies et incapacitent les audaces. Un peuple disparaît plus souvent par démission que par destruction. Les facteurs destructeurs sont surmontés par un peuple qui veut, dans la profondeur de son psychisme, se perpétuer biologiquement et culturellement. Or, le Système occidental ne tue pas les peuples en leur assénant d’insurmontables épreuves, guerres, famines ou épidémies, mais en rongeant de l’intérieur leur vouloir-vivre, en les déracinant du terreau organique de leurs traditions, en les décourageant de se vouloir un avenir.
Il faut se débarrasser de cette illusion contemporaine, partie prenante de l’idéologie dominante, que les groupes succombent à des crises, à des évènements matériels, à des chocs mesurables et événementiels. Les crises constituent au contraire la matière de l’histoire. Et lorsqu’une civilisation disparaît, les traumatismes économiques ou militaires qui président à son effondrement n’en forment nullement la cause, mais la conséquence. Rome, à son apogée ou à ses débuts, ne vivait pas moins de « crises » qu’à son effondrement ; l’invasion d’Alaric n’était pas plus grave, par elle-même, que celle de Brennus. Ainsi répand-on aujourd’hui le bruit sournois qu’une crise économique constitue la pire des menaces. Bon moyen de dissuader les velléités des révolutionnaires salonards : bourgeois décadents, ils n’échangeraient pas leur mode de vie contre une page d’Ivan Illich. Bon moyen aussi de décourager les vrais projets politiques de contre-société : remettre fondamentalement en cause le modèle économique et juridique mondial, ce serait affamer le monde, plonger l’homme dans le malheur, parce que son niveau de vie comptable s’effondrerait. Le Système table sur la peur, une peur de petits vieux. »
Guillaume Faye, Le système à tuer les peuples, « La cause des peuples », Éditions Copernic, 1981.
jeudi 14 janvier 2010
Réponse à un traître
Eric Besson s’est rendu coupable de haute trahison par sa déclaration sur la France. Je cite : « La France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c'est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n'y a pas de Français de souche, il n'y a qu'une France de métissage. »
Autant dire que la France ne correspond à rien selon la logorrhée diarrhéique du ministre. Bouillie antiraciste (au sens idéologique), propos de Renan mal assimilés (il faut lire en entier son célèbre discours prononcé en Sorbonne en 1882), falsifications culturelle, géographique, historique…
Voici la plus belle réponse aux propos de Monsieur Besson, par Father Mckenzie :
« Ah si je pouvais comme le grand Dante
Décrire de Besson en Enfer la descente
Je le vois enjambant la laisse de Cerbère
S’adresser aux esprits des Français d’hier.
Grognards d’Empire et vous poilus de Verdun
Enfants des Rois déchus par Danton et Marat
Et de Geneviève qui nous sauva des Huns
Allez ! Vous n’êtes qu’un Conglomérat !
Je le vois embarqué entre Styx et Achéron
Haranguer les fusillés du Mont Valérien
Et juché sur les épaules du passeur Charon
Leur dire : Allez, vous ne valez rien !
Vous êtes morts, fantômes, pour le Conglomérat.
Comme ceux de Verdun ou de Dien Bien Phu.
Vous n’êtes rien, tout au plus un agrégat
Ah, on vous aura, comme on vous a eu !
Conglomérat, indigènes, reliquat !
Molière, Pasteur, Condorcet,
Vous vous pensiez Français ?
Vous êtes le peuple qui n’existe pas.
Sous l’Arc à Paris
Il est un soldat qui dort
Savez-vous pourquoi il est mort ?
Pour le Conglomérat de Sarkozy.
On raconte à la veillée en chuchotant.
Qu’à ces mots les âmes mortes au front.
Se jetèrent sur lui et dévorèrent Besson.
Souviens en toi, Français, en votant. »
Autant dire que la France ne correspond à rien selon la logorrhée diarrhéique du ministre. Bouillie antiraciste (au sens idéologique), propos de Renan mal assimilés (il faut lire en entier son célèbre discours prononcé en Sorbonne en 1882), falsifications culturelle, géographique, historique…
Voici la plus belle réponse aux propos de Monsieur Besson, par Father Mckenzie :
« Ah si je pouvais comme le grand Dante
Décrire de Besson en Enfer la descente
Je le vois enjambant la laisse de Cerbère
S’adresser aux esprits des Français d’hier.
Grognards d’Empire et vous poilus de Verdun
Enfants des Rois déchus par Danton et Marat
Et de Geneviève qui nous sauva des Huns
Allez ! Vous n’êtes qu’un Conglomérat !
Je le vois embarqué entre Styx et Achéron
Haranguer les fusillés du Mont Valérien
Et juché sur les épaules du passeur Charon
Leur dire : Allez, vous ne valez rien !
Vous êtes morts, fantômes, pour le Conglomérat.
Comme ceux de Verdun ou de Dien Bien Phu.
Vous n’êtes rien, tout au plus un agrégat
Ah, on vous aura, comme on vous a eu !
Conglomérat, indigènes, reliquat !
Molière, Pasteur, Condorcet,
Vous vous pensiez Français ?
Vous êtes le peuple qui n’existe pas.
Sous l’Arc à Paris
Il est un soldat qui dort
Savez-vous pourquoi il est mort ?
Pour le Conglomérat de Sarkozy.
On raconte à la veillée en chuchotant.
Qu’à ces mots les âmes mortes au front.
Se jetèrent sur lui et dévorèrent Besson.
Souviens en toi, Français, en votant. »
mardi 12 janvier 2010
Ordo ad chaos
La superclasse, définie par Huntington, cherche à saper les valeurs traditionnelles pour sarcler les sociétés. Autrement dit, le néocapitalisme oligopolistique mondialisé coupe les individus de leur sol, de leur identité devenue un syncrétisme de la médiocrité, de leur culture, par une philistinisation des esprits, pour réduire les masses à la sujétion. Briser la famille et les fondements des populations revient à développer le néolibéralisme par la création de nouveaux marchés.
Ainsi, la subculture américanomorphe, pousse-t-elle à la consommation : les individus deviennent des unités, de simples numéros dans un conglomérat Mondial (lire la définition de l’identité française selon Eric Besson). D’où la réalisation du cauchemar orwellien par la novlangue psittaciste : la subversion sémantique, rendue possible par la déculturation galopante, détruit la pensée. Les individus deviennent la chaire à canon de l’élite cosmocratique, une pâte modelable, un collectif qui n’a pas de conscience en-soi ni pour-soi. Collectif d’autant plus malléable qu’il ne dispose plus des outils conceptuels pour penser.
Dans cet univers, les néoélites ont un rôle clé : elles soutiennent la stratégie du tittytainment selon Brzeziński, la distraction au sens pascalien (distraire pour détourner de l’essentiel). Politique qui cherche à détruire la décence commune chère à Orwell pour étendre le marché-roi. Loin des aristocrates d’antan et de leurs valeurs d’airain, la superclasse contemporaine ne tend pas au bien commun, mais à son confort personnel. La réalisation de son rêve babylonien (déconnecté de la triviale réalité) reviendrait à conforter sa place de choix au sein du Système. Annihiler l’esprit critique par la consommation, soit la modernisation de la formule romaine : « du pain et des jeux », cela revient à favoriser la libéralisation des mœurs pour détourner de l’exploitation néolibérale.
Les néointellectuels ne peuvent donc pas comprendre l’amour de la terre. Leur domaine, c’est l’abstraction : sans attache, ni lignage, les apologètes du Marché souffrent d’hallucination. Hallucination qu’ils cherchent à étendre au collectif. Incapable de comprendre l’attachement à la terre, son génie consubstantiel, son caractère structurant, ils tentent d’édifier leur monde parfait (encore cette volonté de « régénérer la société »).
Ce monde serait l’étape ultime du néolibéralisme, sa finitude. Il faudrait alors boucler la boucle par la transformation de l’homme en un vulgaire humanoïde, un être décharné, sans identité ni valeur, bref un esclave du Capital sans frein. La collusion du progressisme et du capitalisme participe ainsi de leur commune volonté de créer le Festivus Festivus, ce bipède éternel consommateur, exploité et sans capacité intellectuelle.
Néanmoins, soyons optimiste !
L’hubris des néoélites causera leur perte. Tel les Romains du Haut-Empire occupés à partouzer plutôt qu’à se prémunir contre l’extérieur (édit de Caracalla), ce retour de l’infâme réalité, ce rêve faustien de nos ploutocrates ne se réalisera pas. Ils n’arriveront pas à s’emparer définitivement de la vie des gens. Ils n’arriveront pas à transformer l’enracinement en une vague culture cosmopolite. Leur monde anhistorique sera balayer par le souffle éternel des temps, par l’appel de la vie, le retour du réel, parce que leur finalité, c’est le néant. Un néant sans fin. Les Hommes se réveilleront : Ordo ad chaos.
Ainsi, la subculture américanomorphe, pousse-t-elle à la consommation : les individus deviennent des unités, de simples numéros dans un conglomérat Mondial (lire la définition de l’identité française selon Eric Besson). D’où la réalisation du cauchemar orwellien par la novlangue psittaciste : la subversion sémantique, rendue possible par la déculturation galopante, détruit la pensée. Les individus deviennent la chaire à canon de l’élite cosmocratique, une pâte modelable, un collectif qui n’a pas de conscience en-soi ni pour-soi. Collectif d’autant plus malléable qu’il ne dispose plus des outils conceptuels pour penser.
Dans cet univers, les néoélites ont un rôle clé : elles soutiennent la stratégie du tittytainment selon Brzeziński, la distraction au sens pascalien (distraire pour détourner de l’essentiel). Politique qui cherche à détruire la décence commune chère à Orwell pour étendre le marché-roi. Loin des aristocrates d’antan et de leurs valeurs d’airain, la superclasse contemporaine ne tend pas au bien commun, mais à son confort personnel. La réalisation de son rêve babylonien (déconnecté de la triviale réalité) reviendrait à conforter sa place de choix au sein du Système. Annihiler l’esprit critique par la consommation, soit la modernisation de la formule romaine : « du pain et des jeux », cela revient à favoriser la libéralisation des mœurs pour détourner de l’exploitation néolibérale.
