vendredi 1 janvier 2010

Les dangers de l'islam

« …cette "sous-culture américaine", pour la première fois dénoncée par les néo-marxistes de l’école de Francfort dans les années 50, est beaucoup moins dangereuse que l’islamisme mental qui s’installe en Europe et, d’une manière générale, que la vision-du-monde musulmane.

La première raison est que cette vision-du-monde musulmane est au sens propre (et non péjoratif) "totalitaire", car elle s’adresse à toute la société, des élites aux classes populaires, des cultivés aux incultes, sans distinction. En revanche, la "sous-culture de masse" américaine ne touche que ceux qui veulent y succomber. Elle est puissante, certes, mais purement distractive.

La seconde raison découle de la première : la vision-du-monde musulmane englobe tous les aspects de la vie, spirituels, intellectuels, matériels. Elle a réponse à tout. Elle forme autour d’un individu un carcan d’où le libre-arbitre est exclu. Elle est donc profonde puisqu’elle enracine ses dogmes au plus profond de l’âme, à la manière du marxisme mais en beaucoup plus lourd et prégnant puisque la dimension divine est omniprésente.

Au contraire, l’américanisation mentale n’entame pas les ressorts profonds de l’individu, ne formule pas de prescriptions sociales et philosophiques. Elle est désordonnée et pelliculaire. Elle ressemble à une crasse qui se dépose et qu’on peut nettoyer, tandis que l’imprégnation par l’islam ressemble davantage à ces taches d’encre ou de sang indélébiles qui traversent le tissu de part en part.

Le caractère "non létal" de la sous-culture américanomorphe, en dépit de son déploiement planétaire, tient à sa superficialité, à sa bêtise même, à son désordre intrinsèque. Elle rend les imbéciles plus imbéciles encore sans atteindre, ou très peu, les élites vives. Elle ne porte pas de message, de vision-du-monde cohérente, elle se limite aux flashes de l’audiovisuel.

En revanche, l’épandage de la vision-du-monde islamique a des conséquences beaucoup plus graves. Elle n’est ni bête, ni superficielle, mais simpliste. Manichéenne et binaire (le Bien et le Mal en tout), elle enferme la pensée dans une sorte de camisole de force d’où tout doute, toute expérience, toute liberté de jugement, toute curiosité sont confortablement exclus.

Le raisonnement est proscrit au profit du dogme et de la gnose. D’où l’impossibilité de véritables créations de l’esprit, remplacées par la satellisation mentale autour du Coran et des Hadiths, les fameux textes sacrés, longs matraquages d’affirmations et d’imprécations sans discussion possible ; ce qui fait que les esprits pris dans ce piège se retrouvent comme des ânes tournant autour du piquet auquel ils sont attachés.

Rien de tel avec l’américanisation mentale, qui reste au niveau de la mode. Or, tout ce qui est mode se démode. L’américanisation culturelle est du chiendent, facilement arrachable, qui n’altère pas la fertilité de la terre ; l’islamisation, de la pollution qui s’infiltre et qui transforme le sol fertile en stérile désert. »

Guillaume Faye, Le coup d’État mondial, AE L’Aencre, 2004, p.123-124.