Les néointellectuels ne peuvent donc pas comprendre l’amour de la terre. Leur domaine, c’est l’abstraction : sans attache, ni lignage, les apologètes du Marché souffrent d’hallucination. Hallucination qu’ils cherchent à étendre au collectif. Incapable de comprendre l’attachement à la terre, son génie consubstantiel, son caractère structurant, ils tentent d’édifier leur monde parfait (encore cette volonté de « régénérer la société »).
Ce monde serait l’étape ultime du néolibéralisme, sa finitude. Il faudrait alors boucler la boucle par la transformation de l’homme en un vulgaire humanoïde, un être décharné, sans identité ni valeur, bref un esclave du Capital sans frein. La collusion du progressisme et du capitalisme participe ainsi de leur commune volonté de créer le Festivus Festivus, ce bipède éternel consommateur, exploité et sans capacité intellectuelle.
Néanmoins, soyons optimiste !
L’hubris des néoélites causera leur perte. Tel les Romains du Haut-Empire occupés à partouzer plutôt qu’à se prémunir contre l’extérieur (édit de Caracalla), ce retour de l’infâme réalité, ce rêve faustien de nos ploutocrates ne se réalisera pas. Ils n’arriveront pas à s’emparer définitivement de la vie des gens. Ils n’arriveront pas à transformer l’enracinement en une vague culture cosmopolite. Leur monde anhistorique sera balayer par le souffle éternel des temps, par l’appel de la vie, le retour du réel, parce que leur finalité, c’est le néant. Un néant sans fin. Les Hommes se réveilleront : Ordo ad chaos.
vendredi 1 janvier 2010
Catharsis
Des pulsions de violence et une haine sans borne envers ces connards d’Arte qui, hier soir, ont passé une version avec un commentaire sonore très désagréable (euphémisme) d’un chef-d’œuvre de Chaplin, La Ruée vers l’or. C’était proprement insupportable. Dictature de l’audience, provocation ou simple mauvais goût ? Seule la mythique danse des petits pains a survécu à ce massacre en règle (ouf…) :
* Très prochainement, je vous parlerai d’un chef-d’œuvre méconnu, Lazybones (1925). Ce film n’est passé qu’une fois, en 85 ans, à la télévision française. Dans la même veine, Les chercheuses d'or (1933) est à regarder. J'en reparlerai à l'occasion.
* Très prochainement, je vous parlerai d’un chef-d’œuvre méconnu, Lazybones (1925). Ce film n’est passé qu’une fois, en 85 ans, à la télévision française. Dans la même veine, Les chercheuses d'or (1933) est à regarder. J'en reparlerai à l'occasion.
lundi 28 décembre 2009
Aphorismes
Le métissage, c'est le retour de la collaboration horizontale.
L'hypersexualisation du langage (dialogue, corporel, etc.) entraîne une désérotisation du sexe, d'où sa banalisation. La pornographie enlève du mystère à la femme. Elle la désacralise.
La tragédie de l’Amérique réside dans la victoire des Yankees.
Un homme qui apprécie Maurice Barrès ne peut être médiocre.
La messalinisation des femmes occidentales révèle la décadence des sociétés libérales.
L'historien est un exégète du temps passé.
La néofemme est une schizophrène : elle vit en salope et veut qu'on la traite en princesse.
Le néohomme, enlevé le charme et l’érudition, ressemble aux femmes de la société victorienne.
Qui y a-t-il de plus méprisable qu’une femme moderne ? Peut être un homme moderne ?
L'Européen défait par le principe d'hétérotélie : il prônait la paix, il aura la guerre.
L’amour est une construction. Le reste n’est que littérature…
Seul le –isme de royalisme est viable. Tandis que les autres – isme (nationalisme, communisme ou libéralisme) abaissent et réduisent, lui seul élève et englobe de par son caractère sacré. Défaite de la sagesse contre victoire du fanatisme, voilà les maux de notre société.
L'hypersexualisation du langage (dialogue, corporel, etc.) entraîne une désérotisation du sexe, d'où sa banalisation. La pornographie enlève du mystère à la femme. Elle la désacralise.
La tragédie de l’Amérique réside dans la victoire des Yankees.
Un homme qui apprécie Maurice Barrès ne peut être médiocre.
La messalinisation des femmes occidentales révèle la décadence des sociétés libérales.
L'historien est un exégète du temps passé.
La néofemme est une schizophrène : elle vit en salope et veut qu'on la traite en princesse.
Le néohomme, enlevé le charme et l’érudition, ressemble aux femmes de la société victorienne.
Qui y a-t-il de plus méprisable qu’une femme moderne ? Peut être un homme moderne ?
L'Européen défait par le principe d'hétérotélie : il prônait la paix, il aura la guerre.
L’amour est une construction. Le reste n’est que littérature…
Seul le –isme de royalisme est viable. Tandis que les autres – isme (nationalisme, communisme ou libéralisme) abaissent et réduisent, lui seul élève et englobe de par son caractère sacré. Défaite de la sagesse contre victoire du fanatisme, voilà les maux de notre société.
Synthèse
« Le patriotisme chez moi reparaît comme un réflexe d'habitude à certains propos, certaines perspectives. Mais plus aucun élan. Comment aimer cette France qui pense tout ce que je déteste ? »
DRIEU LA ROCHELLE Pierre, Journal 1939-1945, Gallimard, Collection Témoins, 1992, p.88.
DRIEU LA ROCHELLE Pierre, Journal 1939-1945, Gallimard, Collection Témoins, 1992, p.88.
Eloge du temps passé
« Lorsque Tess se laisse aller à une simple gaieté prosaïque sa beauté atteint la perfection - et, inversement, c’est quand elle est d’une humeur grave et noble qu’ elle est la moins belle. »
Thomas Hardy, Tess d’Uberville.
Image de la femme idéale :

Nastassja Kinski dans Tess de Roman Polanski, d'après l'œuvre de Thomas Hardy.
« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues. »
Paul VERLAINE, Poèmes saturniens, Mon rêve familier, 1866.
Thomas Hardy, Tess d’Uberville.
Image de la femme idéale :

Nastassja Kinski dans Tess de Roman Polanski, d'après l'œuvre de Thomas Hardy.
« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues. »
Paul VERLAINE, Poèmes saturniens, Mon rêve familier, 1866.
jeudi 24 décembre 2009
Analysons une chanson (I)
« Je suis
Une femme d'aujourd'hui
Je suis
Je suis d'ailleurs ici
Une femme qui se dévoile
Et qui suit ses envies
Je suis
Une femme aujourd'hui
Je vis
Sans faire de compromis
Mon cœur est tout à moi
Mon corps n'est pas soumis »
Femme d'aujourd'hui, Sofia Essaïdi.
Une chanson dont les paroles du refrain commencent par « Une femme d'aujourd'hui » me laisse à penser qu'il s'agit d'une énième daube de propagande pro-mai 68. La suite ne fait ainsi que confirmer mes premières impressions. Parce qu'une femme d'aujourd'hui, c'est une femme qui délaisse ses enfants, une adulescente débile en admiration devant la sous-culture rap, une pute à frange sous influence télévisuelle. Bref, la femme d'aujourd'hui est à la femme, ce que Joey Starr est à la musique : une dérive que la bêtise collective porte au pinacle.
Poursuivons notre passionnante lecture de cette très moderne chanson. Le vers suivant « Une femme qui se dévoile » est aussi édifiant : sa double interprétation (dévoiler par la nudité ou via un psychologisme très à la mode) donne à réfléchir sur l'état de déliquescence de notre pauvre civilisation. Diagnostic confirmé par la phrase « Et qui suit ses envies », c'est-à-dire qu'on a ici une apologie de la gourgandine ou de la pétasse pour employer un vocabulaire plus actuel. Une femme qui « suit ses envies », c'est une femme seule à 30 ans, dépressive et accro. aux séances de psychanalyse parce qu'elle a été sensible à l'hystérie (pour utiliser la nosologie freudienne) des féministes.
Le « Sans faire de compromis » se passe de commentaires. Être en couple nécessite, en effet, de faire des compromis : l'égotisme/l'hyperindividualisme actuel explique la massification du divorce. Propos corroborés ensuite par la formule « Mon cœur est tout à moi. » Ne pas confondre aussi amour et passion. La passion est un sentiment éphémère tandis que l'amour résulte d'une commune volonté de deux êtres de vivre ensemble. L'amour est une construction.
La dernière phrase du refrain « Mon corps n'est pas soumis » est d'une bêtise confondante. Le corps de la femme moderne est soumis au modèle véhiculé par les mass-médias occidentaux, c'est-à-dire à l'extrême maigreur des mannequins des magazines féminins. N'oublions pas que la pseudo révolution induite par la dynamique hippie a entraîné une réification du corps de la femme. L'alliance objective de la libération des mœurs et du néocapitalisme a donné la pornographie de masse, avilissement de l'érotisme d'antan.
Une femme d'aujourd'hui
Je suis
Je suis d'ailleurs ici
Une femme qui se dévoile
Et qui suit ses envies
Je suis
Une femme aujourd'hui
Je vis
Sans faire de compromis
Mon cœur est tout à moi
Mon corps n'est pas soumis »
Femme d'aujourd'hui, Sofia Essaïdi.
Une chanson dont les paroles du refrain commencent par « Une femme d'aujourd'hui » me laisse à penser qu'il s'agit d'une énième daube de propagande pro-mai 68. La suite ne fait ainsi que confirmer mes premières impressions. Parce qu'une femme d'aujourd'hui, c'est une femme qui délaisse ses enfants, une adulescente débile en admiration devant la sous-culture rap, une pute à frange sous influence télévisuelle. Bref, la femme d'aujourd'hui est à la femme, ce que Joey Starr est à la musique : une dérive que la bêtise collective porte au pinacle.
Poursuivons notre passionnante lecture de cette très moderne chanson. Le vers suivant « Une femme qui se dévoile » est aussi édifiant : sa double interprétation (dévoiler par la nudité ou via un psychologisme très à la mode) donne à réfléchir sur l'état de déliquescence de notre pauvre civilisation. Diagnostic confirmé par la phrase « Et qui suit ses envies », c'est-à-dire qu'on a ici une apologie de la gourgandine ou de la pétasse pour employer un vocabulaire plus actuel. Une femme qui « suit ses envies », c'est une femme seule à 30 ans, dépressive et accro. aux séances de psychanalyse parce qu'elle a été sensible à l'hystérie (pour utiliser la nosologie freudienne) des féministes.
Le « Sans faire de compromis » se passe de commentaires. Être en couple nécessite, en effet, de faire des compromis : l'égotisme/l'hyperindividualisme actuel explique la massification du divorce. Propos corroborés ensuite par la formule « Mon cœur est tout à moi. » Ne pas confondre aussi amour et passion. La passion est un sentiment éphémère tandis que l'amour résulte d'une commune volonté de deux êtres de vivre ensemble. L'amour est une construction.
La dernière phrase du refrain « Mon corps n'est pas soumis » est d'une bêtise confondante. Le corps de la femme moderne est soumis au modèle véhiculé par les mass-médias occidentaux, c'est-à-dire à l'extrême maigreur des mannequins des magazines féminins. N'oublions pas que la pseudo révolution induite par la dynamique hippie a entraîné une réification du corps de la femme. L'alliance objective de la libération des mœurs et du néocapitalisme a donné la pornographie de masse, avilissement de l'érotisme d'antan.
mercredi 23 décembre 2009
Libelle : Doc Gynéco
Doc Gynéco est un de ces chanteurs à la mode ayant une gueule de péruvien cannabinique et un comportement d'adolescent priapique. Tel l'immense néant musical Grand Corps Malade (l'handicapé sérial-rimeur aux vers de mirliton), Doc Gynéco a choisi un pseudonyme (oserais-je parler de nom de plume ?) qui reflète son extrême médiocrité : franchement, sortiriez-vous avec une Madame Prostate ou une Mlle Doigtdanslecul ? Et ce même si la fille est pineauculmettable...
Néochanteur estampillé rebellocrate, Doc Gynéco vit dans un monde où SAS signifie Son Altesse Salpingite, un monde où un millionnaire a un comportement de dégénéré des bas quartiers, un monde où un attardé à la physionomie simiesque réussi davantage qu'un honnête travailleur. Quel mauvais goût ! Une allégorie du monde moderne à tête de cacahuète.
Passons à l'« œuvre » du colonel Gonorrhée maintenant. Voici une phrase d'Henry de Monterhlant qui en résume bien l'essence : « Roule, torrent de l'inutilité ! » Des textes minables, une écriture de collégien, un QI de pétoncle et un statut de… poète. Doc Gynéco exploite ainsi son banal talent pour les allitérations ayant suscité l’admiration d’un public constitué de lyophilisés du bulbe. Autant dire qu’il est devenu un Rimbaud moderne selon le vocabulaire doxal contemporain.
Le style du chanteur est désespérément monolinéaire. Le parti pris de vrai-faux crétinisme mis en écho avec de la fausse-vraie connerie entre la dictée d’éducation spécialisée et la lecture à voix haute d’une ordonnance de sanatorium n’est pas là pour remonter le niveau. Aussi le contenu des chansons oscille-t-il entre le nombrilisme (égomania abyssale), l’ignorance crasse (indignations politiques surjouées) et les confessions ravageusement impudiques et d’un ridicule désolant.
Sachant que la mode est à la métissolâtrie, Doc Gynéco a également du succès avec les néofemmes. Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour le comprendre. Pourtant, ce malade mental vaguement tubard et aussi dynamique qu’un patient à l’électroencéphalogramme plat, n’a qu’un physique de robot Moulinex. Vive le monde moderne !
Néochanteur estampillé rebellocrate, Doc Gynéco vit dans un monde où SAS signifie Son Altesse Salpingite, un monde où un millionnaire a un comportement de dégénéré des bas quartiers, un monde où un attardé à la physionomie simiesque réussi davantage qu'un honnête travailleur. Quel mauvais goût ! Une allégorie du monde moderne à tête de cacahuète.
Passons à l'« œuvre » du colonel Gonorrhée maintenant. Voici une phrase d'Henry de Monterhlant qui en résume bien l'essence : « Roule, torrent de l'inutilité ! » Des textes minables, une écriture de collégien, un QI de pétoncle et un statut de… poète. Doc Gynéco exploite ainsi son banal talent pour les allitérations ayant suscité l’admiration d’un public constitué de lyophilisés du bulbe. Autant dire qu’il est devenu un Rimbaud moderne selon le vocabulaire doxal contemporain.
Le style du chanteur est désespérément monolinéaire. Le parti pris de vrai-faux crétinisme mis en écho avec de la fausse-vraie connerie entre la dictée d’éducation spécialisée et la lecture à voix haute d’une ordonnance de sanatorium n’est pas là pour remonter le niveau. Aussi le contenu des chansons oscille-t-il entre le nombrilisme (égomania abyssale), l’ignorance crasse (indignations politiques surjouées) et les confessions ravageusement impudiques et d’un ridicule désolant.
Sachant que la mode est à la métissolâtrie, Doc Gynéco a également du succès avec les néofemmes. Pas besoin d’être Sherlock Holmes pour le comprendre. Pourtant, ce malade mental vaguement tubard et aussi dynamique qu’un patient à l’électroencéphalogramme plat, n’a qu’un physique de robot Moulinex. Vive le monde moderne !
Les Politiques d'Aristote
« La Cité fait partie des choses naturelles et l’homme est par nature un animal politique. Celui qui est sans patrie est soit un être dégradé, soit un être au-dessus des normes humaines. Il est comme celui qui est injurié par Homère, sans lignage, sans loi, sans foyer. »
Et :
« Est aussi facteur de sédition l’absence de communauté ethnique tant que les citoyens n’en sont pas arrivés à respirer d’un même souffle. Car de même qu’une cité ne se forme pas à partir d’une masse de gens pris au hasard, de même ne se forme-t-elle pas dans n’importe quel espace de temps. C’est pourquoi parmi ceux qui ont, jusqu’à présent, accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux ou pour les agréger à la cité, la plupart ont connu des séditions. Ainsi des Achéens fondèrent Sybaris avec des Trézéniens, puis les Achéens devenus majoritaires chassèrent les Trézéniens, d’où la souillure qui échut aux Sybarites. Et à Thouroi des Sybarites entrèrent en conflit avec ceux qui avaient fondé cette cité en même temps qu’eux parce qu’ils s’estimaient en droit d’avoir plus qu’eux sous prétexte que c’était leur propre pays : ils en furent chassés. »
Enfin :
« Parvenu à son terme logique, dit-il [Aristote], l'état de sédition dû à l'absence d'homogénéité raciale ne peut se résoudre que de deux façons : soit la population indigène arrive à se débarrasser de la population allogène qu'elle s'était imprudemment associée; soit au contraire, cette dernière devient assez puissante pour exclure la population d'accueil. Dans les deux cas, la Cité ne survit, en tant que telle, que par suite d'un phénomène de ségrégation ; dans le premier, elle retrouve son unité d'origine, avec tous les biens qui en découlent, par l'exclusion de ce qui y faisait obstacle ; dans le second, le remplacement d'une population par une autre assure éventuellement la reconstitution, sur d'autres bases, d'une nouvelle unité sociale, dont, par discrimination, est exclue la population originelle. »
Extrait de l'article Aristote : l'homogénéité culturelle est essentielle à l'ordre de la cité, par Philippe CHAMP, Monde et Vie.
Et :
« Est aussi facteur de sédition l’absence de communauté ethnique tant que les citoyens n’en sont pas arrivés à respirer d’un même souffle. Car de même qu’une cité ne se forme pas à partir d’une masse de gens pris au hasard, de même ne se forme-t-elle pas dans n’importe quel espace de temps. C’est pourquoi parmi ceux qui ont, jusqu’à présent, accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux ou pour les agréger à la cité, la plupart ont connu des séditions. Ainsi des Achéens fondèrent Sybaris avec des Trézéniens, puis les Achéens devenus majoritaires chassèrent les Trézéniens, d’où la souillure qui échut aux Sybarites. Et à Thouroi des Sybarites entrèrent en conflit avec ceux qui avaient fondé cette cité en même temps qu’eux parce qu’ils s’estimaient en droit d’avoir plus qu’eux sous prétexte que c’était leur propre pays : ils en furent chassés. »
Enfin :
« Parvenu à son terme logique, dit-il [Aristote], l'état de sédition dû à l'absence d'homogénéité raciale ne peut se résoudre que de deux façons : soit la population indigène arrive à se débarrasser de la population allogène qu'elle s'était imprudemment associée; soit au contraire, cette dernière devient assez puissante pour exclure la population d'accueil. Dans les deux cas, la Cité ne survit, en tant que telle, que par suite d'un phénomène de ségrégation ; dans le premier, elle retrouve son unité d'origine, avec tous les biens qui en découlent, par l'exclusion de ce qui y faisait obstacle ; dans le second, le remplacement d'une population par une autre assure éventuellement la reconstitution, sur d'autres bases, d'une nouvelle unité sociale, dont, par discrimination, est exclue la population originelle. »
Extrait de l'article Aristote : l'homogénéité culturelle est essentielle à l'ordre de la cité, par Philippe CHAMP, Monde et Vie.
mardi 22 décembre 2009
Lettre au médiateur de France Télévision
Objet : L'affaire Salengro*
Monsieur,
Je vous écris suite à la diffusion du téléfilm du mardi 14 avril, L'affaire Salengro. Ayant fait des études d'histoire, je tenais tout d’abord à féliciter et à remercier France 2 qui, depuis quelques temps déjà, diffuse des téléfilms historiques de qualité à une heure de grande écoute.
L'affaire Salengro n'échappa pas à la règle. La reconstitution du climat politique, le souci d’objectivé ainsi que le choix des acteurs – à l’exception notable de l’interprète de Léon Daudet, fort peu ressemblant - étaient particulièrement réussis.
Je vous signalerais toutefois une inexactitude ou plutôt un manque d’objectivité perceptible dans les dernières secondes de L’affaire Salengro. En effet, à la fin du téléfilm, une voix off déclare que Charles Maurras fut, après la guerre, reconnu coupable de haute trahison et d’intelligence avec l’ennemi, suggérant ainsi que M. Maurras aurait été un fervent collaborationniste.
Or, les historiens savent bien qu’il n’en est rien. Charles Maurras, bien que sympathisant du maréchal Pétain, a toujours été un germanophobe convaincu, très critique à l’égard du national-socialisme.
C’est pourquoi, j’ai été surpris que le téléfilm d’Yves Boisset, dans son souci d’objectivité historique, ne fasse pas mention de ces informations ô combien importantes pour comprendre la complexité de l’Histoire.
Ainsi me demandais-je s’il s’agissait d’un simple oubli ou s’il y avait là une volonté délibérer de la part des auteurs du téléfilm de réduire l’histoire à un manichéisme des plus sommaire, avec d’un côté des résistants appartenant à la gauche et de l’autre des collaborationnistes de droite (cf. Simon Epstein) ?
Bien cordialement,
Flamininus
* Je n'ai pas reçu de réponse à ce courriel pourtant très modéré.
Monsieur,
Je vous écris suite à la diffusion du téléfilm du mardi 14 avril, L'affaire Salengro. Ayant fait des études d'histoire, je tenais tout d’abord à féliciter et à remercier France 2 qui, depuis quelques temps déjà, diffuse des téléfilms historiques de qualité à une heure de grande écoute.
L'affaire Salengro n'échappa pas à la règle. La reconstitution du climat politique, le souci d’objectivé ainsi que le choix des acteurs – à l’exception notable de l’interprète de Léon Daudet, fort peu ressemblant - étaient particulièrement réussis.
Je vous signalerais toutefois une inexactitude ou plutôt un manque d’objectivité perceptible dans les dernières secondes de L’affaire Salengro. En effet, à la fin du téléfilm, une voix off déclare que Charles Maurras fut, après la guerre, reconnu coupable de haute trahison et d’intelligence avec l’ennemi, suggérant ainsi que M. Maurras aurait été un fervent collaborationniste.
Or, les historiens savent bien qu’il n’en est rien. Charles Maurras, bien que sympathisant du maréchal Pétain, a toujours été un germanophobe convaincu, très critique à l’égard du national-socialisme.
C’est pourquoi, j’ai été surpris que le téléfilm d’Yves Boisset, dans son souci d’objectivité historique, ne fasse pas mention de ces informations ô combien importantes pour comprendre la complexité de l’Histoire.
Ainsi me demandais-je s’il s’agissait d’un simple oubli ou s’il y avait là une volonté délibérer de la part des auteurs du téléfilm de réduire l’histoire à un manichéisme des plus sommaire, avec d’un côté des résistants appartenant à la gauche et de l’autre des collaborationnistes de droite (cf. Simon Epstein) ?
Bien cordialement,
Flamininus
* Je n'ai pas reçu de réponse à ce courriel pourtant très modéré.
Ripoublique maçonnique
Synthèse magistrale, par un commentateur du site fdesouche :
« La République aura réussi l’exploit de tuer la monarchie, de détruire la noblesse, d'anéantir les coutumes, de désacraliser l’Eglise, d'efféminer les hommes, de masculiniser les femmes, de détourner les jeunes de l’hétérosexualité, de dénataliser la population française, de remplacer les Blancs par des Noirs, des Arabes, des Chinois, des Turcs… Tout cela pour arriver à ce mélange immonde de peuples inassimilables, à cette bouillie de négritude et de versets mahométans, de youyous et de boubous, de jérémiades sans-papelardières, au milieu d’un déficit économique abyssal et d’une ruine industrielle. La France est devenue un mouroir : la République métissée, c’est le mourir-ensemble. »
« La République aura réussi l’exploit de tuer la monarchie, de détruire la noblesse, d'anéantir les coutumes, de désacraliser l’Eglise, d'efféminer les hommes, de masculiniser les femmes, de détourner les jeunes de l’hétérosexualité, de dénataliser la population française, de remplacer les Blancs par des Noirs, des Arabes, des Chinois, des Turcs… Tout cela pour arriver à ce mélange immonde de peuples inassimilables, à cette bouillie de négritude et de versets mahométans, de youyous et de boubous, de jérémiades sans-papelardières, au milieu d’un déficit économique abyssal et d’une ruine industrielle. La France est devenue un mouroir : la République métissée, c’est le mourir-ensemble. »
« Il te sera beaucoup pardonné ! »
« Élevé dans un lupanar, entremetteur dès l’adolescence, outrage public à la pudeur vers l’âge adulte, renégat tout le reste du temps, Aristide Briand a une tendance naturelle, innée en quelque sorte, à ne connaître que le droit commun. » Léon Daudet.
Remplaçons Briand par Con-Bandit et la phrase précédente gardera toute sa force évocatrice. Vieux rogaton libéral-libertaire, caution morale du néolibéralisme, ce falso-rebelle de Daniel Con-Bandit, dont l’œuvre relève de la tératologie, est le parangon de vertu d’une société où la vertu est devenue le vice et la beauté un blasphème.
Cette bordille soixante-huitarde ne respecte rien : ni les ouvriers, ni la liberté d’expression (« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! »), ni même les enfants (ses discours laudatifs sur la pédomanie). Tartufferie à son acmé, ce crypto-terroriste qui insultait un ministre et mettait le feu à un pays à 20 ans, cet apatride ou citoyen du monde pour employer une terminologie plus à la mode, est devenu un honnête parlementaire de la machine européiste, fonctionnaire surpayé et propagandiste zélé du mondialisme dont l’écologie n'est que le cache-sexe.
Loin des évêques humanistes (Le Capital de Marx est leur nouveau missel) ou des incultes gauchistes sans-papiéristes (« idiots utiles du Système »), ce bon petit soldat à l’indignation calculée connaît son rôle : il s’en accommode à merveille au nom de l’idéologie du désir, ce néo-fascisme identifié par le philosophe marxiste Michel Clouscard. Pourquoi ? Parce que de condition bourgeoise, il peut jouir sans entraves, profité du sacro-saint Marché et vivre dans l’oisiveté tandis que les exploités du prolétariat s’aliènent au travail pour produire ses objets transitionnels de plaisir.
Dégueulasse finitude de l’idéologie libérale-libertaire dont les naïfs mutins de Panurge (i.e. les folliculaires appointés à Libé, les sociologues d’Etat ou les rebellocrates) pensent encore qu’elle est subversive. Être non-conformiste dans nos sociétés modernes revient à être fidèle à sa femme et à s’occuper de ses enfants (contrairement aux tapettes socio-démocrates à tendance libertaire dont la misère affective équivaut à leur vacuité intellectuelle).
Remplaçons Briand par Con-Bandit et la phrase précédente gardera toute sa force évocatrice. Vieux rogaton libéral-libertaire, caution morale du néolibéralisme, ce falso-rebelle de Daniel Con-Bandit, dont l’œuvre relève de la tératologie, est le parangon de vertu d’une société où la vertu est devenue le vice et la beauté un blasphème.
Cette bordille soixante-huitarde ne respecte rien : ni les ouvriers, ni la liberté d’expression (« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! »), ni même les enfants (ses discours laudatifs sur la pédomanie). Tartufferie à son acmé, ce crypto-terroriste qui insultait un ministre et mettait le feu à un pays à 20 ans, cet apatride ou citoyen du monde pour employer une terminologie plus à la mode, est devenu un honnête parlementaire de la machine européiste, fonctionnaire surpayé et propagandiste zélé du mondialisme dont l’écologie n'est que le cache-sexe.
Loin des évêques humanistes (Le Capital de Marx est leur nouveau missel) ou des incultes gauchistes sans-papiéristes (« idiots utiles du Système »), ce bon petit soldat à l’indignation calculée connaît son rôle : il s’en accommode à merveille au nom de l’idéologie du désir, ce néo-fascisme identifié par le philosophe marxiste Michel Clouscard. Pourquoi ? Parce que de condition bourgeoise, il peut jouir sans entraves, profité du sacro-saint Marché et vivre dans l’oisiveté tandis que les exploités du prolétariat s’aliènent au travail pour produire ses objets transitionnels de plaisir.
Dégueulasse finitude de l’idéologie libérale-libertaire dont les naïfs mutins de Panurge (i.e. les folliculaires appointés à Libé, les sociologues d’Etat ou les rebellocrates) pensent encore qu’elle est subversive. Être non-conformiste dans nos sociétés modernes revient à être fidèle à sa femme et à s’occuper de ses enfants (contrairement aux tapettes socio-démocrates à tendance libertaire dont la misère affective équivaut à leur vacuité intellectuelle).
mardi 15 décembre 2009
Aux antiracistes fascistes
Inspiré par le livre de Thierry Bouclier, La République amnésique.
On ne vous entend pas répudier les grandes figures du Front Populaire, MM. Roger Salengro et Marx Dormoy qui prônaient l’expulsion des étrangers pour un manquement aux règles de la correction ou leur refoulement « impitoyable. » On ne vous entend pas condamner la position de Marx Dormoy qui refusait d’accueillir les immigrés espagnoles en pleine période franquiste. On ne vous entend pas dénoncer Jean Moulin qui s’opposait au regroupement familial ou Charles de Gaulle qui était un fervent adversaire de l’intégration.
On ne vous entend pas renier l’héritage des socialistes de 1972 qui émettaient de sérieuses réserves sur l’immigration, ni diaboliser le PCF de Maurice Thorez qui criait bien fort « la France aux Français » ou celui de Georges Marchais qui préconisait l’arrêt de « l’immigration officielle et clandestine.» On ne nous entend pas non plus rendre hommage à Jeanne d’Arc, cette figure patriotique qui faisait dire au député radical et républicain Joseph Fabre que « l’unique religion qui ne comporte pas d’athée [est] la religion de la patrie. » Mais, ne célébrez-vous pas encore Léon Blum, l’homme qui parlait des « races supérieures » ?
Alors, Messieurs, avant d’attaquer, de condamner ou de censurer, vous feriez mieux d’apprendre l’histoire de France. Avant de brider la liberté d’expression, vous devriez relire les discours des grands hommes politiques français. De droite et de gauche.
Avant de frapper du sceau du mensonge et de la calomnie les propos anticonformistes et de pratiquer continuellement la reductio ad hitlerum, jetez un œil aux propos de nos glorieux aînés. Avant de traquer les déviants tels des chiens enragés ou d’envoyer la police politique contre les individus non inféodés à la doxa progressiste, rappelez-vous des années 30, 50, 70 et même 90.
La croisade antiraciste que vous entreprenez touche à ce que la nosologie freudienne appelle l’hystérie. Avez-vous oubliez que le culte de la patrie a été inventé par la gauche suite à la Révolution ? Bref. Avec votre misérable mystique antiraciste, vous trahissez la mémoire de vos prédécesseurs. Vous détruisez la France. Vous devez des ennemis de la patrie, ceux que Machiavel désignait sous le nom d'hostis.
Stop ! Stop à la pensée unique ! Stop au politiquement correct ! Mettons fin à la naturalisation, au sens barthésien du terme, de cet antiracisme de pacotille. Retrouvons le sens des mots et la volonté de puissance. Redevenons fier d’être Français. Révoltons-nous contre le diktat progressiste et brisons les chaînes mentales qui nous entravent. Déconstruisons nos schèmes de perceptions. La liberté est à ce prix.
On ne vous entend pas répudier les grandes figures du Front Populaire, MM. Roger Salengro et Marx Dormoy qui prônaient l’expulsion des étrangers pour un manquement aux règles de la correction ou leur refoulement « impitoyable. » On ne vous entend pas condamner la position de Marx Dormoy qui refusait d’accueillir les immigrés espagnoles en pleine période franquiste. On ne vous entend pas dénoncer Jean Moulin qui s’opposait au regroupement familial ou Charles de Gaulle qui était un fervent adversaire de l’intégration.
On ne vous entend pas renier l’héritage des socialistes de 1972 qui émettaient de sérieuses réserves sur l’immigration, ni diaboliser le PCF de Maurice Thorez qui criait bien fort « la France aux Français » ou celui de Georges Marchais qui préconisait l’arrêt de « l’immigration officielle et clandestine.» On ne nous entend pas non plus rendre hommage à Jeanne d’Arc, cette figure patriotique qui faisait dire au député radical et républicain Joseph Fabre que « l’unique religion qui ne comporte pas d’athée [est] la religion de la patrie. » Mais, ne célébrez-vous pas encore Léon Blum, l’homme qui parlait des « races supérieures » ?
Alors, Messieurs, avant d’attaquer, de condamner ou de censurer, vous feriez mieux d’apprendre l’histoire de France. Avant de brider la liberté d’expression, vous devriez relire les discours des grands hommes politiques français. De droite et de gauche.
Avant de frapper du sceau du mensonge et de la calomnie les propos anticonformistes et de pratiquer continuellement la reductio ad hitlerum, jetez un œil aux propos de nos glorieux aînés. Avant de traquer les déviants tels des chiens enragés ou d’envoyer la police politique contre les individus non inféodés à la doxa progressiste, rappelez-vous des années 30, 50, 70 et même 90.
La croisade antiraciste que vous entreprenez touche à ce que la nosologie freudienne appelle l’hystérie. Avez-vous oubliez que le culte de la patrie a été inventé par la gauche suite à la Révolution ? Bref. Avec votre misérable mystique antiraciste, vous trahissez la mémoire de vos prédécesseurs. Vous détruisez la France. Vous devez des ennemis de la patrie, ceux que Machiavel désignait sous le nom d'hostis.
Stop ! Stop à la pensée unique ! Stop au politiquement correct ! Mettons fin à la naturalisation, au sens barthésien du terme, de cet antiracisme de pacotille. Retrouvons le sens des mots et la volonté de puissance. Redevenons fier d’être Français. Révoltons-nous contre le diktat progressiste et brisons les chaînes mentales qui nous entravent. Déconstruisons nos schèmes de perceptions. La liberté est à ce prix.
Niquez les racistes, Mouloud Aounit !
Lettre grandiose de feu Serge de Beketch au président du MRAP :
« Monsieur,
Vous avez organisé récemment, en tant que président du MRAP, un colloque à l’Assemblée nationale intitulé “Du racisme anti-arabe à l’islamophobie.”
Vous y avez dénoncé, en France, « les mosquées souillées, les discriminations à l’emploi et au logement, les appels au meurtre, les violences et agressions à l’endroit des populations et des lieux de culte musulmans. »
Vous avez montré du doigt l’impunité dont bénéficient les auteurs de ces délits, appelant à « un réveil de l’opinion publique, un sursaut des institutions (Police, Justice, Education nationale, etc.), une mobilisation des grandes consciences intellectuelles. »
Vous avez raison ! De plus en plus de Français sont racistes. De plus en plus en ont par-dessus la tête de ce qu’il appellent (à tort) “l’invasion islamo-maghrébine.” De cet afflux de populations inassimilables qu’ils croient (à tort) être le ressort principal de la délinquance et de la criminalité. De plus en plus sont épouvantés (à tort) par l’afflux de populations qui, ayant chassé l’occupant raciste des territoires qu’il exploitait, ont rendu ces terres à l’heureux état de nature mais sont contraintes de chercher, auprès de l’ancien colonisateur raciste, les remèdes à la misère provoquée par la décolonisation.
De plus en plus de racistes ont (à tort) des idées de violence en entendant sur les radios les poésies du groupe afro-maghrébin “Sniper” qui chante, par exemple : « La France nous ronge (…) le seul moyen de s’faire entendre est de brûler des voitures (…) La France est une garce (…) On nique la France. »
Oui, Monsieur Aounit, la triste vérité est là : les racistes n’entendent rien à la rude poésie des cités et ils en ont par-dessus la tête d’entendre des hexagonoïdes chanter qu’ils “niquent la France”, et qu’ils “baisent leurs mères.”
C’est sûr qu’il y a quelque racisme à ne pas accepter ces coutumes de “baiser notre mère” et de “niquer notre pays”, mais c’est ainsi, Monsieur Aounit : les racistes ne sont pas tolérants.
Et ils ont tort. Vous avez raison !
Mais comment ces petits blancs arriérés seraient-ils assez évolués, ouverts, libéraux et modernes pour accepter que des populations qu’ils ont accueillies, nourries, soignées et enseignées leur crachent leur haine et leur mépris à la figure ?
Vous faites bien de dénoncer ce racisme-là en France dans la Chambre des députés de cette République qui vous a fait tant de mal. La dignité de l’endroit ajoute à la force de votre réquisitoire.
Mais vous feriez mieux encore en allant le prononcer là-bas, au bled. C’est sur place, chez eux, alors qu’ils sont encore libres, qu’il faut alerter les milliers d’Afro-musulmans et d’islamo-maghébrins qui s’apprêtent à céder au mirage du RMI, de la Sécu, des allocs, et à basculer dans le piège affreux que leur tendent les racistes français.
Monsieur Aounit, dites-le à vos frères, à vos cousins, à vos femmes, à vos enfants, à vos voisins, à tous ceux du bled et de la brousse : la France raciste ne veut pas d’eux parce que dans son aveuglement raciste, elle les regarde (à tort) comme des envahisseurs et des prédateurs.
Dites simplement cette sinistre vérité aux vôtres Monsieur Aounit. Ne les laissez pas se jeter dans la gueule du loup. Il est de votre devoir de protéger ces malheureux contre cette effrayante menace. Les laisser venir, serait se rendre coupable de non-assistance à personnes en danger.
D’ailleurs vous-même, Monsieur Aounit, vous et tous ceux qui comme vous, êtes condamnés à vivre dans cet abominable pays raciste, n’hésitez pas : brisez vos chaînes, secouez la poussière de vos sandales et quittez cet enfer.
Ne faites pas plus longtemps aux racistes le cadeau de votre enrichissante présence.
Ne soyez plus le gibier de ces chasseurs impitoyables qui attaquent vos mères dans le métro, violent vos filles dans les caves, pillent vos supermarchés, brûlent vos voitures dans vos cités, vendent de la drogue à vos enfants.
Ne leur laissez aucun homme à discriminer, aucune femme à insulter, aucun enfant à battre, aucune mosquée à souiller.
N’hésitez pas : vengez toutes ces années de terreur, de souffrance, d’humiliation, d’exploitation qu’ils vous ont infligées : privez-les de la chance que vous représentez.
Et puis, pourquoi vous gêner ? En partant, emmenez vos amis. Les grandes consciences intellectuelles, les militants immigrationnistes, les journalistes amis, les dirigeants socialistes, communistes, trotskistes et autres.
D’abord cela leur épargnera l’insupportable peine de vivre sans vous, ensuite cela privera la France raciste de la formidable force intellectuelle qui fait son rayonnement dans le monde entier.
Ils seront bien punis, les racistes !
Songez-y, Monsieur Aounit : ils auront l’air de quoi les Le Pen, les Gollnisch, les militants du FN et les électeurs de tout ce monde quand, le dernier bateau ayant franchi la ligne d’horizon, l’ultime avion s’étant évanoui dans l’azur, la dernière camionnette étant passée de l’autre côté de la frontière, ils découvriront qu’ils sont désormais entre eux ?
Entre racistes.
Tout seuls.
Ah, on voudrait voir ça ! Rien que pour le plaisir. »
« Monsieur,
Vous avez organisé récemment, en tant que président du MRAP, un colloque à l’Assemblée nationale intitulé “Du racisme anti-arabe à l’islamophobie.”
Vous y avez dénoncé, en France, « les mosquées souillées, les discriminations à l’emploi et au logement, les appels au meurtre, les violences et agressions à l’endroit des populations et des lieux de culte musulmans. »
Vous avez montré du doigt l’impunité dont bénéficient les auteurs de ces délits, appelant à « un réveil de l’opinion publique, un sursaut des institutions (Police, Justice, Education nationale, etc.), une mobilisation des grandes consciences intellectuelles. »
Vous avez raison ! De plus en plus de Français sont racistes. De plus en plus en ont par-dessus la tête de ce qu’il appellent (à tort) “l’invasion islamo-maghrébine.” De cet afflux de populations inassimilables qu’ils croient (à tort) être le ressort principal de la délinquance et de la criminalité. De plus en plus sont épouvantés (à tort) par l’afflux de populations qui, ayant chassé l’occupant raciste des territoires qu’il exploitait, ont rendu ces terres à l’heureux état de nature mais sont contraintes de chercher, auprès de l’ancien colonisateur raciste, les remèdes à la misère provoquée par la décolonisation.
De plus en plus de racistes ont (à tort) des idées de violence en entendant sur les radios les poésies du groupe afro-maghrébin “Sniper” qui chante, par exemple : « La France nous ronge (…) le seul moyen de s’faire entendre est de brûler des voitures (…) La France est une garce (…) On nique la France. »
Oui, Monsieur Aounit, la triste vérité est là : les racistes n’entendent rien à la rude poésie des cités et ils en ont par-dessus la tête d’entendre des hexagonoïdes chanter qu’ils “niquent la France”, et qu’ils “baisent leurs mères.”
C’est sûr qu’il y a quelque racisme à ne pas accepter ces coutumes de “baiser notre mère” et de “niquer notre pays”, mais c’est ainsi, Monsieur Aounit : les racistes ne sont pas tolérants.
Et ils ont tort. Vous avez raison !
Mais comment ces petits blancs arriérés seraient-ils assez évolués, ouverts, libéraux et modernes pour accepter que des populations qu’ils ont accueillies, nourries, soignées et enseignées leur crachent leur haine et leur mépris à la figure ?
Vous faites bien de dénoncer ce racisme-là en France dans la Chambre des députés de cette République qui vous a fait tant de mal. La dignité de l’endroit ajoute à la force de votre réquisitoire.
Mais vous feriez mieux encore en allant le prononcer là-bas, au bled. C’est sur place, chez eux, alors qu’ils sont encore libres, qu’il faut alerter les milliers d’Afro-musulmans et d’islamo-maghébrins qui s’apprêtent à céder au mirage du RMI, de la Sécu, des allocs, et à basculer dans le piège affreux que leur tendent les racistes français.
Monsieur Aounit, dites-le à vos frères, à vos cousins, à vos femmes, à vos enfants, à vos voisins, à tous ceux du bled et de la brousse : la France raciste ne veut pas d’eux parce que dans son aveuglement raciste, elle les regarde (à tort) comme des envahisseurs et des prédateurs.
Dites simplement cette sinistre vérité aux vôtres Monsieur Aounit. Ne les laissez pas se jeter dans la gueule du loup. Il est de votre devoir de protéger ces malheureux contre cette effrayante menace. Les laisser venir, serait se rendre coupable de non-assistance à personnes en danger.
D’ailleurs vous-même, Monsieur Aounit, vous et tous ceux qui comme vous, êtes condamnés à vivre dans cet abominable pays raciste, n’hésitez pas : brisez vos chaînes, secouez la poussière de vos sandales et quittez cet enfer.
Ne faites pas plus longtemps aux racistes le cadeau de votre enrichissante présence.
Ne soyez plus le gibier de ces chasseurs impitoyables qui attaquent vos mères dans le métro, violent vos filles dans les caves, pillent vos supermarchés, brûlent vos voitures dans vos cités, vendent de la drogue à vos enfants.
Ne leur laissez aucun homme à discriminer, aucune femme à insulter, aucun enfant à battre, aucune mosquée à souiller.
N’hésitez pas : vengez toutes ces années de terreur, de souffrance, d’humiliation, d’exploitation qu’ils vous ont infligées : privez-les de la chance que vous représentez.
Et puis, pourquoi vous gêner ? En partant, emmenez vos amis. Les grandes consciences intellectuelles, les militants immigrationnistes, les journalistes amis, les dirigeants socialistes, communistes, trotskistes et autres.
D’abord cela leur épargnera l’insupportable peine de vivre sans vous, ensuite cela privera la France raciste de la formidable force intellectuelle qui fait son rayonnement dans le monde entier.
Ils seront bien punis, les racistes !
Songez-y, Monsieur Aounit : ils auront l’air de quoi les Le Pen, les Gollnisch, les militants du FN et les électeurs de tout ce monde quand, le dernier bateau ayant franchi la ligne d’horizon, l’ultime avion s’étant évanoui dans l’azur, la dernière camionnette étant passée de l’autre côté de la frontière, ils découvriront qu’ils sont désormais entre eux ?
Entre racistes.
Tout seuls.
Ah, on voudrait voir ça ! Rien que pour le plaisir. »
La dynamique révolutionnaire
Des origines de la Révolution et de son influence sur le monde moderne
La téléologie des Lumières, pour laquelle l’Europe est le phare de l’humanité, fût le terreau des révolutionnaires de 1789 qui balayèrent les identités régionales, par la création des départements. D'où un affaiblissement de l'identité française par un refus de la diversité du substrat national, malgré une administration plus fonctionnelle (règles communes à l'ensemble du territoire). Conséquemment, le sacrifice des régions favorisa le centralisme jacobin, c'est-à-dire l'universalisme contre les particularismes. Parce que l'internationalisme fût un des fondements du programme de l’homo-jacobinus et, fatalement, une invariance de ce qu'on appellera la gauche.
Ainsi les révolutionnaires pensèrent à étendre leur paradigme sur l'ensemble de la planète. Le monde devenait leur terrain de chasse : le déclin était perceptible. Preuve de leur idéologie mortifère, l'internationalisme devînt un impérialisme. Partant de là, le rayonnement culturel français disparu au profit d'une volonté d'extension de la Révolution. Telle une tragédie récursive, la Révolution devait s'imposer au monde parce qu’une révolution tend à l'universel. Marx écrira plus tard que (cf. Révolution de Juillet) : « La nouvelle révolution française sera obligée de quitter aussitôt le terrain national et de conquérir le terrain européen. » Parce que l'influence positive de la France sur l'Europe par les arts se transforma en une domination négative (rejet des idées révolutionnaires), la guerre était inévitable.
La théorie révolutionnaire était donc, par essence, intolérante puisqu'elle excluait l'altérité (ici le droit des nations étrangères à choisir leur régime politique) sous couvert d'émancipation des peuples opprimés par l'aristocratie. Illustration de la perversité de ce système vicié dès l'origine, le génocide vendéen avec ses multiples horreurs. 200 ans plus tard, la même logique est à l'œuvre avec les fameux droits de l'homme, cheval de Troie de l'ingérence des forts sur les faibles au nom du Bien (cf. bombardements humanitaires en Serbie).
L'homo-jacobinus est, par ailleurs, ontologiquement machiavélien. Il détruirait l'humanité pour faire triompher sa croyance. Parce que son système est devenu sa religion : la gauche a remplacé Dieu pour redonner un caractère holistique à la société. Mais Dieu était l'explication de l'inexplicable et sa « mort » produisit, auprès du peuple, ce désenchantement du monde si bien décrit par Marcel Gauchet. En faisant table rase du passé, la Révolution détruisit les valeurs naturelles, ces ombres sacrées chères à Dávila. S'installa alors un clivage droite/gauche totalement absurde entre réactionnaires et révolutionnaires. En effet, la France est une construction sur 1500 ans régit par des lois immanentes, non par une coterie ou une idéologie aussi « belle » soit-elle.
Ainsi le révolutionnaire inventa la Nation (i.e. une-entité-simulacre-de-la-patrie construite contre les lois naturelles) pour souder le peuple français contre l'étranger, c'est-à-dire contre la Sainte-Alliance, ces pays de la vieille Europe qui ne voulait pas mourir. Le nationalisme de détestation est donc de gauche parce que l'attachement à la nation (idée abstraite) se substitua à l'amour charnel de la patrie (autour de la figure du roi). Devenue concept, l'appartenance à la nation perdît son caractère innéique, évident, instinctif. La nation devenait alors un plébiscite de tous les jours, un objet conceptuel dont la critique était désormais possible.
Dans la vision spenglerienne, la Révolution marqua le passage de la culture à la civilisation. Le spirituel fût ainsi annihilé par la toute puissante Raison. D'où le triomphe du matérialisme plus tard pleinement validé par la société de consommation américanomorphe. Le souffle vital de la France, c'est-à-dire sa force créatrice fût brisée par un utilitarisme forcené. C'est en ce sens qu'il faut comprendre le déclin de l'Occident. Parce que le révolutionnaire méprise l'art. Il est une machine incapable de sentir, d'admirer les créations du temps passé, aveuglé par sa pensée mécanique dont l'objectif n'est pas le « Bonheur universel », mais bien de changer l'Homme en profondeur.
La transformation de l’Homme sera ainsi une des constantes de la politique de gauche : de la Révolution française, matrice de la Révolution bolchevique avec ses millions de morts, à l’utopie mondialiste née de la métamorphose de l’internationalisme d’anciens trotskystes (cf. William Kristol, Robert Kagan, etc.) devenus les théoriciens du néoconservatisme états-unien. L’idéologie mondialiste prît donc ses racines dans la pensée de gauche, malgré la profonde influence de l’éthique protestante. D’où l’élimination systématique des opposants, des mal-pensants et des réfractaires au « Monde meilleur » – prémices au Meilleur des mondes. Cette volonté d’un Homme unique ou unidimensionnel pour employer la terminologie marcusienne trouva sa traduction politique dans la promotion de l’égalitarisme, cette perversion du noble concept d’égalité. Alors les identités nationales cédèrent peu à peu leur place à la bouillie amorphe du Village planétaire rêvé par le révolutionnaire.
Néanmoins, la foi inébranlable de ce dernier en un Progrès illimité fût elle-même détruite par les totalitarismes du XXe siècle, ces résurgences du césarisme prophétisé par Spengler. Loin d’être un Sonderweg, une bulle historique, le régime nazi ne fût que l’étape ultime du rationalisme hérité des philosophes du XVIIIe. Il est un aperçu de la finitude de la modernité marchande : les dirigeants nazis, alliés aux ploutocrates, bâtirent une société où le capitalisme atteint sa complétude (cf. le Juif devînt un esclave, cet objet doté de parole pour paraphraser Aristote). La modernité révéla donc ici sa face sombre, destructrice voire démoniaque qu’on n’étudie pas – et pour cause ! – à l’école républicaine.
Au-delà de ce lien entre l’idéologie des Lumières et la politique du IIIe Reich, il existe bien plus encore une filiation entre la Révolution et tous les totalitarismes du XXe siècle. En effet, le désir révolutionnaire de « régénérer la société » est commun à tous ces phénomènes. Telle la novlangue orwelienne, le passage de la théorie à la pratique se révéla funeste : balayer les rêves cosmopolites pour un nationalisme exacerbé, détruit l’idéal humaniste d’une paix entre les Nations au profit d’une animalisation de l’ennemi. Le Bien devenait le Mal et la tolérance laissait la place à un fanatisme dévastateur parce qu’il fallait forger l’« Homme nouveau » à grands coups de marteau. D’où un contrôle de la pensée, une négation de l’homme en tant qu’individu, un endoctrinement systématique et des moyens coercitifs pour ramener à la Raison les récalcitrants. Des méthodes hétérodoxes constitutives de la geste révolutionnaire qui débouchèrent sur la Terreur, c’est-à-dire sur les massacres de masse.
Le livre d’Ernst Nolte, La guerre civile européenne, complémentaire des travaux de l’historien François Furet, montra aussi très bien la réciprocité entre le totalitarisme national-socialiste et son pendant communiste. Le nazisme est lié à la progression du communisme en Europe. Il en est le contre-feu : le lien causal (ou nexus causal) dévoila la parenté évidente entre ces deux phénomènes, visages différents d’un même totalitarisme. Le nazisme copia les méthodes du communisme pour le combattre. D’où la volonté d’instaurer un état omnipotent incarné par un chef unique et sacralisé, la répression policière et culturelle et la logique exterminatrice. Le communisme était ainsi la cible à détruire et le modèle à imiter pour les nazis. « La relation dialectique entre communisme et fascisme est au centre des tragédies du siècle » pour reprendre la phrase de François Furet, ce qui explique les relations ambiguës des deux systèmes : hostilité mutuelle, mais pacte Germano-Soviétique. Le programme des deux totalitarismes se rapprochait dans une commune volonté d’anéantir la liberté au nom de la construction d’un Homme nouveau. D’où le crime de masse comme acte fondateur, comme code génétique, bien qu’il y ait accomplissement du programme d’un côté (nazisme et élimination des ennemis désignés) et trahison des promesses de l’autre (utopie communiste contre praxis bolchevique avec la violence au nom du Bien).
Au-delà de ces « considérations réactionnaires », la Révolution - et son avatar la République - imposa son universalisme impérialiste à travers les droits-de-l’hommisme. Cet idéal conduisit plus tard les thuriféraires des « valeurs républicaines », accompagnés d’un ethnomasochisme induit par l’aventure coloniale (elle-même réalisation de la République), à prôner l’accueil à l’Autre. D’où un éloge forcené de la diversité, puis du métissage - deux notions antagonistes. La diversité consiste à respecter les particularismes tandis que le métissage en est la négation. Le concept très en vogue du métissage s’oppose, par conséquent, à ce que le philosophe romantique Herder appelait le volkgeist, c’est-à-dire la génie national. Il conduirait logiquement à un monde indifférencié où les individus seraient interchangeables. L’humanité perdrait donc toute sa saveur, sa richesse, puisque les particularismes inhérents à tous les peuples seraient dilués dans une cosmocratie où l’Autre deviendrait un autre soi-même.
Ainsi la xénophilie hystérique (« amour de l’Autre »), produit d’une efficace et intense auto-culpabilisation (cf. La Tyrannie de la pénitence, Pascal Bruckner), fût-elle l’indice originel du mal profond de la civilisation européenne. En effet, un peuple dont la prégnance nécessaire de la chaleur maternelle du préjugé (sa force en lui-même, sa fierté atavique) a disparu, un peuple dont l'instinct vital fut anémié, anesthésié, vidé de sa substance est un peuple faible sur le chemin de la perdition, un peuple en pleine décadence. D’autant que la contre-colonisation de l’Europe par une immigration afro-musulmane (l’armée de réserve du capital selon Marx et le nouvel électeur de la gauche révolutionnaire) menace : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »
De cette déclaration d'Houari Boumédiène, l'ex-président algérien de 1965 à 1978, transparaît l'ambition schizophrénique des allogènes (aidés par les ploutocrates mondialisés devant faire pression sur les salaires), c'est-à-dire leur volonté d'échapper à la misère, tout en faisant payer à la France, et plus globalement à l'Europe, la colonisation de l'Afrique. Le droit du sol, défini dans L’Esprit des Lois comme une « aberration qui consiste à croire qu’un cheval qui naît dans une étable est une vache » ainsi que le regroupement familial made in Giscard d’Estaing et l’intégration à la française (dérèglement de l’assimilation) accélèrent considérablement le processus si bien qu'en ce début de XXI siècle, la France subit une crise systémique.
D'où une augmentation spectaculaire de l'insécurité, un réveil des crispations identitaires, une déséducation alarmante chez les jeunes et un colossal effort socioéconomique. Devant cette dépression globale, les humanistes de supermarché, ces rossignols du carnage, tiennent des discours d'un extrême pessimisme sur l’état de la France. Ils sont désespérés, victimes de leur propre idéologie. Aussi devraient-ils méditer cette phrase de Bossuet : « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
La République est, par ailleurs, devenue théocratique puisqu'elle imposa un nouveau et très actif catéchisme avec la sacralisation des droits de l'homme perçus comme l'alpha et l'omega. D'où une impossible critique de cette idéologie. Corollairement à ce catéchisme auquel les évêques se rallièrent à la suite du IIe concile oecuménique du Vatican (1962), l'assistance aux pauvres se sécularisa par l'OPA de la République. Ainsi la Solidarité supplanta l'ancienne Charité, cette vertu théologale. Le lointain (clandestin) remplaça le prochain (natif). D'où une exhortation des clercs à violer la loi : le prétexte humanitaire vînt ici légitimer leur action. Pour un état de droit comme la France doté d'un régime démocratique, cette transgression de la loi dont la normalisation (au sens barthésien) est à la mode, cette attitude de la prêtraille humanitaire, est véritablement scandaleuse et même inacceptable - et les bons sentiments n'y changent rien : la religion n'invite pas à désobéir à la loi. Au contraire.
Aussi l'individu, aliéné par le système médiatique à la solde des puissances de l'argent, et plus simplement du mondialisme, fût-il assuré du bien fondé de son action de désobéissance citoyenne. Il ne put concevoir que le monde était complexe et non-manichéen. Il ne put se défaire de son paradigme bisounoursesque. D'où la collision brutale entre le camp du Bien et les pays dont les dirigeants n'ont pas renoncé à défendre les intérêts de leur nation, et ce même cyniquement. En effet, le politique n'a pas vocation à être moral. C'est la grande leçon de Machiavel dans son maître-ouvrage, Le Prince, destiné à parfaire l'éducation d'un souverain.
Pour bien illustrer la nature pernicieuse des hérauts du républicanisme triomphant, je citerais pour terminer l'un de leurs plus brillants inspirateurs, Jean-Jacques Rousseau, qui dans Emile ou De l'éducation écrivait ceci : « Méfiez-vous de ces cosmopolites qui vont, au loin, chercher des devoirs qu'ils dédaignent chez eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins. »
La téléologie des Lumières, pour laquelle l’Europe est le phare de l’humanité, fût le terreau des révolutionnaires de 1789 qui balayèrent les identités régionales, par la création des départements. D'où un affaiblissement de l'identité française par un refus de la diversité du substrat national, malgré une administration plus fonctionnelle (règles communes à l'ensemble du territoire). Conséquemment, le sacrifice des régions favorisa le centralisme jacobin, c'est-à-dire l'universalisme contre les particularismes. Parce que l'internationalisme fût un des fondements du programme de l’homo-jacobinus et, fatalement, une invariance de ce qu'on appellera la gauche.
Ainsi les révolutionnaires pensèrent à étendre leur paradigme sur l'ensemble de la planète. Le monde devenait leur terrain de chasse : le déclin était perceptible. Preuve de leur idéologie mortifère, l'internationalisme devînt un impérialisme. Partant de là, le rayonnement culturel français disparu au profit d'une volonté d'extension de la Révolution. Telle une tragédie récursive, la Révolution devait s'imposer au monde parce qu’une révolution tend à l'universel. Marx écrira plus tard que (cf. Révolution de Juillet) : « La nouvelle révolution française sera obligée de quitter aussitôt le terrain national et de conquérir le terrain européen. » Parce que l'influence positive de la France sur l'Europe par les arts se transforma en une domination négative (rejet des idées révolutionnaires), la guerre était inévitable.
La théorie révolutionnaire était donc, par essence, intolérante puisqu'elle excluait l'altérité (ici le droit des nations étrangères à choisir leur régime politique) sous couvert d'émancipation des peuples opprimés par l'aristocratie. Illustration de la perversité de ce système vicié dès l'origine, le génocide vendéen avec ses multiples horreurs. 200 ans plus tard, la même logique est à l'œuvre avec les fameux droits de l'homme, cheval de Troie de l'ingérence des forts sur les faibles au nom du Bien (cf. bombardements humanitaires en Serbie).
L'homo-jacobinus est, par ailleurs, ontologiquement machiavélien. Il détruirait l'humanité pour faire triompher sa croyance. Parce que son système est devenu sa religion : la gauche a remplacé Dieu pour redonner un caractère holistique à la société. Mais Dieu était l'explication de l'inexplicable et sa « mort » produisit, auprès du peuple, ce désenchantement du monde si bien décrit par Marcel Gauchet. En faisant table rase du passé, la Révolution détruisit les valeurs naturelles, ces ombres sacrées chères à Dávila. S'installa alors un clivage droite/gauche totalement absurde entre réactionnaires et révolutionnaires. En effet, la France est une construction sur 1500 ans régit par des lois immanentes, non par une coterie ou une idéologie aussi « belle » soit-elle.
Ainsi le révolutionnaire inventa la Nation (i.e. une-entité-simulacre-de-la-patrie construite contre les lois naturelles) pour souder le peuple français contre l'étranger, c'est-à-dire contre la Sainte-Alliance, ces pays de la vieille Europe qui ne voulait pas mourir. Le nationalisme de détestation est donc de gauche parce que l'attachement à la nation (idée abstraite) se substitua à l'amour charnel de la patrie (autour de la figure du roi). Devenue concept, l'appartenance à la nation perdît son caractère innéique, évident, instinctif. La nation devenait alors un plébiscite de tous les jours, un objet conceptuel dont la critique était désormais possible.
Dans la vision spenglerienne, la Révolution marqua le passage de la culture à la civilisation. Le spirituel fût ainsi annihilé par la toute puissante Raison. D'où le triomphe du matérialisme plus tard pleinement validé par la société de consommation américanomorphe. Le souffle vital de la France, c'est-à-dire sa force créatrice fût brisée par un utilitarisme forcené. C'est en ce sens qu'il faut comprendre le déclin de l'Occident. Parce que le révolutionnaire méprise l'art. Il est une machine incapable de sentir, d'admirer les créations du temps passé, aveuglé par sa pensée mécanique dont l'objectif n'est pas le « Bonheur universel », mais bien de changer l'Homme en profondeur.
La transformation de l’Homme sera ainsi une des constantes de la politique de gauche : de la Révolution française, matrice de la Révolution bolchevique avec ses millions de morts, à l’utopie mondialiste née de la métamorphose de l’internationalisme d’anciens trotskystes (cf. William Kristol, Robert Kagan, etc.) devenus les théoriciens du néoconservatisme états-unien. L’idéologie mondialiste prît donc ses racines dans la pensée de gauche, malgré la profonde influence de l’éthique protestante. D’où l’élimination systématique des opposants, des mal-pensants et des réfractaires au « Monde meilleur » – prémices au Meilleur des mondes. Cette volonté d’un Homme unique ou unidimensionnel pour employer la terminologie marcusienne trouva sa traduction politique dans la promotion de l’égalitarisme, cette perversion du noble concept d’égalité. Alors les identités nationales cédèrent peu à peu leur place à la bouillie amorphe du Village planétaire rêvé par le révolutionnaire.
Néanmoins, la foi inébranlable de ce dernier en un Progrès illimité fût elle-même détruite par les totalitarismes du XXe siècle, ces résurgences du césarisme prophétisé par Spengler. Loin d’être un Sonderweg, une bulle historique, le régime nazi ne fût que l’étape ultime du rationalisme hérité des philosophes du XVIIIe. Il est un aperçu de la finitude de la modernité marchande : les dirigeants nazis, alliés aux ploutocrates, bâtirent une société où le capitalisme atteint sa complétude (cf. le Juif devînt un esclave, cet objet doté de parole pour paraphraser Aristote). La modernité révéla donc ici sa face sombre, destructrice voire démoniaque qu’on n’étudie pas – et pour cause ! – à l’école républicaine.
Au-delà de ce lien entre l’idéologie des Lumières et la politique du IIIe Reich, il existe bien plus encore une filiation entre la Révolution et tous les totalitarismes du XXe siècle. En effet, le désir révolutionnaire de « régénérer la société » est commun à tous ces phénomènes. Telle la novlangue orwelienne, le passage de la théorie à la pratique se révéla funeste : balayer les rêves cosmopolites pour un nationalisme exacerbé, détruit l’idéal humaniste d’une paix entre les Nations au profit d’une animalisation de l’ennemi. Le Bien devenait le Mal et la tolérance laissait la place à un fanatisme dévastateur parce qu’il fallait forger l’« Homme nouveau » à grands coups de marteau. D’où un contrôle de la pensée, une négation de l’homme en tant qu’individu, un endoctrinement systématique et des moyens coercitifs pour ramener à la Raison les récalcitrants. Des méthodes hétérodoxes constitutives de la geste révolutionnaire qui débouchèrent sur la Terreur, c’est-à-dire sur les massacres de masse.
Le livre d’Ernst Nolte, La guerre civile européenne, complémentaire des travaux de l’historien François Furet, montra aussi très bien la réciprocité entre le totalitarisme national-socialiste et son pendant communiste. Le nazisme est lié à la progression du communisme en Europe. Il en est le contre-feu : le lien causal (ou nexus causal) dévoila la parenté évidente entre ces deux phénomènes, visages différents d’un même totalitarisme. Le nazisme copia les méthodes du communisme pour le combattre. D’où la volonté d’instaurer un état omnipotent incarné par un chef unique et sacralisé, la répression policière et culturelle et la logique exterminatrice. Le communisme était ainsi la cible à détruire et le modèle à imiter pour les nazis. « La relation dialectique entre communisme et fascisme est au centre des tragédies du siècle » pour reprendre la phrase de François Furet, ce qui explique les relations ambiguës des deux systèmes : hostilité mutuelle, mais pacte Germano-Soviétique. Le programme des deux totalitarismes se rapprochait dans une commune volonté d’anéantir la liberté au nom de la construction d’un Homme nouveau. D’où le crime de masse comme acte fondateur, comme code génétique, bien qu’il y ait accomplissement du programme d’un côté (nazisme et élimination des ennemis désignés) et trahison des promesses de l’autre (utopie communiste contre praxis bolchevique avec la violence au nom du Bien).
Au-delà de ces « considérations réactionnaires », la Révolution - et son avatar la République - imposa son universalisme impérialiste à travers les droits-de-l’hommisme. Cet idéal conduisit plus tard les thuriféraires des « valeurs républicaines », accompagnés d’un ethnomasochisme induit par l’aventure coloniale (elle-même réalisation de la République), à prôner l’accueil à l’Autre. D’où un éloge forcené de la diversité, puis du métissage - deux notions antagonistes. La diversité consiste à respecter les particularismes tandis que le métissage en est la négation. Le concept très en vogue du métissage s’oppose, par conséquent, à ce que le philosophe romantique Herder appelait le volkgeist, c’est-à-dire la génie national. Il conduirait logiquement à un monde indifférencié où les individus seraient interchangeables. L’humanité perdrait donc toute sa saveur, sa richesse, puisque les particularismes inhérents à tous les peuples seraient dilués dans une cosmocratie où l’Autre deviendrait un autre soi-même.
Ainsi la xénophilie hystérique (« amour de l’Autre »), produit d’une efficace et intense auto-culpabilisation (cf. La Tyrannie de la pénitence, Pascal Bruckner), fût-elle l’indice originel du mal profond de la civilisation européenne. En effet, un peuple dont la prégnance nécessaire de la chaleur maternelle du préjugé (sa force en lui-même, sa fierté atavique) a disparu, un peuple dont l'instinct vital fut anémié, anesthésié, vidé de sa substance est un peuple faible sur le chemin de la perdition, un peuple en pleine décadence. D’autant que la contre-colonisation de l’Europe par une immigration afro-musulmane (l’armée de réserve du capital selon Marx et le nouvel électeur de la gauche révolutionnaire) menace : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour aller dans l’hémisphère nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. »
De cette déclaration d'Houari Boumédiène, l'ex-président algérien de 1965 à 1978, transparaît l'ambition schizophrénique des allogènes (aidés par les ploutocrates mondialisés devant faire pression sur les salaires), c'est-à-dire leur volonté d'échapper à la misère, tout en faisant payer à la France, et plus globalement à l'Europe, la colonisation de l'Afrique. Le droit du sol, défini dans L’Esprit des Lois comme une « aberration qui consiste à croire qu’un cheval qui naît dans une étable est une vache » ainsi que le regroupement familial made in Giscard d’Estaing et l’intégration à la française (dérèglement de l’assimilation) accélèrent considérablement le processus si bien qu'en ce début de XXI siècle, la France subit une crise systémique.
D'où une augmentation spectaculaire de l'insécurité, un réveil des crispations identitaires, une déséducation alarmante chez les jeunes et un colossal effort socioéconomique. Devant cette dépression globale, les humanistes de supermarché, ces rossignols du carnage, tiennent des discours d'un extrême pessimisme sur l’état de la France. Ils sont désespérés, victimes de leur propre idéologie. Aussi devraient-ils méditer cette phrase de Bossuet : « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. »
La République est, par ailleurs, devenue théocratique puisqu'elle imposa un nouveau et très actif catéchisme avec la sacralisation des droits de l'homme perçus comme l'alpha et l'omega. D'où une impossible critique de cette idéologie. Corollairement à ce catéchisme auquel les évêques se rallièrent à la suite du IIe concile oecuménique du Vatican (1962), l'assistance aux pauvres se sécularisa par l'OPA de la République. Ainsi la Solidarité supplanta l'ancienne Charité, cette vertu théologale. Le lointain (clandestin) remplaça le prochain (natif). D'où une exhortation des clercs à violer la loi : le prétexte humanitaire vînt ici légitimer leur action. Pour un état de droit comme la France doté d'un régime démocratique, cette transgression de la loi dont la normalisation (au sens barthésien) est à la mode, cette attitude de la prêtraille humanitaire, est véritablement scandaleuse et même inacceptable - et les bons sentiments n'y changent rien : la religion n'invite pas à désobéir à la loi. Au contraire.
Aussi l'individu, aliéné par le système médiatique à la solde des puissances de l'argent, et plus simplement du mondialisme, fût-il assuré du bien fondé de son action de désobéissance citoyenne. Il ne put concevoir que le monde était complexe et non-manichéen. Il ne put se défaire de son paradigme bisounoursesque. D'où la collision brutale entre le camp du Bien et les pays dont les dirigeants n'ont pas renoncé à défendre les intérêts de leur nation, et ce même cyniquement. En effet, le politique n'a pas vocation à être moral. C'est la grande leçon de Machiavel dans son maître-ouvrage, Le Prince, destiné à parfaire l'éducation d'un souverain.
Pour bien illustrer la nature pernicieuse des hérauts du républicanisme triomphant, je citerais pour terminer l'un de leurs plus brillants inspirateurs, Jean-Jacques Rousseau, qui dans Emile ou De l'éducation écrivait ceci : « Méfiez-vous de ces cosmopolites qui vont, au loin, chercher des devoirs qu'ils dédaignent chez eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins. »
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